vendredi 21 décembre 2012

Titine et la fin du monde.

Elle me l'avait fait comprendre pourtant. Elle faisait un drôle de bruit depuis quelques jours mais je me disais "pauvre titine, elle est vieille, elle a sûrement des rhumatismes". 

Et ce matin, je suis partie à l'heure (miracle) donc je roulais prudemment sur les routes de campagne. 

Soudain... 

gling gling gling gling PLANG !!!! 

Donc forcément, je m'arrête. Feux de détresse, gilet jaune, je commence à être habituée depuis le temps...  Je suis dans un virage, donc je met mon triangle et je reste phares allumés pour être bien vue.

Je pensais à un pneu qui avait explosé et là... Je retrouve mon pot d'échappement à la verticale coincé sous ma voiture. Bon. Comment je fais moi maintenant ? 

J'essaie de tirer, de pousser rien à faire. Un Monsieur se propose de m'aider, mais bon Pruneau n'est qu'à 10 minutes, il va venir m'aider hein ! Merci Monsieur !

Grossière erreur. Il est 6h47 précise et Monsieur Pruneau dort comme un loir... (et son portable était déchargé, donc éteint). 

J'appelle un dépanneur qui me dit qu'il est trop tôt, j'appelle mon papa qui me conseille d'essayer de décoincer le pot en avançant. Titine pousse des cris de douleurs mais ça y est, le pot se décoince... et reste accroché à la voiture. Impossible de partir dans cet état. 

De nombreuses personnes s'arrêtent pour m'aider, mais principalement des femmes alors décrocher un pot d'échappement... enfin à 7h37, un Monsieur de chez Colas s'arrête et BAM ! un gros coup sur le pot qui tombe ! 

VICTOIRE !!! 

Je met le pot dans le coffre, le remercie vivement, le regarde s'éloigner en rangeant mes affaires. Je retire le frein à main, tourne la clé... 

KEUF KEUF. 

keuf keuf ? Non mais Titine, c'est quoi ce bruit à la con ? keuf keuf ???

Batterie à plat. La faute aux phares. Damned. 

Et me voilà tentant d'appeler désespérément Pruneau... 7h45, 7h51, 8h00, 8h01, 8h06, 8h11 (tu sens l'énervement qui monte ?) 8h15, 8h17, 8h20...

8h25 Pruneau répond ENFIN !!!! Il se prend la rincée de sa vie mais pas trop, chui trop gentille comme fille.

8h40 mon Chevalier Blanc arrive enfin. On décide de descendre en marche arrière jusqu'au village pour mettre la voiture en sécurité. 

Des ouvriers finissent par nous aider à pousser titine dans le sens de la descente pour l'aider à reprendre haleine...

VICTOIRE, TITINE REDEMARRE !!! 

Le mec demande à Pruneau si je vais pas éteindre la voiture une fois arrivée en bas de la côte... mais euh... j'ai l'air blonde ou bien ? 

Avec le bruit d'une porshe on arrive à la gare à 9h00, mais plus de train jusqu'à midi (vive la campagne). J'ai fini par trouver un train dans une autre gare et je suis arrivée à 11h au boulot...

Titine est toujours sur le parking, et j'espère qu'elle redémarrera ce soir... 


Papa Noël, je voudrais changer ma liste de cadeaux. Je sais je m'y prend tard, mais est-ce qu'à la place de la télé et du nouveau sommier tu pourrais m'apporter un pot d'échappement, des plaquettes de frein et un parallélisme ? Hein ? Dis ?

Et toi ta fin du Monde, c'était comment ?

La Prune

jeudi 20 décembre 2012

Graou or not Graou

Je demande à tous les hommes, et surtout à Pruneau, de ne pas lire cet article. Mon amour, je t'en prie, ne vas pas plus loin, vas plutôt changer les litières, merci, je t'aime. 

L'idée est venue de moi (oui, oui applaudis-moi) et c'est parti en délire sur Facebook de manière totalement incontrôlée (comme souvent) (t'as qu'à viendre pour voir). 


Tout est venu d'un statut où je parlais de Graham de Once Upon a Time.

Mais siiiiiiiiiiiiiii, Grahaaaaaaaaaaam !!! 





Et donc, là, si tu es une femme (ou un momosessuel) normalement constituée tu dois faire "hmmmmmm" ou "ohlala" ou si tu es une femme enceinte avec les hormones en folie (comme moi), tu dois faire "graaaaaaaaaaaouuuuuuuuuuuuu" !!!! 

