jeudi 16 octobre 2014

Le Barjomètre




Des fois, quand on lit mon blog, on peut penser que je suis quelqu'un d'extrêmement intelligent (qui a dit non ?), de doux, de responsable, de sensé... Que Nenni mon ami, tout cela n'est qu'apparence, et si tu parles à mes proches (ou rien qu'en trainant sur Facebook) tu constateras qu'il n'en est rien et que je ne suis pas seule dans ma tête - jamais - (mais il ne faut pas le dire trop fort, j'ai un fils à charge, faudrait pas que je me fasses interner). 

Et pour preuve, j'ai été repérée par le merveilleux Animacorne, la mascotte officielle des Barjoblogueuses.

Les Barjoblogueuses, c'est trois nanas - encore plus tarées que moi - si, c'est possible. 

Elles m'ont donc envoyé un "barjomètre". Le But  ? Vérifier si ma réputation est la bonne et si je suis vraiment tarée de dans ma tête. Attention, c'est important ! 

Je vais donc répondre à certaines de leurs questions. 

Et toi ? Toi tu devras voter en commentaire, de 0 à 50.  0 signifiant que je suis tout à fait saine d'esprit. Genre Simone de Beauvoir. Et 50 que je suis totalement démontée de la tête. Mais là j'ai pas d'exemple. Ce que tu gagnes ? Mon respect éternel. Et un chemin de marshmallow au Paradis. 

Le jury des Barjoblogueuses se réunira ensuite pour délibérer et m'octroyer une licorne barjomètre rien que pour moi alors tu vois, l'enjeu est CRUCIAL !


Tu es prêt ? 

C'est parti !

1 ) - Ton bébé hurle à tout va qu'est-ce que tu fais ? 
1- tu attends que ça passe en essayant de le consoler
2- tu t'énerves y'a pas raison qu'il soit le seul a brailler 
3- tu le bâillonne à grand renfort de chatterton

La mère parfaite que je suis te dirais que mon fils ne hurle jamais, il s'exprime. Il s'exprime fort et longtemps. Et de préférence à 4h du matin. Donc oui, j'aimerai (ô combien) être une grande adepte du Chatterton. Ou du congélateur (oh ça va hein). Mais j'ai peur que les Services Sociaux me tombent dessus. Alors en général Je le prend dans mes bras et j'essaie de chanter plus fort que lui. LE PETIT OISEAU A PRIS SA VOLEEEEEEEE A PRIS SA - A LA VOLETTE - A PRIS SA - A LA VOLETTE - A PRIS SA VOLEEEEEEEEEEEE. (les fan de Kaamelott me salueront dans une standing ovation inoubliable).

2) - Qui est venu en premier l'œuf ou la poule ? (argumente)

Depuis le temps qu'on se pose cette question... je commence à douter. Ne serait-ce point un complot des Illuminatis pour nous faire oublier les vrais débats. Par exemple est-ce qu'on va vraiment être un jour en rupture de Nutella ? Pourquoi est-ce que Jack n'a pas tenté une deuxième fois de tenir sur cette foutue planche alors qu'il y avait largement de la place pour deux ? Ahaaaaaaa ya cachalot sous galet on est d'accord !


3) - Pourquoi les raisins noirs sont-ils rouges quand ils sont verts ?

Parce que sinon le pinard serait noir. Et on pourrait plus dire "vin rouge". On dirait "vin noir". Et ça voudrait rien dire. D'ailleurs en portugais on dit "vino tinto" ce qui ne veut pas dire vin rouge mais vin coloré. Admet que c'est beaucoup plus logique.

4) - Pourquoi quand on ouvre une boîte de médicaments c'est toujours du côté de la notice ?

 Je soupçonne à nouveau les Illuminatis. Comme avec la tartine qui tombe du côté du beurre.

5) - Pourquoi tourne-t-on la manette quand on joue aux jeux vidéo ?

 Parce que sinon ça tourne pas assez !!!!

6) -  Pourquoi les BN sourient-ils alors qu'ils savent qu'ils vont êtres bouffés ?

Parce qu'ils sont un peu sado-maso. Ils aiment bien se faire lécher le chocolat et croquer la fesse. Bande de cochons ! 

7) - Pourquoi Sacha retourne t-il sa casquette avant une bataille de pokémons ?

