mardi 18 février 2014

#Projet 52 - Semaine 8 - Lire


LIRE

Ouais, je sais, tu vas encore dire que je fayotte en parlant ENCORE de Marjoliemaman, mais c'est un exemple parmi d'autres. Je n'ai plus le temps de lire des livres. Pour te dire, j'ai (re)commencé la saga harry potter ya deux ans, et je suis coincée sur le dernier volet depuis... le début de ma grossesse -_- 

Avant je lisais dans le train... mais maintenant je m'endors. Avant je lisais dans le bain... mais maintenant je prends des douches...

Donc la seule chose que je lis, ce sont des blogs. Les blogs de mes copines, les blogs en Sélection d'Hellocoton, les blogs que j'aime... Les blogs d'humeur, de maternité, de BD...

Les blogs quoi. 

La semaine prochaine le thème sera : "le quotidien". 

Poutoux ! 

La Prune

 

La Prune a testé pour toi : L'hypnose






L'hypnose c'est quoi

Attention, je te le dis tout de suite, je ne me suis pas fait hypnotisée pour faire la poule ou d'autres trucs bizarres. Pas de montre ou de pendule, rien de tout ça ! On parle d'une hypnose que je qualifierais de "thérapeutique", celle qu'on utilise pour par exemple arrêter de fumer, maigrir ou guérir une phobie. Il s'agit en fait de parler à ton subconscient pour lui faire passer un message, lui donner les clés pour faire des choses qui sont bonnes pour toi.

Et c'est ma sœur qui s'y est collée. Pour te dire, quand elle m'a parlé de sa formation j'ai tout de suite accroché, parce que j'ai l'intime conviction que l'esprit peut faire des choses extraordinaires au corps. C'est comme ça qu'existent les dénis de grossesse, et c'est comme ça qu'au contraire, mon ventre s'est arrondit en une seule semaine quand j'ai appris que j'étais enceinte. 

Et direct quand elle m'a dit qu'elle pratiquait l'hypnose, je lui ai demandé si elle pouvait faire de moi une Bree Van De Camp. Non parce que, tu le sais, chez moi le gros soucis c'est la bordélik aigüe. Je prends ça comme une véritable maladie. Ça me pourrit la vie, ça pourrit mes relations familiales, et je traine perpétuellement l'angoisse de la visite à l'improviste, de l'appel des pompiers ou des policiers qui débarqueront sans que j'ai le temps de faire un minimum de rangement. J'ai déjà tenté beaucoup de choses, de me motiver ou même de suivre un programme ce qui a très bien marché. Et après j'ai eu un bébé. 

Bref. Ma sœur m'a dit que pour Bree, on partait de trop loin (et qu'en plus elle était un peu flippante, en vrai), mais qu'on pouvait suggérer à mon esprit d'apprendre à ranger (bah ouais ça peut paraître bizarre, mais ranger je sais pas faire), d'en avoir la motivation. Et au pire, si ça marchait pas, j'aurais fait une séance de relaxation ce qui est pas plus mal.

Comment ça se passe ?

Selon ma soeur, si je souhaitais réellement changer, l'hypnose allait me permettre de faire sauter les blocages qui m'en empêchaient. Elle m'a demandé de noter mes impressions avant et après le ménage pour clairement définir ce qui n'allait pas et quel message nous souhaitions faire passer à mon esprit. Nous nous sommes donc mises d'accord sur ce message. Nous avons discuté ensemble de ce que ce changement pouvait m'apporter, de ses inconvénients aussi, afin que je prenne conscience que c'était bon pour moi et pour mon fils.

Ensuite j'ai fermé les yeux, ma sœur s'est mise à me parler, et la séance à commencé. 