Et donc avec les coupines, comme on se faisait un peu ch*er il faut le dire, on a poussé plus loin la graoutitude :






Attention les yeux :


Méga graouuuuuuuuuuuu hein ???

Miam miam miam.


Et rien que pour le plaisir, on a cherché tous les hommes graou des séries télé

Donc sont nominés Graou :







Cette liste est non exhaustive bien sûr, si t'as des noms... 

ça y est ?

Tu bave ?

Tu peux me remercier.

Je m'aime.

La Prune

mardi 18 décembre 2012

Tu t'écoutes trop !

J'avais prévu de parler de ça dans mon article d'hier mais je me suis dit que ça ferait trop long quand même.   Donc oui, aujourd'hui je me plains (encore).

Il y a une phrase que j'entends depuis le début de ma grossesse, de la part de mes proches, et qui me fait m'interroger sur la façon dont les autres me perçoivent.

"Tu t'écoutes trop"

Je m'écoutes trop et c'est pour ça que je me sens mal. Si je me plaignais moins, les douleurs disparaitraient. 

Je n'ai pas l'impression de vraiment me plaindre en fait. Je partage mes sensations, je décris ce que je ressens pour partager ma grossesse avec les autres, même si ça n'est pas toujours tout rose, ni glamour. 

Je suis tournée vers l'intérieur, je guette le moindre changement, la moindre chose inhabituelle car ça me donne l'impression de vivre ma grossesse, à fond. Même les nausées, les bouffées de chaleurs et autres joyeusetés je les attends et je les accueilles avec joies car elles me montrent que oui, je suis bien enceinte et que tout va bien, que c'est normal. 

Et je m'écoutes aussi, parce que contrairement à ce qu'on croit je ne le fais pas assez généralement. 


Parce qu'il m'est déjà arrivé d'avoir une carie, de me dire "oui bon, j'ai un peu mal, mais ça peut attendre" et de me retrouver avec une dent en lambeaux et un abcès interne à 2mm d'une de mes vis (oui je suis une femme bionique j'ai des vis dans le visage). 

Parce qu'on m'a déjà dit que je "simulais" quand je me plaignais de douleur et qu'à chaque fois ça a fini à l'hosto. On préfère mettre en doute ma parole que chercher plus loin que ce qui est visible. "non mais là, ya rien sur la radio, donc elle a pas mal, elle simule" Ben tiens. C'est tellement commode.

Parce qu'il m'est arrivé d'arriver chez un médecin qui me dise "oh mais vos analyses sont pas bonnes" ou "oh mais ya une infection là... vous sentez rien ?" ben non. 

Parce que je suis capable de manger des choses plus ou moins douteuses, plus ou moins anciennes, et de ne pas être dérangée quand certains seront malades une semaine.

Alors oui, peut être que je m'écoutes trop, mais c'est pour ne passer à côté de rien. Je ne vis plus que pour moi, j'ai la responsabilité d'un petit être et je ne peux pas me dire "oui bon, là j'ai un peu mal, mais ça va passer"... je ne veux pas être responsable d'une infection quelconque qui ferait du mal à mon p'tit bout. 

Alors oui, je m'écoutes trop, mais à chaque fois que j'en parles à ma gygy, en qui j'ai toute confiance, elle me certifie que j'ai raison, qu'il ne faut pas hésiter.

Donc je compte bien continuer.

(Voilà, promis, j'arrête de râler)

La Prune



lundi 17 décembre 2012

Pas assez enceinte

J'ai des rondeurs, de belles rondeurs. Un joli petit bidou qui ne laisse plus de place au doute, vu que des madames sympatiques me laissent souvent leur place à la caisse (je dois avoir une bonne tête, parait que ça n'arrive jamais... bah à moi si ! Pour l'instant). 

Mais j'y peux rien, je ne me sens pas assez enceinte. 

Pas assez enceinte pour acheter des crèmes anti-vergétures. Je l'ai fait pourtant parce que bon, vaut mieux commencer tôt hein, on sait jamais. Mais je me sentais super mal à l'aise à la caisse. Comme si j'avais pas le droit d'être là.

Pas assez enceinte pour acheter des affaires à bébé. Pourtant j'en ai grave envie et puis je me dis qu'en en achetant un peu chaque mois ça fera moins mal que tout acheter d'un coup ! Alors j'achète peu, un p'tit body par ci par là histoire de...

