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lundi 30 mai 2016

Je l'ai fait

Voilà. 

Je l'ai fait. 

Il y a 2 ans, peu de temps après avoir repris le boulot après mon congé parental, je me suis rendue compte que ce travail n'était plus fait pour moi. Enfin, en vrai, il ne l'avait jamais été, sauf que là, je ne le supportais plus. Sûrement parce que je mesurais davantage ce que je ratais en passant mes journées au boulot. 

La balance penchait clairement du mauvais côté, jusqu'au jour où j'ai entendu le petit "cling" dans ma tête. Ce petit bruit de la balance heurtant la table a raisonné dans ma tête et j'ai ouvert les yeux. C'était fini. Si j'avais pu ne pas mettre les pieds au bureau dès le lendemain, je l'aurais fait. 

Le problème c'est qu'à 18 ans, je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire, et surtout de ce pour quoi j'étais douée. Est-ce qu'à presque 30 ans j'allais mieux m'en sortir ? Changer de voie, oui, mais pour où ? 

Bref. Me voilà. 2 ans plus tard. 

J'ai passé mon concours, j'ai eu une des 16 places sur 400 candidats. J'ai étudié, j'ai travaillé en stage. J'ai découvert le monde médical, celui de l'hôpital. Je me suis fait des frayeurs, j'ai appris à relativiser, à faire preuve d'humilité et à croire en moi. 

J'ai eu l'impression de me noyer, de ne pas y arriver. J'ai eu envie d'arrêter. 

Mais je suis têtue. J'avais pas fait tout ça pour m'arrêter en cours de route. Je n'avais pas envie de passer pour une faible et surtout, SURTOUT, pas envie de me retrouver à nouveau derrière un bureau. Plus JAMAIS. 

J'ai validé tous mes modules les uns après les autres. Avec une moyenne de 16/20. Sans fausse modestie, j'en suis fière. Mon travail a payé. Car oui, papa, maman, j'ai travaillé. Ce n'est pas mon BTS d'Assistante Trilingue qui m'a appris l'anatomie et la physiologie. 

D'autant plus que je gère une séparation, un gamin de 3 ans et un déménagement dans le même temps. 

Alors je trouve que franchement, je ne m'en sors pas trop mal. 

Même si j'ai toujours l'impression que le monde tourne et que je cours derrière pour essayer de le rattraper. 

Je suis fière de moi (je l'ai dit ou pas ?).

Fière que la petite assistante de direction qui n'avait aucune expérience médicale soit aujourd'hui considérée comme une des meilleures élèves de sa promotion. Fière qu'on m'ait recommandé de pousser plus loin et de devenir infirmière (qui sait, quand j'en aurais assez du confort, je me relancerai peut être dans l'aventure). 

Je suis surtout très très fière d'avoir enfin trouvé ma voie. Fière de faire un métier que j'aime, d'aller au travail avec enthousiasme, de rentrer crevée mais sans jamais être déçue de ma journée, en ayant eu l'impression de servir à quelque chose, à quelqu'un, d'être utile. De m'abreuver de sourires et d'humanité. 

Il y a deux ans je désespérais de pouvoir dire ça un jour. 

J'aime mon travail. 


Maintenant il me reste 1 mois de stage en crèche pour valider mon diplôme. Je vais pouvoir en profiter pleinement, sans me mettre un stress inutile, en ayant du temps pour récupérer le soir. 

Je suis une blouse blanche, je vais le rester et j'en suis fière. 

Je suis Auxiliaire de Puériculture





samedi 14 mai 2016

Rencontre avec le polyhandicap

Dans le cadre de ma formation, je suis amenée à faire un stage dans un établissement qui accueille des enfants polyhandicapés. Je n'étais pas obligée d'accepter, mais j'en ai fait la demande. Je voulais voir de tout et je ne voulais pas partir sur des a priori pour faire mon jugement. 

Le polyhandicap, en gros, c'est lorsqu'un (ou plusieurs) handicap moteur se cumule avec un (ou plusieurs) handicap mental. Les enfants polyhandicapés sont généralement totalement dépendants, avec de gros déficits moteurs et un retard mental plus ou moins prononcé. 

J'avoue que je n'ai pas fait ma fière en y allant. Je savais que ça allait être un stage difficile, éprouvant physiquement et moralement. 

Quand je suis arrivée, un concert était organisé pour les enfants. Et le charme a fait effet. Et je ne parle pas de la musique. J'ai croisé des regards, j'ai surpris des rires. J'ai presque versé une larme. Pas de peur. Pas de tristesse. Mais d'émotion. 

Parce qu'il se dégageait plein de vie de tous ces enfants. Ils communiquaient tellement d'amour, de bonheur, que c'en était presque douloureux. 

Ils ont une force. Vous ne pouvez même pas l'imaginer. 

Ils n'ont rien. 

Mais ils ont tout. 

Leur sourire, c'est du bonheur à l'état pur. 

C'est une âme qui apparaît à la surface. 

Ils ont une telle force de vie qu'ils sont capable de repousser les limites de la science, de faire mentir la médecine, juste pour rester avec nous. 

Humainement, on se prend une grande claque dans la tronche.

Ils sont innocents. 

Ils sont géniaux. 

J'apprends énormément auprès d'eux, pour ma formation, bien sûr, et humainement aussi. 

J'apprends à relativiser, à savourer. 

Je ris avec eux. 

Je chante avec eux. 

Je fais le plein de vie, avec eux. 

Alors si je dois vous donner un conseil. Ne vous arrêtez pas aux apparences. Oui, leur corps a subit des malformations. Oui ils ont un visage qui a souffert. Oui, parfois ils bavent, ils poussent des cris. Mais prenez le temps. Cherchez leur regard. 

Vous avez tellement à apprendre d'eux. 

Nous avons tous à apprendre d'eux. 


samedi 6 février 2016

Apprendre de soi

Engagée comme je le suis dans ma reconversion professionnelle, je trouve peu de temps pour me poser derrière un ordinateur et, quand je n'ai pas un partiel à réviser, je n'ai qu'une envie, m'écrouler dans le fond de mon lit avec une bouillotte et une tisane (oui, je suis une mémé, j'assume). 

Je me rends compte que j'ai très peu parlé ici de cette formation depuis que j'y suis. Et pourtant elle bouleverse ma vie dans bien des domaines. 

[petit aparté pour t'informer que je vais dire beaucoup de gros mots dans cet article, parce que je parle correc' à la maison ET au boulot et que ça commence à faire beaucoup]

D'abord parce que, bordel (voilà, ça commence), c'est dur. Si, quand j'ai décidé de tout plaquer ya 2 ans, je m'étais vue aujourd'hui, je pense que je ne l'aurais pas fait. Honnêtement. Auxiliaire de Puericulture, c'est pas le monde des Bisounours. 

J'ai l'impression de n'avoir le temps de rien, d'avoir la tête sous l'eau tout le temps. J'ai l'impression de ne pas faire les choses à fond parce que la quantité prime sur la qualité. 