Au départ je partais perdante en me disant que je n'arriverais pas à "partir", j'avais envie d'ouvrir les yeux, j'avais du mal à me détendre... et puis mine de rien je me suis rendue compte que je suis partie vraiment très très loin. Je me suis endormie en fait. Très profondément. Tout en restant consciente de tout ce qu'elle disait, je n'ai pas perdu pied, je suis restée connectée (c'était important pour moi, je déteste ne rien contrôler). J'ai eu des sursauts de lucidité où je me suis rendue compte que j'avais la bouche ouverte ou qu'il y avait du bruit dans le couloir. Mais quand elle m'a dit qu'elle allait compter jusqu'à 5 et que j'ouvrirais les yeux, je peux te dire que j'ai pensé "c'est impossible, je suis trop loin, j'arriverais pas à remonter si vite". Pourtant j'ai bien ouvert les yeux quand elle a dit 5 (mais difficilement, comme quand le réveil sonne !).

Et alors, ça marche

La première de mes impressions c'est que je me suis vraiment détendue. Mais vraiment. Moi qui tient uniquement par le stress et l'adrénaline, le fait de détendre tous mes muscles, j'ai eu l'impression de m'être fait piétiner par un troupeau de gnous, comme Mufasa. J'avais mal partout et j'étais littéralement lessivée. Je me suis mise au lit à 20h30. 

La seconde impression c'est que j'ai maintenant des visions assez étonnantes (pas des hallucinations je te rassure). Je m'en suis rendue compte parce que j'avais laissé des pipettes de doliprane sur le bord du lavabo. J'ai pris ma douche, j'ai brossé mes dents et mes cheveux, mais à chaque fois que je fermais les yeux, j'avais la vision des pipettes. Et ça ne m'a pas lâché jusqu'à ce qu'elles soient rangées. Comme si mon cerveau me montrait ce que je devais faire. Et ça marche avec plein de choses. La tasse du café le matin, mon manteau qui d'habitude traine comme une merde nonchalamment sur le canapé, les trucs qui trainent...

Je ne dis pas que c'est miraculeux. C'est sûrement un peu psychologique aussi. Mais depuis quelques jours je fais spontanément des choses qui ne me seraient pas venue à l'esprit auparavant. 

A voir si ça va durer... 

En tous cas cette séance était très enrichissante, elle nous a rapproché avec ma sœur. Elle était contente de m'aider et de s'exercer et moi de tenter cette nouvelle expérience (sans payer, en plus) (surtout sans payer) (nan parce qu'en plus elle vient chez moi et elle ramène la bouffe, c'est tout bénef).

Et si je me transforme en Bree dans les prochaines semaines, je te tiendrais informée...


La Prune


dimanche 16 février 2014

Baby Look #25

Cette semaine Brugnon te présente un chouette Jogging bleu en 18 mois (il en avait 7 sur la photo) (oui oui) de chez Kiabi composé d'une veste à capuche avec fermeture éclair et d'un jogging avec genoux matelassés.

Il existe en vert et en gris, je voulais le prendre en gris mais il n'y avait plus sa taille en haut ! 

J'adore la matière toute douce et confortable. 

Les chaussettes cars sont fournies par la nounou parce que j'avais oublié de lui en mettre dans le sac (mère indigne). 



vendredi 14 février 2014

Comme un manque...

 
Je suis issue d'une famille recomposée avec trois frères et soeurs beaucoup plus âgés que moi. Trop, en tous cas, pour avoir nourrit une relation fusionnelle. Le plus gros de ma famille est réparti entre le sud de la France et le Portugal lointain. Les grands repas de famille étaient rares et précieux. Je n'ai pas vraiment d'histoire familiale, de souvenirs de famille, de grande maison ancestrale...

C'est peut-être pour ça. 

Pour ça que je souffres d'avoir une belle-famille qui me rejette sans me connaître. 

Pour ça que la présence de mes parents auprès de mon fils me semble si importante. 

Pour ça que quand ma voisine s'excuse du bruit de ses enfants je lui sourit. 

Pour ça qu'aujourd'hui je réalise. 

Je veux encore des enfants. 

Tout plein. 

Je veux des cris et des rires, une maison pleine à craquer. 

Je veux des dimanche jeu de société. Des départs en vacances aux allures de déménagement. Des tartes aux pommes qui chauffent dans le four (va falloir que je m'y mette hein). 

Je veux me plaindre de n'avoir plus une minute à moi, mais pas à cause du travail. 

