samedi 8 juin 2013

Ma première grande fierté !

Il y a une semaine, je filais à la maternité pour une nouvelle fausse alerte, des petites contractions, pas très régulières, une grosse douleur en "ceinture" expliquée par le poids du bébé, et la perte du bouchon muqueux (so glam). La gygy m'avait un peu pris pour une pauvre meuf qui lui prenait son temps et j'étais rentrée la queue entre les jambes après le monito d'usage. 

Alors quand les douleurs ont commencé à 23h, je me suis dit que c'était encore une fausse alerte. J'en avais eu une dizaine dans la journée, pas de quoi s'alarmer. Et puis je me suis rendue compte qu'elles revenaient toutes les 20 minutes, comme une horloge. Waou, les fameuses contractions régulières étaient là. J'ai attendu, j'ai laissé Pruneau dormir... 1h, 2h, 3h... à 2h30 du matin je me suis décidée de le réveiller, nous avons quand même 1h de route pour aller à la mater, je ne voulais pas attendre trop longtemps. 

Pruneau me fait rire entre les "ok, bon, tu veux qu'on fasse quoi ?" genre je le réveille en pleine nuit pour rien et ses discussions philosophiques sur la route "je sais que t'es pas en état de me répondre, mais ça me détend de parler, même si t'écoutes pas" mdr

Comme d'hab la prise en charge a été très rapide, monito, contrôle du col. Et la vache il m'a fait mal celui là ! 

Et là, la gentille Sage Femme me sort : 

"bon effectivement vous êtes dilatée à 2, mais votre col a encore toute sa longueur, donc le travail n'a pas vraiment commencé, votre corps se prépare". 

Un long monito plus tard, elle nous dit que vu la distance du Prunier, on peut rester à l'hôpital, que je pourrais marcher un moment pour augmenter la dilatation et éventuellement poser la péri une fois dilatée à 3. Sinon on rentre mais on pourrait être amenés à revenir dans la matinée, dans la soirée, ou deux jours plus tard... 

Pruneau pose toutes les questions qu'il veut. Pour une fois qu'il peut entendre d'un médecin ce que je me tue à lui dire il ne s'en prive pas. Non on ne peut pas savoir quand ça va arriver. Oui ça peut être court ou long, on n'en sait rien.

ça nous saoule de rentrer mais ça me saoule encore plus de rester à l'hôpital pour rien. La douleur est forte mais supportable, pas besoin de péridurale, surtout pas pour passer une vingtaine d'heures à attendre que ça bouge ! Je préfère mon lit ! 

Nous sommes donc rentrés avec pour ordre de se reposer tant que possible et de marcher, aussi. 

Mais dans ma tête tourne la petite phrase "vous êtes dilatée à 2". 

Parce que pour une fois je ne me suis pas trompée. Les choses sérieuses ont enfin commencé. Et si Pruneau est sorti de cette virée nocturne (on est rentrés à 6h, il faisait déjà grand jour) avec davantage d'angoisses sentant l'évènement approcher, moi en revanche, je suis heureuse. Je ne me suis pas déplacée pour rien. Les choses ont enfin bougé !!! 

On est rentrés, j'ai eu de très grosses contractions sur le chemin, mais ensuite j'ai pu dormir et les contractions ont diminué... Je suis dans l'attente, la marche, la surveillance des signaux envoyés par mon corps, mais je suis rassurée. 

Les choses avancent. 

Enfin ! 

vendredi 7 juin 2013

Et le p'tit deuxième, c'est pour quand ?

Voilà. Celui là comme tous les autres, ils finissent toujours par arriver les GROS CLICHES de la grossesse. 

En gros, quand tu croise quelqu'un, que ce soit un voisin ou une mamie que tu croise pour la première fois alors qu'elle rentre du boulanger avec son cabas, tu y auras droit. 

"X mois ? ah bah ça se voit/ça se voit pas" (selon si tu es une baleine ou une brindille) 
"Vous êtes sûre qu'il n'y en a pas deux ?" (Bah vu que j'ai fait ma première échographie à 4 semaines, si yavait eu deux oeufs, ça se saurait)
"Moi je dis c'est une fille/un garçon, vu comment vous le portez..." (en même temps t'as une chance sur deux hein)
"Oh c'est une fille... vous devez être contente !!!" (et je te laisse deviner... si c'est un garçon, c'est pour ton Pruneau... manque de bol le miens voulait une fille... ça t'embouche un coin hein !)
"Oh vous êtes sur la fin !!!! hein ? il reste 2 mois ???... non pas possible !!!" (tu veux recompter mes semaines de grossesse ? des fois que je me sois plantée...)
"Profitez-en après vous allez le regretter" (ça j'en ai déjà parler, même si je regrette un peu, je serais pas mécontente de retrouver mon corps quand même hein) (parce qu'il est à moi, à la base, pas à mon fils). 

Et en ce moment, celle que j'entends souvent c'est : "Et vous en voulez combien d'autres ?" ou "Et le suivant, c'est pour quand ?"