Il y a deux mois à peine, je me suis fait laminer lors d'un de mes stages. Je pensais que tout se passait bien et puis j'ai appris, 3 jours avant la fin du stage, que l'ensemble de l'équipe avait un avis défavorable à mon encontre. Je n'avais pas fait bonne impression, depuis le début, on me trouvait hautaine et pédante et tous mes actes et mes paroles étaient jugés en conséquence. Je n'avais rien vu venir. Je n'ai rien compris. Une grande claque dans la gueule.

En sortant de là, j'ai perdu 3 kilos en larmes et j'ai déclaré que je voulais tout arrêter. C'était pas pour moi, sérieux. Comment toute une équipe pouvait avoir une si mauvaise opinion de moi ? J'avais voulu faire de mon mieux, me montrer autonome, je prenais beaucoup sur moi pour montrer un peu plus d'assurance que dans mon premier stage (où on me reprochait de ne pas prendre d'initiative) et tout avait été compris de travers. 

Pruneau m'a dit que je ne pouvais pas arrêter. Mes coupines de l'IFSI aussi. Alors j'ai dit d'accord, mais si je foire mes partiels, c'est pas la peine, j'arrête. 

Et BIM. 16 et 17,75 aux premiers partiels. 

Bon, bah je reste encore un peu alors. 

Et puis là, nouveau stage. 

LA CRECHE


[musique d'horreur]

La crèche. Cet endroit rose bonbon où une vingtaine d'enfants se hurlent dessus toute la journée. Où tu chantes avec une tête de débile en étant couverte de bave et de morve. Joie. (hein ? jugement de valeur ? où ça ?) Et en plus j'allais être évaluée pendant le stage. Envie de me pendre je te dis. 

J'y suis allée quand même (j'avais pas trop le choix) et j'ai essayé de ne pas refaire les mêmes erreurs. J'ai pris sur moi, j'ai fermé ma bouche et j'ai essayé de me faire une place ni trop petite ni trop grande. 

Et BIM, deuxième claque en pleine gueule. 

Mais meilleure, celle là. 

D'abord, parce qu'en fait, bordel, j'ai adoré la crèche. Je te jure, moi, au milieu d'une demi-douzaine de gamins qui courent partout, bah en fait, j'ai aimé. Truc improbable.

Et je suis tombée sur une équipe formidable. J'ai été suivie, soutenue, véritablement encadrée. Elles se sont mises en 4 pour que je réussisse mon examen. Et je l'ai eu haut la main. Grâce à tout le monde. 

Pour la première fois depuis le début de ma formation, je n'ai pas eu à rougir (sauf devant les compliments) je n'ai pas eu envie de disparaître, de rester sous ma couette, de ne plus jamais y mettre les pieds. 

Je n'ai pas eu hâte que ce stage se termine et je n'ai pas eu l'impression de le passer en apnée. 

Pour la première fois, je vais être vraiment, vraiment triste de quitter ce stage. Parce que pour la première fois, je me verrais bien continuer à travailler là bas. Parce qu'elles m'ont redonné confiance en moi et qu'elles ont probablement changé le cours de ma formation sans même s'en douter. 

Alors oui, il y a encore 1 mois, je t'aurais dit que je ne ferais pas partie des 98% d'auxiliaires qui bossent en crèche. Que moi c'était l'hôpital et rien d'autre. Mais voilà, même s'il est plus valorisant, c'est peut être pas tout à fait moi, finalement. 

J'attends de voir, de passer d'autres partiels, d'autres stages. Je laisse la porte ouverte. Je m'attends à tout.

Mais déjà, je sais que cette formation m'aura plus appris sur moi en quelques mois que la vie en plusieurs années. 

Et je ne regrette vraiment pas mon choix, en fait. 

Je suis bien, là. 

Activité de crèche testée et approuvée à la maison

mardi 1 septembre 2015

DING DING DING c'est la rentrée !

ça n'aura échappé à personne hein... réseaux sociaux, médias, voisins... à moins d'habiter seul avec des chèvres dans le Larzac, tu es au courant : 

c'est la rentrée

Enfin, moi, c'était hier. 

Et crois-moi, je faisais pas la fière. 

Ni en laissant Brugnon chez mes parents,

Ni quand le réveil a sonné, 

Ni quand je suis arrivée dans l'amphithéâtre au milieu d'une centaine de nanas et 3 mecs. 

Mais j'ai passé la journée. 

Je suis rentrée EXTENUEE. Je l'avoue. Après 10 mois à la maison, des heures de concentrations à assimiler des tonnes d'informations dans un amphi dont le climat s'apparente à celui du sahara un 15 août à midi, c'était pas évident, évident. 

Mais j'ai survécu. 

Secret professionnel exige, je n'aurais pas le droit de raconter d'anecdotes par ici, ni sur les cours, ni sur les stages (dommage, je suis sûre que des petits malins attendent que je me plante avec enthousiasme) (mais non). 

Tout ce que je peux dire, c'est que l'équipe à l'air sympa et à l'écoute. On nous traite en adulte, on nous laisse une certaine liberté d'organisation, même si - du coup - ils sont super exigeants. Pas le droit d'être malade, pas le droit à des rdv médicaux, pas le droit d'être en retard, il faut être au top, toute l'année. 

Ce que je peux dire aussi, c'est que l'ami Popole a encore brillé par son efficacité, parce que - outre le fait qu'ils n'étaient pas au courant que j'entrais en formation en juin alors qu'ils venaient en parallèle d'accepter de me rémunérer pendant ladite formation - ils ont également oublié de me dire qu'il fallait que je fasse remplir un document afin de dégrossir les rangs des demandeurs d'emploi pour passer en "formation". Autant te dire qu'il y a eu un défilé d'étudiantes chez Popole aujourd'hui ... 

Malgré ces petits tracas administratifs, je suis ravie du programme qui m'attend. Le sujet me passionne et j'ai hâte de commencer les stages, même s'ils me font baliser quand je pense à la responsabilité et à tout ce que je vais devoir encaisser en matière d'émotion.

Je me suis déjà fait quelques copines, dont une qui vit à 10 minutes de chez moi (autant dire la porte à côté par ici) et avec laquelle j'ai plein de points communs. 

Je suis contente d'être là où je suis. J'ai l'impression d'avoir perdu 10 ans, de revivre une scolarité que je pensais derrière moi à jamais et je compte bien en profiter. 


mercredi 26 août 2015

10 mois

J'ai déjà parlé de ce sentiment la semaine dernière... lundi je reprends le chemin de l'école après 10 mois de chômage. Du coup, forcément, c'est l'heure du bilan. Je repense à cette année en permanence (oui je suis comme ça moi, toujours nostalgique du temps qui passe).

Cette nuit d'insomnie, je me suis mise à relire tous les articles que j'ai écrit depuis que cette année de transition a commencé (ne me juge pas, je n'avais que ça à foutre, t'as déjà regardé les programmes de la nuit ?).

Tout à commencé ce jour là, quand j'ai quitté mon boulot, sans trop réaliser que je laissais derrière moi non seulement une adresse, une société, des collègues... mais aussi tout un pan de ma vie. Une fin définitive. 