Pas assez enceinte pour passer aux caisses prioritaires. Même quand on me dit "mais si, allez y, doublez la file" j'y peux rien. Je sais que j'ai le droit, mais passer devant tout le monde c'est trop culoté pour moi, je suis trop bien élevée il faut croire ! 

Pas assez enceinte pour poser la main sur mon ventre. C'est du moins l'avis de mes proches. Pruneau est persuadé que c'est moi qui fait grossir mon ventre à force de le "polir" (!) et ma famille est d'avis que je n'ai pas à faire ça, point. 

Bref. A l'intérieur, j'ai l'impression d'être différente, je suis enceinte, je porte la vie, j'ai du changer toute ma manière de manger, c'est devenu mon premier sujet de réflexion avec tout ce qu'il y a à préparer pour son arrivée... 

A l'extérieur on essaie de me convaincre que je suis "comme tout le monde" et que donc je ne mérite pas de traitement de faveur... et forte de cette éducation je culpabilise à l'idée de me faire passer pour ce que je ne suis pas. Pourtant je le suis et bel et bien... 

Peut être que ce sentiment disparaitra en même temps que mes pieds.... 

La Prune


vendredi 14 décembre 2012

Carmen à l'UGC - Viva l'Opéra !

J'ai hésité à écrire cet article. Je n'aime pas faire des articles purement négatifs, je n'en vois pas l'intérêt. Mais étant une profane, non une critique musicale combinant expérience et plume acerbe, je me suis dit que c'était de bon ton de présenter un avis d'une prolétaire qui n'a pas pu se payer une place à 200 € pour voir l'opéra à Bastille. 

Donc.

Carmen pour moi c'est l'oeuvre, avec un grand O. Je l'adule, je l'adore, depuis que j'ai 10 ou 12 ans. J'ai vu des tas de représentations différentes, parlées, chantées, j'y ai découvert Roberto Alagna, que je n'aime pas en tant que personne mais que j'adore dans son rôle de Don José passionné. Je connais presque toutes les paroles par coeur. J'ai vu des tas de mises en scène, traditionnelles, modernes...

J'aime particulièrement Carmen, ce personnage libre, sauvage, cédant à ses passions plus qu'à sa raison... 

Pour ceux qui ne connaitraient pas l'histoire, Carmen est une Bohémienne qui change d'amoureux comme de chemise non par caprice, mais par passion. Elle s'éprend d'un Brigadier qui est promis à une douce et chaste personne. Il se laisse ensorceler par la fougueuse Carmen au point de tout abandonner pour elle, il se fait dégrader, puis déserte pour rejoindre le clan des contrebandiers... Oui mais voilà, Carmen s'éprend du mystérieux Escamillo, un Toréador qui séduit tout ce qui passe... Don José est jaloux et sanguin, si Carmen n'est pas à lui, elle ne sera à personne...

Je reprends.

Me voilà donc installée au cinéma UGC des Champs Elysées avec mon Pruneau et l'excitation de voir ENFIN une Carmen autrement qu'à la télé.

Comme nous sommes au cinéma, nous commençons la représentation par une interview de Carmen et du Chef d'orchestre. Carmen est blonde. Platine même. Bon. C'est Anna-Caterina Antonnacci. T'inquiète pas je connaissais pas non plus.

1er acte. le décor est pas mal, ça ne me déplait pas. Les enfants sont habillés à la mode des 70's, je trouve ça plutôt rigolo. Micaëla (la promise de Don José) me fait penser à la Bicyclette Bleue avec ses nattes et son béret, ça va bien avec ce personnage pur et pieux, j'aime beaucoup. Il y a quelques beaux gosses parmi les chanteurs, (l'avantage d'être au ciné et pas à l'opéra) ce n'est pas pour me déplaire. Entre Carmen. C'est pas tellement la blondeur qui me gêne, ça va être horrible ce que je vais dire, mais c'est son âge. Elle parait avoir la quarantaine bien tapé, ça fait bizarre pour une Carmen quand même. Ah et puis elle crispe sa bouche en ar-ti-cu-lant, ça fait bizarre ça aussi. Bref, passons. ça n'est qu'un détail. Le duo Don José/Micaëla est juste fantastique. Pur, poignant, tendre, j'ai adoré.



2ème acte. La catastrophe. J'ai pas arrêté de me dire "mais qu'est-ce qu'ils ont fait à ma pauvre Carmen ?" Un Drag-queen en talons rouge avec une robe à paillette verte et des faux seins aux tétons pailletés, une Demoiselle qui fait un strip tease quasi intégral au milieu de la scène, une brune en porte jartelle qui passe sa jambe entre celles d'Escamillo... à quand la partouze ? Et Escamillo parlons-en. En Elvis quoi. Elvis. Et je ne veux pas critiquer le physique, mais bon, un Toréador c'est censé être filiforme non ?