Je pense que c'est une question d'inertie. Il doit avoir une meilleure prise au vent. C'est comme les mannequins japonaises qui mettent leurs pieds en dedans pour faire plus "cute". De toute façon, les japonais... (huhuhu)

Voilà, à toi maintenant, vooooooooooooooote !
      

mardi 14 octobre 2014

Le jour où j'ai failli aller au salon de l'auto

Alors bon, comme tu le sais, je ne suis pas une pucelle du salon de l'auto. J'ai arrêté de compter mais je dois en être à mon 5ème ou 6ème. Autant te dire que je maîtrise le sujet (au cas où certains machos imaginent qu'on ne savait pas ce qu'on faisait hein). On y est déjà allées en voiture et en transports, en fonction de ce qui était le plus pratique à l'instant t.

Là, on avait prévu d'y aller en train pour éviter les bouchons. 

La veille de l'expédition, Guimauve - ma meilleure amie et copine de salon - m'appelle. 

"Prune, on a un problème... ya des travaux sur les voies SNCF, ya aucun train ni RER... éventuellement, ya des bus, mais ils ne vont pas jusqu'à Paris..."


Mouais. Donc là tu vois, 1h de voiture, 1h de bus et du métro derrière, déjà adulte c'est chiant, mais avec un gamin de 16 mois c'est pire (oui, parce que j'avais personne pour garder Brugnon vois-tu). 

Du coup, pas le choix, on ira en voiture. 

Donc le samedi, à 9h pétante je débarque chez Guimauve après 1h de bagnole. Guimauve s'est dévouée pour conduire parce qu'elle ne devient pas une dragonne en pleine periode de ragnouf dès qu'elle entre sur le périph, elle. 

Il a donc fallu que j'installe le siège 0+/1 de Brugnon dans la  (petite) voiture de Guimauve. 



Vers 9h30 (le premier qui fait une remarque...) nous partons direction Paris. En théorie, le voyage devrait durer environ 1h. 

A 10h nous arrivons à l'entrée du périph sud, direction porte de versailles (jusque là, tout va bien). 

A 12h... on y est toujours. 

Je te passe le déjeuner donné à Brugnon tordue en deux sur le siège avant hein...

A 12h30 nous arrivons enfin devant le salon.

A 13h nous arrivons devant le premier parking. Il est complet (sauf adhérents) (mais on n'est pas adhérents). On nous indique un autre parking où on nous affirme que oui oui madame, promis il y a des places. Mais il faut refaire le tour du bâtiment. 

A 13h30 nous arrivons enfin au deuxième parking... complet lui aussi (sauf adhérent) (mais on n'est toujours pas adhérents). Le troisième... pareil... et le quatrième... ah bah ya pas de quatrième. 



A 14h, on fait un point. Nous sommes parties depuis 4h30. On aurait pu aller au Mont St Michel, à Rennes ou à Nantes. Au lieu de ça on a fait un trajet de la banlieue à Paris. On n'a pas trouvé de place où se garer. Des dizaines de voitures tournent en rond à la vitesse d'un escargot anémié à la recherche de la même chose que nous. Et même si on fini par trouver où garer, il nous restera à peine 1h ou 2 pour visiter des kilomètres et des kilomètres de salon remplis de monde. 


On a fait demi-tour. 

Nous n'avons mis qu'une heure pour rentrer. ça nous a presque fait bizarre de passer la seconde dis donc. 

Bref, samedi, on a failli aller au salon de l'auto. 

Je remercie mon fils pour sa patience d'ange, Guimauve pour sa sérénité et sa conduite "de parisienne" et tout particulièrement la SNCF de nous avoir considérablement compliqué la tâche, pour changer. 

vendredi 10 octobre 2014

Le hasard fait bien les choses.

Tous les deux ans, c'est la même rengaine. On ne se pose même pas la question. C'est une évidence pour tout le monde, c'est acquis.

Le Salon de l'Auto, c'est notre sortie entre filles. 


(oui Pruneau déteste ça, mais il veut bien aller dans un salon de broderie, ne cherches pas à comprendre). 

En plus de notre bonheur de voir les nouveaux modèles et de baver sur des voitures qu'on ne pourra jamais se payer, chaque salon nous rappelle des souvenirs. D'un autre salon, d'autres années, de nous, plus jeunes de 2 ans, de 4 ans. 

Et surtout, notre kiffe à nous, c'est de faire des challenges sur la vie. C'est notre petit jeu. 

"Tiens, et dans deux ans quand on reviendra, on en sera où ?"  


Il y a 2 ans, je déprimais (vraiment hein). Parce qu'on s'était vues mariées et maman. Guimauve était mariée depuis quelques mois tandis que nous tentions d'être parents depuis 6 mois, sans succès.  Elle avait réussis, moi pas. Elle avait concrétisé son rêve, le miens restait dans les valises. Et c'était la première fois que je me trompais. 