Je veux des cartables qui s'alignent et des départs à l'école main dans la main. 

Je veux des filles à câliner, des garçons à cajoler, du bleu, du rose, des petites voitures et des poupées, tout mélangé... (je jouais bien aux petites voitures moi !)

Je veux distribuer des bisous par centaines, de l'amour par millier. 

Je veux même des disputes, des couches qui puent à changer, et des nuits qui ressemblent à rien.

Je veux des petites mains qui collent, des bisous baveux, des dessins sur le frigo, des tâches qui partent pas sur les pantalons. 

Je veux du linge qui s'accumule, investir dans une machine de 8 kg, et faire 3 lessives par jour.

Je veux une maison pas rangée mais pleine de vie, où on ramasserait les jouets après une journée éreintante en se disant qu'on est fous, qu'on est épuisés, mais qu'on a de la chance. 

Je veux une grande famille.

J'ai un enfant, merveilleux, qui se porte très bien. 

J'ai de la chance, certes. 

Mais je voudrais plus.

Peut être que ça ne restera que dans l'ordre du fantasme, qu'un jour je trouverai mon équilibre ou que je ne trouverai pas le courage...

Mais pour l'instant je veux une famille nombreuse. 

(ça va Pruneau, t'es toujours là ? T'as pas fait de syncope ?)



Finis tes devoirs...
Il est trop lourd mon cartable,
Laisse tranquille ton frère,
Les enfants à table...


mercredi 12 février 2014

Quand la fatigue parle pour moi - #BadMother

Source www.bebetou.com

J'ai beau savoir que Brugnon est petit, qu'il ne le fait pas exprès, qu'il a presque toujours une bonne raison... J'ai du mal à supporter les chouineries en continue (parfois 7 ou 8 heures d'affilée) (putains de dents), les hurlements (qui augmentent en volume au fil des mois)... surtout quand je ne peux rien y faire. 
 
Je sais que ça ne sert à rien.

Mais je craque. Parce que je n'arrive plus à penser. Parce que c'est toujours quand j'ai plein de choses à faire. Parce qu'il me fait ch*er, disons le franchement. Et c'est comme le jour de mon accouchement. Il faut que ça sorte. Alors je crie. Plus fort que lui. Je lui dit de se taire. Que ça suffit. Que je n'en peux plus.

Comme cette nuit où je me suis écroulée à 20h35 en ayant mal dans tout le corps sans parvenir à trouver le sommeil. 

Phase 1. A 21h30 Brugnon a eu faim. Peut être que je n'avais pas les yeux en face des trous, mais le biberon était plein de grumeaux, ça a donc été une horreur à lui donner, il s'arrêtait toutes trois gorgées pour pleurer. J'ai préparé un autre biberon. Mais il n'en a pas voulu (merci le gâchis hein). J'ai gardé mon calme. On a fait un câlin. Il s'est rendormi. J'ai nettoyé le biberon et je suis retournée me coucher (vers 22h). 

Phase 2 A 2h du matin il s'est réveillé en hurlant. J'ai checké comme d'hab et j'ai compris. Body, pyjama, draps du lit... il était trempé (tout ça parce que je lui ai laissé sa couche lavable après le biberon) (je le sais pourtant hein qu'elles peuvent pas tenir une nuit si ya un biberon) (mais pourquoi je tente quand même je te le demande ???)

Changement de couche (jetable cette fois) (ne tentons pas le diable). Brugnon est fatigué. Il hurle. Il donne des coups de pieds (BIM l'estomac !) (BIM les nichons !) (t'as raison j'en n'avais plus besoin t'façon). Je finis tant bien que mal par l'habiller. Comme Pruneau n'est pas à la maison et que je ne peux pas poser Brugnon, je pars chercher une couverture dans l'autre chambre et je la pose sur le drap souillé. On verra ça demain. Je rendors la bête, je pars mettre la couche et les vêtements mouillés à tremper (pour éviter que les chats n'aient des idées), j'éteins toutes les lumières et je retourne me coucher. 