Et la fabuleuse scène où Carmen chante pour Don José uniquement accompagnée des clairons et des castagnettes... elles sont où mes castagnettes ? Ah bah yen à pas. Ils devaient plus avoir le budget. Ou le responsable des castagnettes était malade. Au lieu de ça les acteurs frappent sur leurs cuisses. Et pas toujours en rythme en plus. 

Ma version préférée (pour que tu juge) :


Bon, la déclaration de Don José qui suit est merveilleuse, Nikolai Schukoff a des larmes dans les yeux, c'est poignant, j'aime. 

Entracte. L'occasion de parler à nos voisins. Tout le monde a détesté l'épisode de la taverne de Lilas Pastilla. Mal Barré pour le metteur en scène. Certains s'en vont carrément. Voilà voilà. 

3ème acte. La Montagne. C'est pas mon préféré, je m'ennuie toujours un peu pendant cet acte. Et là surprise, ça se passe pas à la Montagne, ça se passe... Bah au même endroit en fait. Même pas un effort sur le décor. Rien de plus à dire sur cet acte, comme je le disais, c'est pas mon préféré. 

4ème acte : Alors LA je les attendais au tournant, c'est mon acte préféré, le plus emblématique, le plus passionné, le plus expressif ! et ça commence bien, par un défilé de grands mannequins style Ducasse, c'est original, c'est drôle, c'est coloré... J'aime ! Escamillo en costume de Toréador, vu sa carrure, j'aime moins. Carmen avec des lunettes de soleil en plastique vert, j'aime moins aussi. Mais bon. 

Dernier Duo, j'attends la passion, la montée d'émotion, les poils qui se hérissent... Déception. Le couple ne se regarde pas une seule fois, PAS UNE SEULE. Tu parles de passion. Très peu d'émotion dans la voix, ils chantent magnifiquement mais tel que c'est écrit sur la partition, et c'est triste. Et le truc qui m'a le plus choqué, attention, je rentre dans les détails. Imaginez la Scène, Carmen veut rejoindre Escamillo, mais Don José l'en empêche : 
"Où vas-tu ?" "Laisse-moi" "cet homme qu'on acclame, c'est ton nouvel amant ?" "laisse moi Don José, laisse-moi" "sur mon âme, Carmen, tu ne passeras pas, c'est moi que tu suivras !"

Tu imagines bien la scène là ? 

Bah imagine Carmen et Don José bêtement assis l'un dans les bras de l'autre sans bouger racontant cela. 

ça le fait moins hein ? 

(j'adore cette fin, toujours avec alagna, et avec une carmen... graou !!!)



Bref, une fin frustrante et une mise en scène qui ne m'a vraiment pas convaincu. Je comprends bien qu'on veuille faire du moderne avec de l'ancien mais je crois que Carmen est une oeuvre intemporelle. Si pour la moderniser il faut tomber dans le vulgaire et la provocation, ça ne me convient pas. 

La Prune

jeudi 13 décembre 2012

Les angoisses à la con (ou comment un body a flingué ma nuit)

Quand tu tombes enceinte, je te l'ai déjà dit (oui on radote aussi), t'as l'impression d'être juste en train de te noyer, t'es là, tu te débat, t'en veux, mais t'arrive pas respirer, bref, c'est la panique. Bon t'es vachement contente aussi hein (non mais, des fois qu'il y ai confusion, on sait jamais). 

Et au cours de ta grossesse t'as plein d'angoisses. 

Des angoisses super légitimes (vais-je être une bonne mère ? est-ce que notre couple va y survivre ? et le coup de ciseau de l'épisio on l'entend vraiment ?, etc etc)

Et pis t'as des angoisses à la con. 

L'autre jour j'ai donc acheté deux petits bodys trop mignons pour notre p'tit zizi d'amour. 






Et puis, histoire de voir, je les ai déboutonnés et reboutonnés. 

Et là l'angoisse. 

Ya un bouton de chaque côté, trois sur le bas et deux à l'intérieur. ça fait beaucoup trop de boutons tout ça ! Et c'est que le body ! ça veut dire que par dessus yaura ENCORE des trucs ! 