Je revois cet automne, cet hiver lovée dans MON fauteuil, un plaid sur les épaules, une tasse de thé (que j'oubliais toujours de boire) à mes côtés. Je revois tous ces tests avalés encore et encore jusqu'à en avoir mal au dos d'être penchée sur le bureau (foutue myopie). Je revois les déjeuners sur le pouce quand j'avais juré de faire des déjeuners équilibrés et les siestes éclairs sur le canapé que je pensais ne pas mériter.

Je me souviens de toutes ces rencontres bloguesques, de tous ces évènements auxquels j'ai pu participer. 

Et Brugnon, parlons-en de Brugnon ! Il est passé du stade de petit bébé insomniaque à celui de grand garçon avant même que je m'en aperçoive.

J'avais presque oublié toutes ces nuits pourries, ces couchers terrifiants, tout ce que j'ai tenté pour le faire dormir, ce sentiment d'échec, d'impuissance, de lassitude extrême qui me rendait folle. J'avais l'impression que ça ne passerait jamais et pourtant je l'ai presque occulté aujourd'hui... Mais je savoure mes nuits 21 fois plus que les autres parents au moins.

En relisant tous ces articles, en revivant tous ces instants posés là pour toi (et un peu pour moi) (surtout pour moi) je me suis rendue compte que cette année a été tout sauf sabbatique.

Cette journée d'octobre, celle où tout à commencé, me parait à la fois proche et lointaine. C'était hier, mais c'était il y a une éternité.

Je suis passée d'Assistante de Direction sur Paris de 28 ans, mère d'un bébé de 16 mois insomniaque (qui ne parlait pas et ne marchait pas) à Elève Auxiliaire Puericultrice Normande de 29 ans, mère d'un petit garçon de 26 mois qui fait ses nuits, fait des phrases et court comme un lapin.

J'ai l'impression d'être quelqu'un d'autre. 

ça me donne le vertige. 

Mais ça me rend fière, aussi. 

Et je sais que cette année de transition restera dans ma mémoire comme une année à part. Que je pourrais la raconter fièrement à mes enfants plus tard.

Leur raconter comment, un jour, Maman a décidé de changer de vie (et que papa a suivi).











jeudi 25 juin 2015

#Reconversion Professionnelle - Prête pour la rentrée

Oui, je sais, c'est la fin de l'année scolaire... mais moi j'ai déjà la tête à la rentrée, j'y peux rien ! 

Souviens-toi, ici je te parlais du parcours du combattant du dossier administratif. J'ai fini par réunir toutes les pièces et - ô miracle - j'ai trouvé une place à l'hôpital pour une vaccination BCG. Ouf ! 

Mardi, j'avais donc rendez-vous à l'IFSI pour concrétiser mon inscription. Je te raconte, parce que c'était drôle quand même ! 

A l'entrée de l'IFSI, yavait un grand panneau avec les instructions hyper précises :
1) passez à la lingerie à droite pour les essayages
2) allez attendre dans la salle de gauche 
Voilà. 

Donc d'abord je suis allée essayer ma tenue professionnelle. 

Alors pour tout ceux qui imaginent ça : 


En vrai, ça ressemble plus à ça hein : 


Oui. Je sais. Un mythe s'effondre. Pardon. 

Ensuite je me suis rendue dans la salle d'attente. Et j'ai attendu. Et puis on m'a dit que finalement, il fallait aller au secrétariat, d'abord. 

Ah bon. 

La (charmante) secrétaire a vérifié que mon dossier était complet (et il l'était) avant de m'annoncer la SUPER bonne nouvelle. Le Conseil Régional de Haute Normandie a décidé en commission de financer ma formation. Yeepeeyo yeepeeyé ! 5700 € l'année, on a fait des bonds au Prunier ! 

Ensuite elle m'a donné des petites feuilles à compléter (encore) et m'a dit de retourner en salle d'attente, qu'on m'appellerait. 

En vrai, on m'a pas appelé. C'était le premier arrivé premier servi. 

Bref. 

J'ai fini quand même par rencontrer une des professeures. Elle m'a expliqué le déroulement de l'année. Le planning change chaque semaine et est envoyé par mail (super pratique), les horaires changent tous les jours, mais oscillent entre 8h30 et 17h30 (ravie je suis) (non mais là j'ironise pas, 17h30 c'est tôt !). Autre bonne nouvelle, ce n'est pas moi qui vais aux stages... ce sont les stages qui viennent à moi ! Pendant un quart d'heure, la prof prépare un planning des stages potentiels en fonction de mon lieu de vie. Et au maximum à une demi heure de voiture. 30 MINUTES. J'ai JAMAIS bossé aussi près de chez moi de TOUTE MA VIE. I'm Happy ! 

Mon premier stage commence fin septembre, normalement en crèche. J'ai accepté les stages de nuit, en revanche ils n'ont pas parlé de stages les week-end, et pour moi c'est un soulagement parce qu'avec le baptême qui approche, je suis hyper méga overbookée ! 

Voilà ! Maintenant j'ai plus qu'à attendre la rentrée ! 


mardi 2 juin 2015

Le parcours du combattant

Le 21 avril dernier, j'ai eu mes résultats de concours Auxiliaire Puéricultrice. Et j'étais prise. J'avais réussi. J'avais complété tout mon dossier administratif en temps et en heure, j'avais passé les épreuves, et j'étais prise ! Je pouvais enfin me détendre ! La suite n'était qu'une formalité, un petit entretien administratif et vacances ! 

Mais ça n'est bien sûr pas si simple. 

D'abord il a fallu remplir des tas de papiers pour espérer obtenir une bourse ou un financement pour les 5000 € de frais de scolarité. 

Ensuite, je L'ai reçu. Avec un L majuscule. 

Le dossier administratif 


Une formalité. On me demande juste  : 

Mon état civil. Celui de mes parents, leur profession, leur numéro de sécu (mais LOL). 

Des données sociologiques. Comme la profession de mes parents quand j'étais au collège. AU COLLEGE. (pour les branquignolles du fond, le collège pour moi c'est 1998-2001 hein). 

Une assurance responsabilité civile adaptée aux études et aux stages en milieu médical (je dois encore me déplacer parce que mon assurance est dans la région d'à côté et qu'il faut que je fasse remplir un papier). 

Le règlement de plusieurs tenues professionnelles obligatoires (essayage prévu fin  juin, on va rigoler) et la cantine (la cantine bordel, ça fait 10 ans que j'ai pas mangé à la cantine, j'ai peur). 

Une photo d'identité. J'ai toujours l'air d'être sortie de prison et j'ai mis 15 minutes pour remettre mes boucles d'oreille avec leurs fichues normes à la con. 

La copie de mes diplômes (que j'ai déjà donné lors de l'inscription mais C'EST PAS GRAVE). 

Une attestation de la sécurité sociale (j'attends donc le code du site améli qu'on m'envoie PAR COURRIER pour que je puisse ensuite l'imprimer. Toujours simple, toujours simple.).