Phase 3 A peine la tête sur l'oreiller que Brugnon se remet à hurler. Je le prends dans mes bras. Il est encore trempé. Je me dis que c'est peut être le drap qui a imbibé la couverture. Mais non. Fuite de couche. Encore. En 10 minutes chrono !!! C'est un complot !!! Re-changement de body et de pyjama d'un bébé qui se tord dans tous les sens en hurlant. J'ai au moins perdu 2 points d'audition (sans parler de mes nichons) (RIP). 

Je le remets au lit, les pyj et le body mouillés vont rejoindre leurs copains dans le lavabo.

Je recouche Brugnon qui... ne trouve plus le sommeil. Il chouine, il hurle, il sanglote. Je le berce, je chante, je mets mon iphone sur la table à langer (son doudou MP3 est en rade). Je lui donne une peluche, un doudou, un jouet. Je refais un câlin, le tour de l'appart en le berçant, j'essaie de le laisser pleurer quelques instants pour voir...

3h passent. Puis 4. Brugnon est inconsolable. 

Et moi je perds patience. Parce que je sais que je suis déjà épuisée et qu'une nuit blanche de plus va me mettre à genoux. Parce que je sais que le réveil sonnera quand même à 6h et qu'il me faudra commencer une autre journée de malade. Parce que ça fait plus d'un mois que je tourne à ce régime et que Brugnon fait de moins en moins de bonnes nuits.  

Alors oui, j'ai craqué. 

J'ai crié depuis mon lit "mais tu vas me laisser dormir, bordel !" (pardon les voisins).

Je n'en pouvais plus. 

Je me suis levée tout de suite après pour aller le voir. Vers 4h30 j'ai réussis à le reposer dans son lit sans qu'il n'hurle et on s'est enfin rendormis l'un comme l'autre vers 5h. Quand le réveil a sonné à 6h pour moi, Brugnon dormait toujours. 

Quand je l'ai entendu gazouiller à 7h et qu'il a été un bébé exemplaire j'ai tout oublié. Hormis ma fatigue. 

Cette fatigue qui me fait perdre patience. Qui me rend irritable. Qui m'empêche de réfléchir. Qui me fait peur. 

Je n'aime pas qu'elle parle pour moi. Qu'elle dispute mon fils. Qu'elle dirige ma vie. 

Je suis une maman fatiguée, comme beaucoup (toutes ?), et je n'aime pas ça.

Voilà. 

(Billet qui sert à rien, je sais).

mardi 11 février 2014

#Projet 52 - Semaine 7 - Amour



AMOUR


Ooooooooh le joli thème en cette semaine de St Valentin !

Je n'ai pas eu besoin de chercher longtemps, quand on me dit "amour" j'ai toujours les yeux qui tombent sur cette alliance, offerte il y a 7 ans quand j'étais à l'hôpital, elle ne m'a jamais quittée, sauf quand Pruneau et moi nous nous séparions le temps des vacances et qu'on s'échangeait des objets (oh c'est meugnon !!!). Elle a toujours été avec moi. Même le jour de mon accouchement en salle de travail. 

Elle est en argent, elle est toute simple, elle a connu quelques coups, des rayures, des bosses et des cabosses, mais elle est toujours là. 

Un peu comme nous, quoi. 

(oh c'est beau !)



La semaine prochaine le thème sera "lire"...

lundi 10 février 2014

Le syndrôme du bébé géant.



Dès mon troisième mois de grossesse on m'avait prévenue que Brugnon était un bébé "hors normes". Le foetus avait 15 jours d'avance au niveau de la taille et du poids, on avait pu déterminer le sexe dès la première écho morpho et dès le deuxième trimestre, on l'avait estimé à 4.2 kg et 57 cm (ouf !). 

Au troisième trimestre le gynéco n'osait même plus faire des prévisions, se contentant de me sortir un "la vache, ça c'est du tibia, il va être costaud votre bonhomme !". De quoi me faire flipper du périnée. 

Fort heureusement pour moi (et mon périnée) Brugnon ne faisait "que" 3.585 kg et 51 cm à J-5 (ce qui est déjà pas mal, mes 5 points de suture en témoignent).

Mais il s'est bien rattrapé depuis.