J'ai écrit cet article le 27 septembre 2012. 

C'était avant de savoir. 

Parce que le 27 septembre, ça faisait environ 4 jours qu'un petit conglomérat de cellules en pleine méiose (tu sens la révision intense de biologie de la future auxiliaire de puériculture là ?) s'était installé bien au chaud dans mon bidou. 

Je l'ai appris une semaine plus tard.

Je suis donc allée au Salon enceinte de 3 semaines, en pleines bouffées de chaleur et nausées. Mais j'étais la plus heureuse des femmes.  

J'avais finalement été exaucée. Pile au bon moment. Pile pour avoir eu raison, en fin de compte. 

Il y a deux ans je le portais dans mon ventre, cette année je le porterai dans mon dos. Mon petit conglomérat de cellules de 12 kilos. 

Je ne sais pas ce que nous allons souhaiter pour dans deux ans. Nous sommes toutes deux gâtées par la vie, par nos enfants. Peut être qu'elle se souhaitera propriétaire et que je me souhaiterais Auxiliaire Diplômée (ou presque) et peut être future maman à nouveau. 

Mais une chose est sûre.

On y sera. 



Moi, enceinte de 3 semaines, à bord d'une Fiat 500 édition spéciale liberty, octobre 2012

Garder confiance

Aujourd'hui, j'ai eu mon entretien à Pôle Emploi pour la concrétisation de mon inscription au chômage. 

Je savais que j'entamais une aventure peuplée d'embûches mais cela m'a été confirmé. Malgré leur bonne volonté et leur acceptation de mon projet en cette période où les chômeurs sont pointés du doigt (alors que, entre nous, c'est facile d'accuser les chômeurs plutôt que de chercher une solution aux suppressions de poste) (je dis ça je dis rien). 

300.


300 c'est le chiffre qu'on m'a donné en guise d'estimation. 300 personnes qui postulent pour entrer en IFAP, 20 places par an. 

Et si toutefois j'étais prise dans l'autre IFAP que je vise, la formation (à 6000 €) serait entièrement à ma charge. Parce que je vis à la porte de 3 départements, de 3 régions, mais pour l'ami Popole je ne suis que Normande. 

Je n'ai aucune connaissance. Je travaille, d'arrache pied. J'essaie d'acquérir toutes les notions de biologie qui sont nécessaires. Je révise l'anatomie, les appareils, j'essaie d'apprendre les termes venus d'ailleurs comme "Malpighi" ou "Jéjunum". 

Tout, plutôt que de reprendre ce travail de secrétariat qui ne m'apporte rien et qui m'ennuie profondément. Plus de journées derrière un bureau, devant un ordinateur. Pitié. 

Je sais que je ne dois pas baisser les bras, surtout pas maintenant alors que, finalement, ce n'est que le début, que tout est jouable encore. 

Comme dirait Pruneau "il ne faut pas partir perdante". 

Mais c'est mon caractère. La gagne, l'ambition, le culot ne font pas vraiment parti de mes qualités. 

J'espère cependant. 

Je travaille, je révise, et j'espère. 

Un coup de pouce du Destin. Un signe que je suis dans la bonne voie. 

Un changement de vie durable et heureux. 

Je garde confiance. 

source

dimanche 5 octobre 2014

La Voie #2

La semaine dernière, je te parlais de l'une des voies vertes qui traversent ma région. Cette semaine, nous avons voulu profiter des derniers rayons de soleil pour en découvrir une nouvelle portion.

La gare de ce village a été transformée en une magnifique école. Les quais donnaient directement sur une vaste usine de papier qui témoigne une fois de plus de l'ampleur de l'industrie qui enrichissait autrefois ces petits villages aujourd'hui déserts. 

De grands chênes, un vaste étang à notre gauche, des champs à perte de vue à notre droite... hormis les coups de feu des chasseurs, tout est silencieux. Nous sommes seuls au monde, tranquilles. Notre Brugnon peut gambader comme il le souhaite sans craindre quoi que ce soit... 

Un peu plus loin est indiqué un gué où - selon la légende - le géant Gargantua se serait reposé et aurait retiré du gravier de sa chaussure. Les deux énormes rochers sont toujours là. 

Moi qui pars toujours chercher la magie dans des lieux éloignés, je suis de plus en plus émerveillée par les trésors que ma région a à m'offrir. Une raison de plus d'être fière d'être Normande.







samedi 4 octobre 2014

Redevenir moi

Nous avons fini cette semaine avec de nouveaux rythmes. 