Un certificat médical. Alors ça parait simple comme ça, mais déjà il faut aller chez un médecin agréé. J'ai donc eu la liste des médecins agréés de mon département et ils sont tous super loin de la maison. Qu'à cela ne tienne, j'y suis allée. Il a épluché mon carnet de santé. Il m'a fait une injection pour vérifier l'état de mon BCG et il a demandé une prise de sang pour vérifier que j'avais bien eu la varicelle et que mon vaccin de l'hépatite B était toujours à jour. Revenez dans 4 jours, ça fera 23 € merci. 

J'ai poireauté une heure dans le froid, à jeun, avec mon gamin pour une simple prise de sang. Évidemment je n'aurais pas les résultats avant de revoir le médecin. Ça fera donc 3 consultations à pétaouchnok rien que pour ce fichu certificat médical. 

Et devines quoi ? Et bah mon test BCG est pas bon. Je ne suis plus immunisée contre la tuberculose. Et devines quoi encore ? pénurie nationale des vaccins. Plus rien sur tout le territoire pour une durée indéterminée. 

Manque plus que les résultats de la varicelle et de l'hépatite B soient pas bons non plus. 

Évidemment, toutes les conditions sont OBLIGATOIRES pour valider l'inscription qui se fera le 23 juin. 

Le médecin semble rassurant. "Ils sont au courant, vous inquiétez pas" qu'il a dit. Cela dit, pour pouvoir faire des stages en milieu hospitalier sans risquer de mettre en danger la vie des bébés, et bah vaut mieux être immunisé à tout. Et vu le nombre de personnes qui talonnent derrière moi sur les listes secondaires, je sais qu'il serait super simple pour eux de faire passer quelqu'un à ma place. 

Tout ces mois de travail, toute cette paperasse, tout le stress du concours... et je risquerais de me faire recaler pour un vaccin. 

Autant te dire que je suis un peu dégoûtée quand même. 

Qu'on vienne pas me dire que je ne mérite pas ma place, bordel ! 


jeudi 7 mai 2015

Le concours Auxiliaire Puéricultrice - les bouquins de révision

Depuis que j'ai eu mon concours, je reçois des tas et des tas de messages sur tous les réseaux sociaux pour me demander comment j'ai organisé mes révisions, combien de temps je travaillais par jour, quelles sont les modalités d'inscription et sur quels bouquins j'ai travaillé. 

Il y a une formation par le CNED qui propose une préparation au concours avec des cours et des examens blancs. Mais cette formation est extrêmement chère et comprend une préparation à l'examen écrit de culture générale dont j'étais dispensée grâce à mes diplômes. J'ai donc fait le plein de bouquins et j'ai travaillé de la maison. Voici les livres en question et ce que j'en ai pensé : 

Auxiliaire de Puericulture - Le concours d'entrée - Editions Foucher



C'est un livre complet qui comme son nom l'indique est un "tout en un". Il présente le métier, le concours écrit en matière de culture générale, des mathématiques, les tests psychotechniques et l'oral. 

C'est le premier que j'ai acheté, il permet de comprendre le concours mais il ne peut en aucun cas se suffire à lui-même, vous aurez forcément besoin d'acheter d'autres livres pour bien préparer le concours. 

Ses Plus : 
Une nouvelle édition sort tous les ans. Donc les chiffres sont à jour, ce qui est important quand on parle d'actualité. Les planches mathématiques sont pas mal et permettent de se remettre à jour. 

Ses moins : 
A trop vouloir en faire, ce livre passe sur l'essentiel. Les cours sont très peu détaillés et les questions proposées à la fin de chaque chapitre concernent parfois des sujets qui n'ont même pas été abordés dans la page. En gros, même si tu révise, tu ne pourras pas répondre aux questions. Souvent je finissais les chapitres en n'ayant rien compris. Les planches anatomiques sont claires mais proposées comme ça, sans explications. Les définitions sont peu ludiques et indigestes. 



Prix : environ 16 € 

Concours Auxiliaire de Puericulture - Tests D'aptitude - Admis Santé - Editions Vuibert



Admis santé c'est LA collection qu'il faut avoir dans sa bibliothèque. C'est les meilleurs livres que j'ai eu l'occasion de tester.

Ce livre est tout petit mais néanmoins très précieux. Il ne concerne que la partie tests psychotechniques. Il contient une trentaine de fiches et des tests blancs. 

Ses plus : 
Il explique en détail (j'insiste sur ce point) les tests psychotechniques. Les principes, les raisonnements, ce qu'on attend de nous. C'est extrêmement pratique parce que la logique ne saute pas toujours aux yeux quand on n'en a jamais fait ! Chaque fiche donne également une durée pour faire les exercices ce qui permet de se situer par rapport à la vitesse d'exécution. 

Ses moins : 
J'aurais aimé avoir plus de tests ! 

Prix : 12 € environ

1000 tests psychotechniques pour le concours d'auxiliaire de puericulture - Editions Lamarre 



Comme son nom l'indique, ce livre présente 1000 tests psychotechniques séparés en 6 examens blancs. Il m'a été bien utile, je les ai tous fait 2 fois et ça m'a permis de bien m'entrainer. 

Ses plus :
Il propose plein de tests différents mélangés avec les réponses en grille comme pendant l'examen. 

Ses moins : 
Les réponses ne sont pas toujours bien expliquées et tous les tests ne sont pas représentés. 

Prix : 8€50

Admis Santé - Concours As et Ap spécial dispense - Epreuve orale et tests d'aptitude



Ce livre a été mon sésame pour les oraux. En plus de présenter la trentaine de thèmes pour l'oral de façon claire, il présente admirablement l'épreuve orale. C'est grâce à ce livre que j'ai su comment organiser ma partie "motivation" et que j'ai préparé certaines réponses à des questions qui m'ont été posées le jour J. Il y a également une partie de tests psychotechniques mais j'avoue ne pas l'avoir regardée ! 

Ses plus : 
Des cours clairs, des examens blancs avec des réponses bien détaillées et une très bonne préparation à la deuxième partie. 

Ses moins : 
le planning de révision qui part sur 4 à 6 mois de révisions juste pour l'oral (sachant qu'en AP on ne le passe que si on a l'écrit... ) comment te dire ? 

Prix : 21€

1000 questions et tests de mathématiques, logique, organisation - Studyrama



Celui là j'en parle, mais pitié, fais-moi plaisir, ne l'achetes pas. 

La première chose qu'on apprend quand on veut passer ce concours, c'est qu'il faut être attentif, consciencieux, rigoureux. Il faut bien se relire, ne pas faire de fautes. La moindre erreur est éliminatoire. Alors comment te dire, comme disent les jeunes, ce livre m'a fait loler grave. 

Comme plus haut, c'est un livre de 1000 tests psychotechniques (me demande pas pourquoi, ils vont toujours par 1000). 

Ses plus: 
Il a toute une partie mathématique, sudoku, bataille navale et mastermind qui n'était pas dans le précédent. 

Ses moins : 
il est TRUFFE de fautes. Dans les questions, dans les réponses... plus on avance dans le livre et pire c'est... je crois qu'ils n'ont pas pris la peine de se relire et que les auteurs étaient trèèèèèèès fatigués. A la fin j'étais tellement soupçonneuse que je passais plus de temps à chercher les erreurs qu'à trouver la réponse. ça m'a fait perdre un temps et une énergie considérable. Les cours de mathématiques ne sont pas du tout ludiques pour une nulle comme moi. Je l'ai terminé dans la douleur.

