mardi 8 juillet 2014

La Prune a testé pour toi - Le Henné du Rajasthan

J'ai fait un constat terrible. Angoissant. Surprenant :

La Prune vieillit


Je te vois déjà secouer ta jolie tête, la prendre à deux mains en hurlant "c'est pas vraiiiiiiiiiiii,c'est pas possible, naaaaaaaaaaan !!!"

Il faut pourtant se faire une raison. 

Depuis la naissance de Brugnon, les petits cheveux blancs qui venaient ça et là ponctuer ma sublime chevelure de jais se sont fait plus nombreux, au point que d'autres personnes que Pruneau les ont remarqué (et PAN, dans les dents). Mes cheveux s'assaisonnent comme dirait Gad Elmaleh. Il faut donc réagir.

Pourquoi le Henné ? 

Tu connais mon laïus préféré "j'ai pas le temps !". J'ai pas le temps d'aller chez le coiffeur, j'ai une vie sociale démentielle (oh genre) avec whatmille rendez-vous (des MOIS que j'attends de caser cette expression quelque part), tous mes we sont pris jusqu'en 2076 et avec Brugnon c'est juste impossible de rester 2h au même endroit.

La coloration au henné je peux la faire chez moi, après le couché de Brugnon, en regardant Devious Maids en replay. Et je suis pas obligée de raconter ma vie à la coiffeuse, je peux le faire sur Facebook.

Tu connais mon deuxième laïus préféré ? "j'ai pas les sous !". ça coûte cher une coloration chez le coiffeur alors que le henné du Rajasthan coûte 3.50 € les 250 g chez Aroma-zone, en utilisant en moyenne 3 cuillères à café de henné pour une coloration, dans les dents Franck Provost, il est IM-BA-TTABLE. 
 
Et enfin, le henné est un produit naturel et ancestral, il a fait ses preuves, il pollue très peu et il est pas rempli de plein de cochonneries qui puent l'amoniac comme les colorations de Moune dans les années 90 et qui te mettent des trucs pourries sur le dessus de la tête. 
 
Seuls inconvénients il parait qu'il faut éviter les colorations chimiques avant que les cheveux aient totalement repoussé, sinon ça risque d'avoir des effets bizarres (genre virer au vert, on sait jamais !) et ya pas de massage du cuir chevelu de la coiffeuse. Dommage.

Alors comment ça se passe ?

 Comme d'habitude je me suis beaucoup renseignée, j'ai lu énormément de fiches techniques et de conseils de blogueuses avant de me lancer et j'ai adapté le tout à ma sauce (rebel inside). 

J'ai mis un vieux tshirt de Pruneau, des gants et zou !

J'ai mélangé avec les mains (il ne faut pas utiliser d'ustensile en métal), pour cheveux courts :

- 3 grosses cuillères à café de henné du Rajasthan (rouge) (enfin, la poudre est verte mais le résultat est rouge) (en théorie),
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive,
- 1 cuillère à café de jus de citron,
- de l'eau chaude (mais pas bouillante hein) jusqu'à obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop solide.

J'ai appliqué cette pâte la tête en bas un peu partout, en insistant sur les tempes (où surgissent ces saloperies de cheveux blancs). J'ai enveloppé ma tête dans du film plastique, nettoyé ma baignoire et laissé posé 2h.

Glamour !

Ensuite j'ai rincé un looooooooooooong moment avant d'envelopper mes cheveux dans une vieille serviette déjà bien abîmée par un jet impromptu d'eau de javel puis j'ai sorti le sèche cheveux.

Le résultat ? 

Le henné ne sent pas mauvais. Ca sent fort, mais pas mauvais. ça m'a fait penser à l'odeur des sachets de thé qui ont trop infusés. 

Comme j'ai des cheveux très noirs, le résultat n'est pas très visible, mes cheveux ont pris des reflets acajou qui s'accentuent au fil des jours. Il n'y a pas de démarcation, le résultat est vraiment naturel. Mes cheveux blancs sont devenus roux et se fondent dans la masse. Mes cheveux sont super brillants. 

Ouhlala, mamie fatigue !