Non mais sérieux. 

J'ai même pas mis le premier au monde quoi ! 

Alors, je te le dis franco hein... 

1) - Je vais accoucher, 
2) - Je vais faire sa connaissance, apprendre les premiers gestes, découvrir mon rôle de maman, 
3) - Je vais m'occuper de mon fils et en profiter,
4) - Je vais essayer de retrouver un poids convenable, 
5) - Je vais tenter de retrouver une vie de couple la plus épanouissante possible, faire des sorties à deux, me ressentir femme dans ses bras, retomber amoureuse du père de mon enfant,
6) - Je vais essayer de concilier ma vie de maman avec la vie que je menais avant, reprendre des concerts, revivre pour moi autant que vivre pour lui, 
7) - Je vais essayer d'oublier tous les mauvais côtés de la grossesse, les maux, les douleurs, jusqu'à ce que mon esprit ne me propose que les moments paillette/papillon. 

 Et là, éventuellement, si on a les moyens et l'envie tous les deux, 

Peut-être. 

Je dis bien PEUT ETRE, 

Qu'on envisagera l'éventualité éventuelle d'en lancer un deuxième. 

Compris ? 

Merci. 


jeudi 6 juin 2013

La Prune a vu pour toi - Fréquence Interdite

Ok, ok, c'est pas un film tout récent... il a 13 ans même. Vas-y, moque toi, n'empêche qu'on l'a vu hier pour la première fois et qu'on doit pas être les seuls et qu'il est vraiment vachement bien et que j'avais envie d'en parler. 

Pis d'abord c'est mon blog je fais keske j'veux. 

Vouala



C'est quoi l'histoire ? 

John, un jeune policier de 36 ans, a perdu son père pompier lors d'un gros incendie 30 ans plus tôt. Approchant de la date anniversaire, il retrouve la vieille radio de son père. A la faveur d'une aurore boréale, Il se met à recevoir une transmission pas comme les autres... la voix de son père, venue tout droit de 1969... Il va donc tenter de le sauver de sa mort atroce, mais cette intervention dans le passé ne sera pas sans conséquence...

C'est qui qui joue ? 

Jim Caviezel, mon chouchou de Person of Interest est John

Dennis Quaid joue Franck, le père

Elisabeth Mitchell est la maman, Julia

On le conseil ? 

Bon, tu te doute, je parlerai pas d'un film d'il y a 13 ans s'il était pas bien hein... 

Il a bien du mal à démarrer, ce film, on a failli abandonner, et quand on est arrivé à la moitié, on a cru que c'était fini... Oui mais voilà, il est plein de rebondissements, avec plein de scénarios possibles... On en a imaginé plein, parfois on avait raison, parfois pas... J'étais à fond dedans, j'ai poussé des cris, et j'ai fait un "OH P*TAIN" de surprise à la fin. 

En fait voilà, ya pas grand chose d'autre à en dire sans dévoiler l'histoire, mais c'est juste un film plein de suspens, bien construit, bien mené et qui fait vraiment passer une très bonne soirée ! 

A voir ! 

La Prune


mercredi 5 juin 2013

Comment tomber enceinte a révolutionné ma vision du mariage.

La vie n'est pas un Conte de Fée. 

On est élevées en suivant les principes de Mr Disney, "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant". 

Comme toutes les filles de ma génération, j'ai rêvé du grand mariage en blanc, de la robe meringue, de la marche nuptiale et du grand banquet. 

Et puis j'ai rencontré Pruneau. Pruneau est l'homme de ma vie, j'en suis convaincue. C'est Lui. Ma moitié parfaite. Il n'est pas parfait. Il est juste parfait pour moi. 

Nous avons parlé mariage, de ce que nous voulions ou pas, de nos rêves grandioses et de ce que nous ferions réellement. 

Et puis j'ai eu 25 ans, et ce putain de désir d'enfant qui m'a pris aux tripes de plus en plus. J'ai connue cette envie poignante, envahissante, obsédante, dont on n'arrive pas à se défaire malgré toute la bonne volonté du monde. 

Et p'tit zizi est arrivé. 

Avec cette grossesse se sont posées des tas de questions, des angoisses, des joies, des peines, des douleurs... 

Ces 8 mois et demi ont remis en cause notre couple bien plus que toute autre épreuve au cours de ces 7 dernières années. Et même si le plus dur est passé je pense, notre couple sera mis à rude épreuve durant ces prochaines années. 

Je n'ai pas peur des principes d'éducations, car fort heureusement nous avons les mêmes, ni même de la monotonie car elle ne fait déjà pas partie de nos vies, je ne la supporte pas. J'ai surtout peur de la fatigue et de l'exaspération qu'elle engendre. 

Et quand je visionne tout ça, quand je visualise ce qui nous attend, je me dis "comment le mariage peut rivaliser avec la venue d'un enfant ?" 

En quoi un an de préparation et la signature d'un papier devant Monsieur le Maire peut s'apparenter à la résistance des yeux de l'amour face à un corps déformé à tout jamais ?