Livre à éviter totalement ! 

Prix : 22 €

Voilà ! 

Après chacun travaille comme il le sent et surtout comme il le peut. J'ai travaillé environ 4 à 5h par jour pendant 5 mois sur l'écrit, pendant 1 mois et demi sur l'oral. Et je m'octroyais des pauses quand je n'en pouvais plus, parce que les tests psychotechniques quand ça veut pas... ça veut pas ! 

Pour rappel j'ai eu 13/20 aux tests psychotechniques (ce qui n'est pas trop mal quand on sait qu'il me manquait environ une dizaine de questions !), 
20/20 à l'oral d'AP dont le sujet était "quelles sont, selon vous, les activités favorables aux enfants ?"
13/20 à l'oral d'AS dont le sujet était "que signifie pour vous l'aide à autrui ?". 

Maintenant vous savez tout ! 

Bisous ! 

mardi 21 avril 2015

I did it

Il y a 1 an, j'ai eu cette idée folle. Tout plaquer, tout quitter, bouleverser mon monde, mon confort, mon mode de vie, pour m'épanouir professionnellement et personnellement.

Il y a 6 mois, j'ai lâché mon CDI et le métier que je pratiquais depuis 9 ans. Le challenge était fort pour moi. Me remettre au travail. Refaire fonctionner mon cerveau endormi par presque une décennie de travail routinier. Il fallait réapprendre à apprendre. Il y a eu des moments de doute, de fatigue. Des moments où j'ai été tenté de faire tout sauf travailler. 

J'ai passé l'épreuve de l'écrit et il a fallu aller défendre mon pain à l'oral. Expliquer pourquoi je voulais faire ce métier. Pourquoi je ne voulais plus jamais travailler derrière un bureau.

Il y a eu l'attente et enfin, le résultat. 

Aujourd'hui j'ai appris que j'étais prise. Aux deux formations. Auxiliaire Puéricultrice et Aide Soignante. J'ai fait la différence. 

La question du choix ne s'est pas beaucoup posée, je voulais être Auxiliaire à la base et se retrouver dans les 16 premiers sur plus de 200 candidats, ça ne se refuse pas. J'ai une chance infinie et je compte en profiter. 

Il va falloir régler la paperasse, les dossiers administratifs, les demandes auprès de Pôle Emploi... Il va falloir réorganiser tout notre monde autour des cours, des stages et des horaires décalés. Il va falloir apprendre à bosser le soir, avec Brugnon dans les pattes et malgré un chéri qui a besoin qu'on s'occupe de lui. Je vais reprendre une vie d'étudiante. Il y aura encore plein de contrôles pour obtenir ce diplôme d'état. 

Mais j'ai réussi. Je me suis prouvée à moi-même que j'en étais capable. J'ai prouvé à mes proches que j'avais raison de prendre cette décision. 

Ce soir, je suis fière de moi. 

Je n'ai pas travaillé en vain. 

Je l'ai fait. 




dimanche 12 avril 2015

Ma reconversion professionnelle #4 - L'oral

Ici je t'expliquais qu'après avoir réussi l'écrit du concours, il me restait deux épreuves orales similaires pour le concours d'Auxiliaire Puéricultrice et d'Aide Soignante. Je les ai passé la semaine passée. 

Je passerais sur les heures à m'empiffrer de chocolat et me ronger les ongles (bon, d'accord, en vrai je me suis jamais rongé les ongles) et sur les angoisses ridicules comme "et si le bouton de ma jupe sautait" ou "et si je tachais mon chemisier !" pour passer directement au coeur de l'épreuve. 

Pour l'épreuve d'Auxiliaire, encore une fois j'ai été surprise de la jeunesse des candidates. Certaines venaient avec leur maman et toutes étaient en jean, la plupart en basket, même. Un bon point pour moi !

Je suis tombée sur le sujet "Quelles sont pour vous les activités favorables aux enfants ?". Alors là, j'étais plutôt à l'aise. J'ai fait un plan structuré, une introduction et une conclusion. 

Grâce à mon expérience de maman et de blogueuse (merci tout le monde) j'ai pu faire péter plein de trucs comme les méthodes Montessori, la motricité libre, l'interdiction du youpala, les écrans avant 3 ans etc etc etc. Le jury était souriant, attentif, et m'a posé plusieurs questions auxquelles j'ai pu répondre comme "ne pensez-vous pas que les écrans ont aussi leurs avantages ?". 

Ils m'ont demandé le rôle d'une AP et les endroits où elle exerçait. Ils m'ont demandé où je voulais travailler. J'ai dit que je souhaitais travailler en maternité ou en PMI mais que je n'avais jamais travaillé en psychiatrie ou avec les enfants handicapés et qu'avec les stages, j'allais sûrement changer d'avis (c'est vrai, déjà, et ça me permettait de montrer que je connaissais la formation et comme un des jurés travaillais avec les enfants handicapés, ça ne pouvait que lui plaire).

Ensuite j'ai parlé de mon expérience professionnelle. Ils m'ont bien sûr demandé si j'avais prévu le financement de ma formation et la garde de mon fils et je pense que j'ai été convaincante. Ils m'ont également demandé si je préparais un autre concours, je leur ai parlé du concours AS en ajoutant que c'était pour assurer mes arrières et que je pense qu'à terme, si j'étais prise en AS, je retournerais sûrement en AP. 

Quand ils m'ont demandé si j'avais une dernière chose à ajouter, j'ai osé un "prenez-moi !" qui les a fait rire, avant d'ajouter que j'étais quelqu'un de responsable et de sérieux (bah quoi ?!). Je suis ressortie avec le sourire et avec une bonne impression. 

Mes erreurs ? Même si j'ai su contrôler mon stress, je n'aime pas laisser des blancs qui me mettent mal à l'aise et du coup je ne leur ai même pas laissé le temps de se présenter ce qui peut être pénalisant. Je ne suis pas sûre d'avoir fait les 10 minutes réglementaires pour mon exposé non plus. 

Pour le concours Aide Soignante, nous étions beaucoup plus nombreuses et toutes avaient mon âge ou plus et une tenue correcte. Je perdais mon avantage. 

Néanmoins j'étais un peu plus à l'aise parce que je savais comment cela se déroulait, mais le sujet a été un coup de massue "Que représente pour vous l'aide à autrui ?"

C'est un sujet tellement vaste que je n'ai pas eu le temps de finir mon plan dans les 10 minutes imparties. J'ai eu le temps d'y réfléchir après mais je ne pouvais pas noter donc j'en ai oublié la moitié. Le jury était beaucoup moins souriant et sympathique avec moi. J'ai parlé des aides sociales, des aides médicales, du droit à chacun d'être soigné et que pour moi l'aide c'était avant tout de l'empathie, de l'ouverture aux autres, des petits gestes au quotidien pour venir en aide aux gens. Je me suis embrouillée, j'ai fait une conclusion merdique et je n'arrête pas de penser à ce que j'aurais pu ajouter. Ils m'ont demandé de parler d'avantage de ce que cela représentait pour moi et j'ai sorti n'importe quoi pour compléter. 