Parce qu'il faut expliquer qu'en matière de bébé j'ai pas beaucoup d'expérience, je suis la petite dernière, j'ai déjà fait du baby sitting donc je sais (à peut près) changer une couche, mais à chaque fois je me sentais un peu maladroite quoi, j'ai pas l'expérience d'une maman qui fait ça 12 fois par jour. 

Et dans la nuit, ça n'a pas loupé, BAM, le fameux cauchemar, je prenais mon p'tit bout et j'essayais de le changer, je mettais dix plombes à ouvrir son body, et c'est finalement une copine qui prenait le relai, qui partait dans une autre pièce avec mon fils et qui le faisait à ma place. Je me sentais nulle, j'arrivais même pas à m'occuper de mon bébé. 

Non mais sérieux. 

Pour un body quoi. 

C'est ridicule hein ? 

Mais du coup je me suis réveillée à 2h30 et je me suis rendormie qu'à 6h (c'était un dimanche, ouf). 

J'ai du regarder les Cité d'Or et Ulysse sur Gully. 

Je crois que je vais porter plainte contre le fabricant de body. 

Saloperie. 

La Prune

mercredi 12 décembre 2012

Etre Enceinte, la vérité Vraie #1.3

Le troisième moi, le premier Graal de la Grossesse, oui, le GG.

Etre Enceinte, la Vérité Vraie, Chapitre 1, partie 3 : le 3ème mois


Le troisième mois commence sur les chapeaux de roues.

Par un malaise en allant chercher le petit dej un samedi matin. Tous les petits vieux de la supérette du village se repaissent de ton image déconfite parce que bien sûr t'étais pas lavée, pas coiffée et mal habillée, t'avais pas pris ton p'tit dej, on le rappelle.

Le début des vomissements. Bah ouais les nausées c'était trop sympa. Du coup quand tu manges pas assez t'as envie de vomir et quand tu manges trop tu vomi. Chaque repas devient une fête.

Un beau passage aux urgences pour une infection urinaire carabinée même si la Madame des urgences t'avait dit que c'était pas la peine. C'est pas ton bébé Madame, j'ai le droit de m'inquiéter non ?! 

Du coup t'as le droit à une petite écho où tu peux apercevoir ton bébé et là BOUM ! Fini le têtard, c'était un vrai bébé, avec une colonne vertébrale fluo, des bras, des jambes et qui se la jouait nage synchronisée pour pas qu'on puisse voir sa tronche. Genre t'as jamais eu autant l'impression d'avoir un alien dans le bide.

Quelques jours plus tard, direction la "vraie" écho avec ton Pruneau cette fois, dans un cabinet indépendant, où ya des écrans partout tellement qu'on se croirait au MIT. Tu commences à retirer ton pantalon et le mec te regarde avec de grands yeux et te dis "non mais, c'est pas la peine hein, on va faire une écho normale".

Grand moment de solitude.

Et c'est parti pour une projection privée avec Pruneau à la découverte de notre bébé.

Première réaction du paternel "putain mais ça bouge !" Oui chéri. ça c'est notre bébé et ça bouge effectivement.

L'échographe te montre tout, la petite main qui te fait coucou, les petites jambes, les petits pieds, le fémur, la vessie, l'estomac, le cerveau... un vrai cours d'anatomie. Il est obligé de donner des petits coups sur le ventre pour faire bouger bébé qui se cache et toi tu vas finir la journée avec des crampes. Bien fait.
 
Et là il te dit d'un air tout à fait banal "vous voulez connaître la probabilité de sexe ?" Grand moment de panique. Toi tu pensais que c'était trop tôt. Mais c'était sans compter la "Ferrari" de ton échographe. Alors tu dis oui, et t'attends.

Un garçon ! 
  
BAM ! Un garçon. Un p'tit mec. Pruneau est chamboulé, il en voulait pas, du garçon, il dit qu'il saura pas faire, mais il pleure de joie quand même, un héritier, un petit mec, NOTRE FILS.

"Mais... vous êtes sûr ?" "Ah bah oui, là, ça pointe droit vers le ciel, symbole de puissance, de virilité de... (et là tout ce dont je me souviens c'est qu'il nous a sorti toute une théorie Freudienne à laquelle j'ai rien compris)"

Bref Pruneau, oui, c'est sûr, c'est un mec, un vrai. 


Voilà. Tu craches 103 € mais tu t'en fous. Pruneau tremble de tous ses membres, toi tu te sens forte comme si t'avais mangé des céréales Lion au petit déjeuner.

Votre bébé.

Votre fils.

La Prune