Comme le stress du choix de la robe ou du traiteur me semblent vains par rapport aux angoisses de la grossesse... 

Comme l'émotion du "oui" me semble fade par rapport à celle de deux mains qui se serrent en entendant un petit coeur qui bat... 

Je ne suis pas devenue anti-mariage, j'ai envie de me marier, pour faire la fête, pour porter son nom, pour être le centre d'attention pendant une journée (ouais je suis égoïste et j'assume). 

Mais le mariage a perdu pour moi de sa superbe, de son importance, de son implacable inviolabilité... 

Avoir un enfant, ce n'est pas échanger des consentements, c'est mélanger son ADN avec celui de l'homme qu'on aime, ce n'est pas porter une alliance, mais un petit bout de son âme sœur au creux de soi, c'est faire corps avec lui pendant 9 mois... 

Avoir un enfant, c'est notre plus belle preuve d'amour. 

(oui, tu peux niouniouter)


La Prune

mardi 4 juin 2013

Les bons mots de Pruneau #2


"J'ai pensé à Toi en sellant ma jument samedi. Je me suis demandé pourquoi. En fait, j'ai trouvé, vous avez le même c*l".
C'est un compliment. Il parait.

"Elle te va bien la salopette... Par contre la met pas devant ta mère!"
"Pourquoi? Ca me fait un gros ventre?"
"Ah bah on dirait Casimir... Sauf qu'il est moins gros et orange"
 Ça c'est fait.

Les bons mots de Pruneau :
"Rho Pruneau, j'ai une de ces envies de salade !"
"Et de faire le ménage, t'as pas envie ?"
"euh non, ça non"
"bon, ça va alors, tu vas pas accoucher ce soir"
huhuhuhu

"Bonsoir Pruneau !"
"Bonsoir ma Puce... ohlala... t'as une sale tronche... le teint marron, les yeux gonflés, les cheveux qui ressemblent à rien... c'est pas ton jour aujourd'hui".
Ah ouais. Quand même...

"Pruneau, il fait beau aujourd'hui, ça te dirait pas d'aller visiter un château ou un musée ?"
"ah si, mais j'ai peur que les portes ne soient pas assez larges..."
Ah ouais...

"Pruneau, tu sais, la lunette des toilettes que tu viens de changer (ya deux jours) bah elle bouge"
"Non mais c'est pas possible, c'est déjà la 3ème, tu peux pas l'avoir déjà cassée !"
Après vérification : "ah ouais, purée, t'as raison elle est déjà dévissée ! Bon en même temps, avec le poids qu'elle supporte en ce moment..."





A bientôt pour un autre numéro.... 


La Prune

 


lundi 3 juin 2013

Ma semaine en image - Bit's & Pieces #49

Coucou copine !

J'espère que tu vas bien ! Moi ça va, je m'ennuie un peu, mais ça va... Petit passage aux urgences samedi à cause de douleurs prolongées, de contractions et de perte du bouchon muqueux... mais non, c'était une fausse alerte (encore). 

Retour à la case départ et à l'attente... 

Du coup j'ai eu un peu de temps pour te faire des photos pour cette nouvelle semaine !

Voici donc ma semaine en image, sur une idée relayée par marjoliemaman :
Monito power !

Ouais, bah c'est pas encore ça !

ma coupe "je sors du lit et j'assume"

Balade dominicale dans le village...

Fais coucou aux bébés vaaaaaaaaaaaaaache !!!



38 SA (oui je m'habille toujours pareil) (mais je lave mes fringues, promis)


Bonne semaine !

dimanche 2 juin 2013

Et sinon... t'as pas peur ?

Bah non, j'ai pas peur. 

J'ai de l'inquiétude. 

Je m'inquiète de savoir si je pourrais gérer la douleur. 

Je m'inquiète de savoir si je saurais exactement quand le travail aura vraiment commencé. 

Je m'inquiète de savoir si Pruneau sera au travail ou pas, s'il aura le temps de rentrer, s'il ne prendra pas trop de risques pour me rejoindre.

Je m'inquiète de savoir si mon petit chéri s'évanouira avant ou après l'accouchement (rigole pas, les paris sont ouverts).

Je m'inquiète de la suite... le manque de sommeil, l'impatience... Cette vision du nourrisson qui hurle tout le temps et pour rien... 

Je m'inquiète pour l'avenir, le budget, la nounou que je n'ai pas encore commencé à chercher, ces horaires totalement incompatibles avec une vie de famille... 

Mais je n'ai pas peur. 

Je suis zen. Méga zen même. Les seuls moments où je cède à la panique c'est quand Pruneau atteint un niveau de stress tel qu'il transpire par chaque pore de sa peau et fini enfin par attaquer ma carapace.

Je n'idéalise pas.  J'ai bien conscience de ce qu'est un accouchement et de la responsabilité qu'implique un bébé. 

Mais je n'ai pas peur. 

Je suis confiante. 

Je suis prête. 



La Prune