Mon exposé perso n'a pas eu l'air de les convaincre. Ils m'ont dit que j'avais sûrement une vision faussée du métier parce que je n'avais jamais fait de stage dans le milieu et que c'était très différent de ce que j'avais fait (merci, je suis au courant). J'étais tellement dépassée par le sujet et leur froideur que j'avais du mal à avoir de la répartie. Je refais l'entretien tous les jours depuis en pensant à ce que j'aurais pu dire pour montrer ma motivation et ma connaissance du métier. J'ai conclu comme j'ai pu et avant de partir, ils m'ont dit que "si toutefois vous étiez prise, sachez que vous parlez trop vite, et ça, pour les patients, c'est pas possible". Okay. Autant te dire que je le sens franchement moyen.

Les résultats sont le 21 avril. Je commence vraiment à baliser. Les résultats ne sont plus entre mes mains maintenant. J'ai fait de mon mieux. J'ai tenté l'aventure, j'ai relevé le défi. J'aimerais qu'on me donne ma chance. J'aimerais m'investir à fond, j'aimerais découvrir de nouvelles choses et entrer en contact avec les gens chaque jour. 

Je m'inquiète aussi de moins voir mon fils, de l'organisation des gardes de nuit, des we, des changements que ça impliquera pour ma famille. Pruneau n'a jamais été très présent dans notre quotidien et j'ai peur de m'appuyer sur lui et de devoir faire autrement au dernier moment. 

Je me dis que je sens bien celui d'Auxiliaire, mais étais-je suffisante pour passer devant toutes les autres et faire parti des 20 ou 30 privilégiées ? Je sens mal celui d'Aide Soignante alors je n'attend rien de spécial mais du coup... que vais-je faire si je ne suis pas prise ? Quelle autre formation choisir ? 

Bref. 

J'attends. 

Des collants de 40 deniers, comme Christina elle a dit ! 




dimanche 22 mars 2015

Ma reconversion professionnelle #3

Voilà. L'épreuve écrite d'Auxiliaire Puericulture est passée (souviens-toi je t'en parlais ). Les résultats étaient prévus pour mardi dernier 14h.

Nous étions partis quelques jours en Bourgogne et j'ai passé l'après-midi à charger frénétiquement la page pour obtenir des résultats. Nous seulement le site de l'hôpital était saturé mais en plus quand j'ai réussi à me connecter, les résultats n'étaient pas affichés. Cela ne m'étonne qu'à moitié de cet hôpital qui m'a envoyé les convocations à l'écrit avec un mois de retard, mais bon... 

Enfin, mercredi matin, en route pour une promenade ils étaient là. "Résultat au concours d'entrée en formation AP". 

Une page... deux pages... trois pages... 

Et mon nom était là ! 

Ouf ! 

Soulagement et enthousiasme, je n'avais pas travaillé 4 mois pour rien. Et comme dans ma famille on pense que c'est "trop facile" pour moi, que je n'avais pas besoin d'arrêter de travailler pour ça, si je m'étais plantée j'en aurais entendu parler pendant des années.

Il y a eu environ 90 noms sur les 126 inscrits... ça a déjà fait un peu de tri. Mais il n'y aura que 30 places au final. 

Bien sûr, il reste l'épreuve orale, mais au moins, je n'ai pas été recalée dès le début. J'ai ma chance, jusqu'au bout. 

Juste après notre retour, j'ai reçu les deux convocations en même temps : le 8 avril pour l'oral d'Auxiliaire en Puericulture, le 10 avril pour l'oral d'Aide Soignante. 

Depuis la fin des écrits je potasse l'oral grâce à un super bouquin. L'épreuve se déroule ainsi : 

Un exposé sur un thème médico-social en 10 minutes (avec une préparation en 10 minutes seulement) un entretien personnel en 10 minutes.

Les thèmes médico sociaux sont nombreux et surtout il faut retenir un nombre considérable de données et de sigles. Je maîtrise heureusement une bonne partie des thèmes comme la santé et la nutrition des enfants, le congé maternité, les aides financières liées à la grossesse... c'est l'avantage d'avoir un enfant. 

J'essaie de suivre au mieux l'actualité mais tout semble se bousculer en ce moment... réforme du RSA, de l'IVG, de la prime de naissance... il y a énormément de choses à suivre en même temps... C'est comme si j'apprenais des choses et que le lendemain le contenu ai changé... c'est stressant. 

Je commence à réfléchir sur la deuxième partie de l'exposé qu'on peut préparer à l'avance. Il faut que j'arrive à convaincre et mettre mes expériences en valeur, mais n'ayant jamais travaillé dans ce milieu je n'ai malheureusement pas grand chose pour moi.

Je balise un peu je l'avoue. Je n'aime pas être jugée à l'oral, je préfère prendre le temps de la réflexion à l'écrit. J'ai peur d'être jugée sur mon apparence physique, surtout si je tombe sur un sujet sur les troubles alimentaires ou l'obésité...  ça va me mettre mal à l'aise ! 

Mais je suis contente d'avoir amorcé cette aventure. Je suis contente d'avoir passé la première épreuve. J'espère pouvoir aller jusqu'au bout sinon je ne sais pas ce que je vais faire. Une autre formation ? L'argent commence à manquer, ça va devenir compliqué... 

On croise les doigts ! 



jeudi 19 février 2015

Concours Auxiliaire Puériculture - le concours

Voilà 4 mois maintenant que je prépare le concours d'auxiliaire puéricultrice. Aujourd'hui se sont déroulés les écrits. 

Ayant pris soin de laisser Brugnon a son père (qui avait eu la gentillesse de poser sa journée) je suis arrivée avec une demi heure d'avance sur les lieux de l'examen. A 8h une horde de jeunes femmes s'est dirigée au même endroit. 

Première observation, elles sont toutes jeunes. TRES jeunes. La plupart sont accompagnées par un parent. Il n'y a pas plus de 6 personnes ayant passé la trentaine, sur 126 candidats (oui, j'ai compté les tables, c'est long une demi heure à attendre). 

A 8h15, après avoir été convoquée par une nana qui me rappelle mes profs de lycée, je m'installe à ma table. J'ai le temps d'observer les autres (et de compter les tables). Je suis un peu énervée, je vois toutes les filles sortir des feutres, feutres maintes fois conseillés dans les bouquins de tests psychotechniques que j'ai avalé. Je n'ai pas pris la peine de les prendre parce qu'il y avait seulement marqué "stylo noir " sur la convocation, mais maintenant, je regrette. Ils m'auraient été bien utiles. 

Une toute jeune femme vient s'installer à côté de moi. Elle passe son temps à glousser et à faire des signes à sa copine de devant. Seigneur. Là c'est clair, si je suis prise à ce concours, ça ne sera pas pour me faire des copines... j'ai vieillis ! 

Au final, les examinatrices nous annoncent que nous n'avons droit qu'à un seul stylo noir. Rien d'autre. Grognements de protestation dans la salle, tentative de négociation, petits yeux larmoyants, et des "Mais Madame, C'est pas juste !" mais au final, tout le monde s'exécute. 