Bref, j'ai adoré faire ce soin moi-même, savoir ce qu'il y avait dedans et avoir un résultat simple et naturel. Je recommencerai dès que j'aurai une soirée de libre !

Convaincue ?



lundi 7 juillet 2014

I'm alive !

J'ai survécu, bordel. 


Survécu à 1 mois de calvaire, de nuits sans sommeil, de week end pourris avec un bébé impatient, colérique, hurlant sans arrêt et réclamant les bras ! 

Survécu à la poussée de 3 p*tain de molaires (oui je sais, il en reste encore, sois gentil s'il te plait, ne me gâche pas mon plaisir !)

Vendredi Brugnon est passé par la case ostéo (merci Moune et Pap's de vous être dévoués) et on a passé un week end quasi idyllique. 

Un périple en Belgique dans le calme, un après-midi sympa dans un espace de jeux pour enfants où il s'est éclaté, un endormissement super calme dans la poussette malgré le bruit ambiant, il a dormi jusqu'à minuit pendant qu'on enchainait les danses écossaises dans la salle d'à côté. Un réveil à minuit et demi juste à temps pour rentrer. Une nuit en cododo (oui, je sais, mais il était 1h du matin, il était dans un environnement inconnu et on voulait dormir quelques heures quand même) jusqu'à 6h30 du matin (on dira ce qu'on voudra mais le cododo sauve des vies) !

Un miracle ! 


Cette nuit encore, après un couché un peu difficile, il a dormi jusqu'à 5h dans son lit, puis à nouveau 1h30 dans le notre (avec un micro-réveil pendant lequel il s'est marré avant de se rendormir d'un coup) (cet enfant est dingue) puis à nouveau 45 minutes dans le sien après un gros biberon...

Je sais qu'il ne faut pas crier victoire. Qu'il y a encore plein de dents et plein de raisons potentielles pour que je refasse des nuits pourries. Mais dormir plus de 5h d'affilée, prendre un café et une douche tranquillement sans bébé hurlant dans les pattes, partager des sourires et des rires avec mon fils, faire un beau week end en famille sans prise de tête... purée ... 


ça fait du bien !


Brugnon et Pruneau à Youplacity

vendredi 4 juillet 2014

Baby Look #36

 Aujourd'hui j'ai complètement craqué sur ce short à Bretelles de chez H&M, (qui n'est plus dans la collection mais tu peux en trouver un semblable ici) en taille 3 ans (les bretelles sont réglables). Le body tout déformé et décoloré (mais on s'en fiche parce que ça grandit vite ces bêtes là) vient de chez Kiabi (taille 24 mois).
Alors, il est pas craquant mon fils ? (si, je suis très objective).

La Prune

jeudi 3 juillet 2014

#Projet52 - Semaine 27 - Rue




RUE



Bon ok, j'ai triché... j'aurais pu montrer le côté "rue" le vrai de vrai, avec des voitures dessus. Mais ce côté là est quand même plus sympa. Mais ya une partie goudronnée hein, quand même. Ya même des scooter qui font les kékés à faire des roues arrière dessus sans casque. 

A gauche, tu peux apercevoir le Prunier et à droite il y a un bras de l'eure :-) 

Avoue quand même que ça fait plus rêver qu'une rue avec des voitures hein ! 




La semaine prochaine, le thème sera "vacances" ! 

Poutoux !

La Prune

mardi 1 juillet 2014

La fille qui aimait ses parents

Brugnon est dans une phase très difficile. Il crie beaucoup surtout pour avoir les bras, MES bras, tout le temps, toute la journée. Il ne supporte pas d'être plus de 5 minutes au même endroit, d'avoir la même occupation plus de 5 minutes. Il se couche tard, se lève tôt, et ne fait pas de sieste en journée. Il ne s'endort plus dans les bras, ni en poussette, rarement en voiture (quand je conduis, donc). 
 

J'ai l'impression de mener un combat toute la journée.

Quand arrive le soir je suis épuisée et abattue car je sais qu'on enchaine sur une nouvelle nuit pourrie. Je ne fais plus d'illusion.
 