Il a une courbe haute mais harmonieuse et après vérification j'ai suivi approximativement la même à mon époque. Rien d'exceptionnel, donc. 

Sauf qu'à ce jour, rien n'est conçu pour ce qu'on appelle entre nous les "bébé géants". 

Ma copine Elsa me demandait ce que représentait 18 kg pour l'achat d'un porte-bébé. Je lui ai répondu que 18 kg ça faisait environ 3/4 ans. 

- C'est le poids auquel s'arrêtent les couches lavables (le début de la propreté, donc), 
- C'est le poids auquel s'arrête notre siège auto 0+/1, 
- C'est le poids auquel s'arrêtent la plupart des porte-bébés. 
- Les sièges caddie et la plupart des poussettes cannes eux s'arrêtent à 15 kg. 

Et Elsa de répondre : "mais attends... Brugnon il fait déjà 10 kg nan ?"

Et oui. Brugnon à bientôt 8 mois "devrait" faire 69 cm pour 8.2 kg. 

Sauf qu'il fait (approximativement) 74 cm pour environ 10 kg. 

Et rien n'est prévu pour un bébé de cette taille. Il faut composer tous les jours avec un monde qui n'est pas adapté. Ca peut paraître anodin, mais moi ça m'angoisse, parce que je visualise déjà la suite.

Par exemple j'habille mon fils en 18 mois. Autant te dire qu'avant son premier anniversaire, il passera du rayon "bébé" (0-24 mois) au rayon "enfant". Ce qui veut dire plus de bodys (je peux te dire que ce jour là on va m'entendre pleurer depuis la Lune) et plus de pyjamas grenouillère (sauf en cherchant furieusement) Et ça veut aussi dire qu'il faudra composer avec des vêtements qui ne sont plus conçus pour contenir une couche. Et bah ouais, mine de rien, ça fait une différence. A 3 ans, on est sensés être propre, mais mon fils, à cette taille là, sera encore un bébé. 

Et pour le reste c'est pareil.

Brugnon s'est vite retrouvé trop grand pour son cosy, mais trop jeune pour être mis en poussette canne (rappelle toi, j'en parlais ). 
Vers 4 mois Brugnon est devenu trop lourd pour que je le porte en ventral, mais trop jeune pour le porter en dorsal (une des raisons pour lesquelles j'ai du arrêter le portage) (ça et mes lombaires toutes tassées de petite vieille). 
Aujourd'hui Brugnon est trop grand pour les sièges caddie "bébé" mais trop petit pour les sièges "enfant" car il ne se tient pas assis tout seul. Une vraie galère pour les courses (en poussette généralement, paie ta galère quand t'es toute seule pour faire les courses de la semaine).

Et c'est difficile psychologiquement aussi. Parce que je dois abandonner la plupart des objets de puériculture avant tout le monde (comme si le temps passait pas assez vite comme ça !). Et parce qu'il faut continuer à traiter comme un bébé un Brugnon qui a la taille d'un enfant.

Et parce que les gens ne peuvent s'empêcher de juger ce qui n'est pas "dans la norme", on m'accuse très souvent de trop le nourrir, de le gaver même (je rassure tout le monde, mon fils mange à sa faim et je n'insiste pas quand il ne finit pas). On s'étonne qu'il ne parle pas, qu'il ne tienne pas encore assis ou qu'il ne cherche pas à se lever.

Et je souffre de voir qu'à son jeune âge il paie déjà sa différence. Je souffre de voir à quel point notre monde considère que nous sommes tous du même moule, comme des moutons.

Mon enfant a bon appétit, il grandit bien, se développe parfaitement et chaque repas est rondement mené, sans chichi, sans caprice. Je n'ai jamais eu d'inquiétude sur son poids, il n'a jamais eu de problème de santé. C'est un chouette bébé, même s'il est chouineur, il est plein de vie, d'énergie et de bonheur.

Alors non, mon fils n'est pas anormal, il est juste hors normes.

(je dédis cet article à Maëva qui a deux bébés géants à la maison, et qui est m'a permis de prendre conscience que mon fils n'était pas seul !)

La Prune