Et c'est parti pour 1h30 de tests psychotechniques.

J'ai été perturbée par le fait que nous n'ayons pas droit à une vraie feuille de brouillon. J'aime avoir des tableaux propres et clairs pour bien m'organiser. Surtout que pour les tests d'organisation, il faut des tableaux d'une dizaine de lignes sur une dizaine de colonnes au minimum, alors gribouiller des tableaux pas droits sur les quelques espaces blancs du cahier, c'est pas pratique DU TOUT. 

Évidemment il n'y a pas tous les test que j'ai étudié (j'en ai fait plus de 2000) mais au moins je ne suis pas perdue, je les ai tous vus. Bizarrement, ça ne s'est pas passé comme je m'y attendais. Les suites logiques - qui étaient pour moi un enfer - m'ont semblé claires la plupart du temps. En revanche, les tests d'organisation où j'excellais m'ont semblé tarabiscotés.

Je savais que le temps jouerais contre moi. 1h30 c'est court et dans mes tests blancs j'avais souvent du mal à les tenir. Si la logique ne te saute pas aux yeux, tu peux perdre énormément de temps pour trouver la solution. J'ai sauté tout un passage. Le tableau d'organisation de données (de petits pictogrammes qui représentent un horaire, une qualité, un chiffre qu'il faut compter et classer) prenait une page A4 qu'il m'aurait fallu des heures à dépouiller, tout ça pour 4 ou 5 malheureuses questions... j'ai préféré passer à autre chose et je n'ai pas eu le temps d'y revenir. 

J'ai eu juste le temps de compter mes réponses à la fin :  74 sur 89. 

Étant donné que je tourne à 70 % de bonnes réponses en moyenne, et qu'il n'en faudrait que 45 pour que je sois prise, j'espère que cela suffira... J'attends maintenant les résultats pour savoir si oui ou non je devrais affronter la pire des épreuves... 

L'ORAL 

(tintin) 

(musique d'horreur)

Par ailleurs, je ferais bientôt un joli article sur le bouquin de tests psychotechniques de Studyrama, je pense qu'il faudrait qu'ils se reveillent et/ou qu'ils embauchent une équipe de correcteurs... à suivre !

celui là est très bien de bouquin ! 

mardi 4 novembre 2014

Day off

Je m'excuse. 
Auprès de tous les gens qui travaillent. Auprès de toutes les mamans de famille nombreuse et de toutes les mères au foyer. Auprès de tous les gens qui ont vraiment des raisons d'être fatigués. 

Mais voilà, cela fait un mois que je ne travaille plus et je suis épuisée. 

Ce n'est pas à cause de mon rythme de vie à proprement parler. J'ai beaucoup de chance. Je ne suis pas pressée par le temps ou stressée par la circulation. 

Mais Brugnon me mène la vie dure. Depuis le changement d'heure il ne s'est pas réveillé après 5h du matin et jamais après 6h depuis pratiquement le jour de sa naissance. Et généralement il se réveille une ou deux fois dans la nuit. Il ne fait pas de sieste ou presque, malgré sa fatigue. Il lutte en permanence. Contre moi, contre le sommeil, contre tout. 

J'ai tout essayé. L'ostéopathe, le bain avant de dormir, augmenter le dîner, le diminuer, lui donner de la fleur d'oranger avant de dormir ou un biberon chaud. Les huiles essentielles en diffusion ou dans le bain. Je commence maintenant à diminuer les PLV de son alimentation. 

Il peut être adorable et jouer tranquillement dans son coin mais il peut aussi arrêter 12 fois de suite ma machine à laver (au point de faire sauter les plombs 2 fois) (et ce, malgré notre dispositif "anti-Brugnon"), il chouine, il réclame les bras, il vide les tiroirs des commodes, il frappe les chats et vide les placards. Il ouvre les fenêtres et vide les poubelles. Je dois systématiquement être dans son dos et si ça n'est pas le cas, c'est lui qui me réclame. 

C'est un enfant me diras-tu. Rien d'anormal là dedans. C'est de son âge. 

Le soir je m'en sors plutôt pas mal mais le matin je peine de plus en plus à tenir le coup. Nerveusement et physiquement. Je pète littéralement un plomb. 

Je me farcis la tête toute la journée sur mes cours en ayant l'impression de ne pas avancer et quand j’enchaîne les échecs aux tests psychotechniques, j'ai l'impression que le sol s'effondre sous mes pas. 

Je savais que ce serait difficile. Je savais que mon goût du voyage et de l'aventure me rendrait difficile une vie sédentaire de mère au foyer. J'ai beaucoup de chance, mais là, j'ai du mal. 

Alors aujourd'hui, c'est day off. J'ai dormi 2h ce matin, j'enchaîne les séries de mon adolescence et je mange des bonbons. J'essaie de me motiver pour travailler, mais je n'y arrive pas. Je n'ai même pas envie de broder. Alors je me dis que ça ne sert à rien de forcer. Que ça reviendra demain. 

Aujourd'hui, les 6h sans mon fils sont à moi et rien qu'à moi. 




lundi 1 septembre 2014

La Bosse des maths

28 ans. 

Il m'a fallu 28 ans. 

Les maths j'ai décroché en CM1 à peu près. Dans la classe de Madame Chauvin. On devait faire les fractions avec des cubes de couleur je me souviens. Et après, c'est le trou noir. 

Les maths étaient ma bête noire. Je les détestais. Je ne comprenais rien. Les chiffres dansaient devant mes yeux, les règles de calculs glissaient sur mes neurones et mon cerveau embrouillé ne trouvait aucune logique dans rien. 

C'est même à cause des maths que j'ai eu ma seule heure de colle de TOUTE MA VIE. Toute la classe s'était plantée à un devoir qu'on devait refaire à la maison. Je JURE sur le fromage de chèvre que j'ai travaillé sérieusement et pourtant j'ai eu une note encore pire qu'au devoir sur table. 0.5/20 (pour l'encre sans doute) (l'encre turquoise, ça fait son effet). Du coup, la prof m'a collée pour que je re-refasse mon devoir. J'y suis allée en larmes, je me suis retrouvée avec tous les cancres du collège, et j'ai rendu un devoir où je n'ai encore pas eu la moyenne. La prof à abandonné. 

J'ai eu plein de profs particuliers, sans jamais décoller. J'ai fini la Terminale avec 2 de moyenne et j'ai eu un timide 9/20 au bac (encore moins que la philo, c'est dire !) ce à quoi ma prof de l'époque répondra "comme quoi, les miracles, ça existe !". 

Bref, tu l'auras compris les maths et moi, on n'est pas copains. 

Avec Guimauve, on sort la calculatrice quand on doit payer sa part au restaurant et j'ai envoyé Mirabelle demander à son père pour les tables de multiplications. 

Moi, je corrige les dictées et les articles de papa dans les journaux spécialisés. On ne peut pas être partout. 

Du coup, quand j'ai vu ça en ouvrant mon bouquin de préparation :



 j'ai eu une crise d'angoisse. Tachycardie et sueurs froides. L'enfer. J'étais prête à tout plaquer, à dire que je n'y arriverais pas, que c'était pas la peine d'essayer. Et pis bon, j'ai 28 ans quand même, et Pruneau m'a dit qu'il allait m'aider. 