Nous n'avons plus de vie de couple, plus de soirée à 2. Il faut enchainer les journées de travail sur les soirées éreintantes et les nuits hachées en cododo. Je redoute même l'arrivée du vendredi soir quand je sais qu'il me faudra gérer mon fils pendant deux jours d'affilée. Je suis plus épuisée le dimanche soir que le samedi matin. J'en arrive presque à rêver des bouchons de l'A13 parce qu'au moins je suis seule et dans le silence.

J'ai bien pensé à le vendre sur Le Bon Coin mais il parait que c'est illégal


Un jour venu j'ai explosé. Pour de vrai.. Musique à fond pour couvrir les cris et grosse envie de planter la voiture en warning au milieu de la campagne et de me planquer quelque part où il ne pourrait pas me retrouver.

Du coup le lendemain, je suis allée faire un tour chez mes parents. Histoire d'éviter de craquer définitivement. 

Les débuts ont été difficiles, il a pleuré et crié comme à son habitude. 

Puis il a dormi quelques heures sur le canapé et Moune nous a enveloppé d'un plaid venu tout droit de Harvard. On a fait la sieste pendant une heure ou deux dans les bras l'un de l'autre. Il a joué pendant 20 minutes à retirer la clé du meuble de télévision que je prenais soin de remettre. Il a fait un tour du jardin sur les épaules de papi. Il a tiré les poils du chat et fait quelques pas hésitants à bout de bras dans le salon. Il a fini ma soupe aux légumes et cumin et goûté mon mi-cuit au chocolat. 
 

C'était une journée simple, calme et apaisante. 


Il n'a pas dit un mot pendant le trajet du retour et s'est endormi assez tard, mais du premier coup. Il s'est réveillé plusieurs fois dans la nuit mais il est resté dans son lit et ne s'est réveillé qu'à 6h15. Sans crier.

Mes parents me gâtent beaucoup. Ils sont là à tous les moments forts de ma vie. Mais ils sont aussi là dans les autres moments. Les moments moins importants, plus compliqués aussi. Les moments où j'ai VRAIMENT besoin d'eux.

source

lundi 30 juin 2014

La fille qui avait choisi le naturel

Je me sens toujours différente des personnes qui m'entourent. J'ai conscience de renvoyer une image un peu "négligée". On dit souvent que je pourrais faire plus d'efforts pour mon apparence, pour mon poids. 

Oui, mais non. 


Les filles autour de moi retouchent régulièrement leur maquillage, se recoiffent avant de sortir, portent des talons de 15cm (ça fait mal aux pieds, certes, mais c'est joli !). Les filles autour de moi sont gourmandes, elles mangent de gâteaux, puis elles passent 1/4 d'heure à calculer le nombre de calories ingurgitées et la quantité de sport qu'elles vont devoir fournir pour compenser. 

Les filles autour de moi sont glamour, féminines, elles plaisent, et je sais que c'est l'image que ma mère aimerait avoir de moi. 

Mais je trouve ça tellement triste !

Je me sens tellement libre à côté d'elles ! 

Je n'aime pas me maquiller. Je n'arrive pas à penser à autre chose, ça me gratte, ça me gêne, le mascara me pique les yeux, j'ai l'impression d'être un clown, je suis mal à l'aise et je fini par tout retirer.. Je sais que certaines filles se sentent plus en confiance quand elles sont maquillées. Moi c'est exactement l'inverse. 

Les talons, même chose. A force d'avoir peur de me casser la figure, d'avoir mal aux pieds ou de devoir regarder où je marche, j'en fini par oublier qui je suis et ce que je viens faire là. 

Je ne supporte pas d'être en collants, les mettre c'est pour moi une vraie torture, et devoir faire attention toute la journée à comment je croise mes jambes et à ne pas les filer c'est une horreur.  
 

J'ai choisi l'être, plutôt que le paraître. 


Je suis en surpoids, mais je ne fait rien pour perdre. Je me laisse vivre. Tout simplement parce que j'ai fait des régimes toute ma vie en ayant l'impression d'être énorme, et finalement quand je regarde aujourd'hui les photos de cette époque, je me trouve belle. 