C'est une impression étrange. L'impression d'avoir le temps et de ne pas voir passer la journée en même temps. L'impression d'être en vacances, entre parenthèses, de bientôt devoir retourner au travail. 

Mais j'ai surtout l'impression de redevenir normale. 


Je redeviens une mère.


Mon fils passe désormais plus de temps avec moi qu'avec sa nounou, ce qui n'a pas été le cas pendant ces 9 derniers mois. Je redécouvres des gestes de maman. Je peux lui donner un bain tous les jours, un vrai bain où on a le temps de jouer et de rire en éclaboussant partout, pas la toilette de chat vite fait avant le coucher. J'ai le temps de l'habiller le matin et de l'emmener à pied en lui expliquant ce qu'on découvre sur notre chemin. Je me consacre 100% à lui quand il est là, sans faire 1000 autres choses en même temps. On lit et relit des livres sans arrêt, je lui pose des questions, j'essaie d'enrichir son vocabulaire. Je le vois évoluer, apprendre, grandir. Je retrouves le plaisir de lui préparer des petits plats maison. 

Je redeviens une femme, aussi. 


J'ai du temps pour moi. 7h exactement. Le temps de prendre une douche chaude, de manger dans le calme. Le temps de m'occuper de mon linge et de mes courses sans avoir à tout caser le samedi (quand ya pas grand monde) ou le dimanche matin. Je m'octroie une petite sieste le midi avant ou après le déjeuner. Je n'ai plus le stress des bouchons ou des transports en commun. 

Après trois jours, le résultat s'est fait sentir immédiatement. Je suis beaucoup plus zen. Avec mon chéri, avec mon fils, avec mes chats... j'ai arrêté de m'énerver pour tout et d'avoir envie de hurler à peine rentrée du boulot.

Je redeviens une voisine. 

Après trois ans de "bonjour-bonsoir" échangés avec mes voisins quand on se croisait par hasard, j'ai passé plus d'une heure à discuter avec ma voisine jeudi dernier. On a fait les courses ensemble, on est rentrées des courses ensemble, elle m'a invité chez elle et m'a demandé de garder son chat. En un seul après-midi on a pulvérisé mon seuil de vie sociale sur les 3 dernières années. Incroyable. Et on s'est promis un apéro, attention ! 

Je redeviens un cerveau

Depuis des années à faire des choses par automatisme, je retravaille ma mémoire. J'apprends de nouvelles choses, je découvres des mots. Alors, bon, j'ai un peu l'angoisse de ne jamais réussir à tout intégrer, mais j'ai enfin l'impression de ne pas me liquéfier de l'intérieur. 

Je ne sais pas si j'ai fait le bon choix à long terme. Je ne sais pas si je vais réussir ce concours, si cela me plaira autant que je l'espère. Je sais qu'on va un peu serrer les fesses pour finir l'année et offrir un beau noël à notre fils. 

Mais je sais que c'était le bon choix à faire à l'instant T. 

Le temps est un luxe immense. Un luxe que je n'avais pas pu m'offrir depuis des années. Cette vie n'est que provisoire, mais elle me correspond tout à fait. C'est la vie qu'il me faut. La vie qu'il nous faut... 

Pour l'instant. 

 

jeudi 2 octobre 2014

Les Barjoblogueuses

Il était une fois trois princesses totalement maboules prénommées Nini, Nekazy et My Factory of Love (bah quoi, ça existe comme nom) (si, d'abord).

Et comme elles étaient barjo, elles ont créé une page rien que pour les blogueuses barjos avec des jeux rigolos mais complètement barrés (je t'en reparles bientôt). Que s'appelorio les barjoblogueuses.

Et moi, tu vois, j'ai été super triste. Parce que, quand même, quand on mets "blogueuse" et "tarée" dans la même phrase, c'est quand même pour parler de moi en général !

Du coup j'ai fait du boudin, je me suis roulée par terre, j'ai tapé du pied, parce qu'en plus elles ont un animal de compagnie trop mignon, l'Animacorne, qui bouffe des arc-en-ciel et pète des paillettes... j'étais jalouse !!! Et là elles ont été sympas, elles ont décidé de m'adopter. Je suis donc dans la catégorie "équipe de secours" des barjoblogueuses.

C'est un grand honneur pour moi.

En attendant de t'en parler plus en détail, je vais mettre le magnifaïque logo des barjoblogueuses sur mon blog et j'espère me montrer à la hauteur de l'insigne honneur qui m'est fait !

Je te fais des bisous !