Alors j'ai ouvert le bouquin. Tremblante. Et puis j'ai commencé. Les nombres décimaux, les additions et soustractions, je gérais. J'avais presque l'impression d'être douée. Et puis je me suis rendue compte d'un truc. J'étais incapable de poser une division. Merde, un truc de primaire quoi ! 


Mais j'ai tenu bon. Et le pire ? C'est que j'y ai pris plaisir. J'ai torturé mon cerveau, j'ai fait des ratures et des brouillons, je regardais les résultats des corrigés et j'étais incapable de savoir comment ils en étaient arrivés là... Mais je persévérais, je recommençais, encore et encore. Je kiffais même de tomber dans les pièges fourbes des poseurs de questions, qui multiplient le nombre des bouchons de javel nécessaires pour nettoyer une pièce par deux avant de te demander tout à la fin de combien de bouchons tu as besoin pour une pièce plus grande (et c'est kiki oublie de diviser par deux ???). 

Du coup, avec Pruneau, entre deux émoticones coeur, on débat sur le pourquoi du comment mon quotient fait 0.065 et pas 0.65 et pourquoi ma baignoire elle fait 7L et pas 6.

Et tu sais quoi ? J'y ai pris tellement de plaisir que j'ai été frustrée d'arriver à la fin du bouquin. Du coup j'en ai acheté d'autres, et j'ai fouillé le net pour trouver des sites (niveau 6ème) pour m'entrainer.

Et bah je vais te dire, si j'avais su tout ça ya 15 ans, j'aurais fait Polytechnique, au moins. 

Bon, non, peut être pas. 

Mais ça y est, papa, maman, j'ai 28 ans et j'aime les maths ! 




mercredi 20 août 2014

Compter les jours...

Le réveil a sonné à 6h. ça piquait un peu. Brugnon dormait à mes côtés dans le lit, pour cause de réveil impromptu en plein milieu de la nuit. Je l'ai laissé dormir, je suis allée dans le salon, j'ai ouvert les volets. Il faisait encore nuit.

J'ai mis de l'eau à chauffer pour mon cappuccino, mis des muffin à griller. Je me suis passée de l'eau sur mon visage pour me réveiller, et sur mes cheveux pour leur donner une forme un peu plus distinguée.

J'ai récupéré mes muffin, je les ai tartiné de nutella et je me suis calée dans mon vieux canapé. J'ai mis Télématin. 

Mon café terminé je suis retournée voir Brugnon dormir, je me suis lavée, habillée, j'ai récupéré les dernières affaires à glisser dans la valise pour la semaine.

J'ai préparé un grand biberon, je l'ai mis à chauffer, je suis allée voir Brugnon qui se réveillait. Il m'a sourit, s'est étiré, a gazouillé, on a fait un câlin avant que je lui donne son biberon bien calé dans mes bras. 

J'ai changé sa couche, je l'ai installé dans le porte bébé, j'ai pris la valise, mon sac et un sac de victuailles. 

Après une heure de voiture, nous sommes arrivés chez mes parents. J'ai déposé mon fils et il n'a même pas trop pleuré, pour une fois. Et je suis repartie. Ca m'a fait drôle. 15 jours qu'on ne se quittait plus et d'un coup, plus rien. 

La mort dans l'âme, j'ai pris le RER, j'ai retrouvé les Champs Elysées, mon bureau bien rangé, les petits mots de ma cheffe sur le travail à effectuer. 

Dernière ligne droite. Dernières semaines. Derniers jours. 

C'est toujours la fin qui est la plus dure à tenir .

J-41 avant la fin de mon CDI. La fin de ma vie parisienne. La fin de ma vie de secrétaire. 

J-41 avant le début d'une nouvelle vie. Un nouveau challenge.

J-41 avant une vie calme à la maison, rythmée par les révisions et les allers/retour chez la nounou. 

J-41 avant une année quasi sabbatique avec pour seul objectif le concours de début d'année 2015.

J-41.

lundi 28 juillet 2014

Ma Reconversion Professionnelle #2

Comme je te le disais ici j'ai décidé de tout plaquer pour tenter de passer le concours d'entrée en formation d'Auxiliaire en puericulture (oui tout ça). 

Pour me permettre de préparer ce concours puis la formation sans finir aux restos du coeur, il fallait que je puisse toucher le chômage. Pour cela, la démission m'était impossible, la seule solution était la : 

Rupture conventionnelle. 


La rupture conventionnelle est un dispositif émanant du salarié ou de l'employeur qui permet aux deux parties de se séparer en bon terme. Pour ma part, étant en bonnes relations avec mes employeurs, je me suis laissée guider par leurs avocats car la procédure est assez complexe. Il faut tout d'abord écrire une lettre demandant la rupture conventionnelle. Puis l'employeur transmet lui-même un courrier ainsi qu'une notice descriptive. Cette notice rappelle les droits et les devoirs liés à la rupture. Elle mentionne notamment les réunions prévues avec l'employeur, l'indemnité qui sera versée, le délai de rétractation et le DIF (Droit Individuel de Formation) qui est maintenu (et qui normalement devrait me permettre de payer ma formation, donc). 

Mon employeur a compris ma demande et m'a informé qu'en raison de mes 7 années de bons et loyaux services, il m'octroyait la rupture conventionnelle et son indemnité de départ.

S'en sont suivis deux entretiens (qui peuvent être assistés, chez nous c'était de simples formalités) assorties de courriers les confirmant. A la fin des 15 jours de délai de rétractation, le dossier a été déposé à la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, du Travail et de l'Emploi).  C'est cet organisme qui se charge de veiller à ce que la demande soit bien conforme au code du travail.

La procédure suit donc son cours. 


De mon côté je continue à réviser (de temps en temps) (quand j'ai le temps) (quand je fais pas mes ongles et quand je brode pas) même s'il apparait que le concours d'entrée sera plus léger du fait de mon niveau d'études. Je suis exempte de l'épreuve de culture générale, mais j'ai néanmoins une épreuve écrite et une épreuve orale, et il n'y a que 20 places par session, j'ai intérêt à tout déchirer.

A la maison, j'ai négocié avec la nounou pour passer à des journées de 9h-16h au lieu de 7h30-19h pour profiter de mon loulou tout en ayant du temps pour réviser et suffisamment d'heures pour lui permettre de vivre, bien sûr. 

L'inscription au concours se fait en janvier, le concours est réparti en février/mars/avril. 

Je suis contente d'arrêter ce travail, je commence vraiment à en avoir marre. J'ai la motivation pour réviser même si je sais que je prends un risque en étant à la maison d'être distraite par autre chose. J'ai toujours un peu l'impression de sauter sans filet et de risquer gros (et si Pôle Emploi refuse de financer ma formation ? Et si je rate le concours ? Et si je n'ai pas le diplôme ?) mais pour l'instant je ne vois qu'une chose : je vais récupérer ma vie, retrouver du temps pour m'occuper de moi, de mon avenir, et de mon fils. Et ça, c'est top.