Aujourd'hui je me sens plutôt bien dans ma peau. J'assume plutôt bien mes rondeurs, même si je désespère de trouver des vêtements et des sous-vêtements à ma taille sans qu'ils ressemblent à de gros sacs pour mamies.

J'ai envie de m'amuser, de vivre, de sentir toutes les émotions que la vie peut me procurer. 

Je n'ai pas envie de m'encombrer l'esprit de contraintes futiles dont je peux me passer. 

J'aime prendre soin de moi. J'aime faire des masques, des massages, des soins... Je n'aime pas avoir des cheveux blancs et j'ai d'ailleurs décidé de tenter le henné (je t'en reparlerai plus tard). Mais uniquement des choses qui me font du bien. Pas de contrainte. Pas d'obligation. 

Du naturel, et rien d'autre.


vendredi 27 juin 2014

Je suis une mère poule, et alors ?

On parle souvent de toutes ces réflexions insupportables qu'on se prend quand on est maman - souvent par des nullipares évidemment - sur la façon d'élever nos enfants. Les regards en biais quand ils se mettent à hurler dans les magasins. Les petites vieilles qui commencent leurs phrases par "de mon temps"...

Je suis une maman poule, je le sais, je l'assume. 

Je suis une maman chiante, même, on peut le dire. 


Je supervise tout ce que fait Pruneau et généralement je passes après pour faire comme MOI j'ai envie. Je n'ai pas mis de tour de lit, de doudou ou d'attache tétine la nuit avant les 6 mois de Brugnon tellement j'ai peur qu'il s'étouffe. J'ai toujours refusé le collier d'ambre à cause des risques d'étranglement et le youpala à cause des controverses même si ça n'a posé problème que pour une minorité. 

J'ai un long passé de poissarde, ça m'a appris à ne pas prendre de risques.

Je suis loin d'être une mère parfaite, je me plains beaucoup, je crie souvent, aussi, d'exaspération, de fatigue.  J'ai encore beaucoup à apprendre.

Alors oui, on me dit que je ne rend pas service à mon fils, que je l'ai rendu capricieux, qu'il s'est habitué aux bras.

J'avais prévu d'expliquer mes choix, mais je n'ai pas à me justifier. 


Je dirais juste que je préfère être une mère qui cajole qu'une mère sévère. Que ça ne veut pas forcément dire que je suis laxiste. 

Je dirais surtout, occupez-vous de vos gosses (si vous en avez) avant de venir me parler du miens. 

Parce que je m'occupe de lui seule 95% du temps depuis 1 an. Que ça m'a appris à anticiper, contrôler, vérifier. Alors oui, je ne sais pas déléguer, mais c'est parce que je suis habituée à tout gérer et que je ne sais pas faire autrement. Je ne vais pas m'excuser pour ça.

Parce que j'arrive à gérer un travail à temps plein à 2h de chez moi, un bébé pénible et qu'avec tout ça mon homme a toujours une chemise (pas repassée) et un caleçon propre (rho le gros cliché) (rassures-toi il se tape le ménage et la cuisine hein).

Parce que mon fils connait très bien le mot "non" (même si ça ne lui plait pas), et qu'il n'entre jamais dans la salle de bain, rien que parce que je lui ai dit de ne pas y aller, alors que pourtant, il irait bien patauger dans la litière des chats.
Du coup il reste devant, pour regarder la machine à laver tourner...

Parce que mon fils me regarde jusqu'à ce que j'ai dit "merci maman" avant de prendre le gâteau que je lui tends (le début de la politesse, donc) (même si ça vient de moi).

Parce que mon fils est ce que j'ai de plus précieux au monde et que je ne m'excuserai jamais d'avoir peur pour lui.

Je préfère vérifier qu'il va bien toutes les 3 secondes que l'oublier dans la voiture.

Mon fils est impatient, colérique et il a une fâcheuse tendance à mordre et à griffer. 

Si tu veux soutenir que c'est ma faute, que je l'ai mal élevé, que je suis une mauvaise mère, vas-y, je t'en prie, lâches toi. 

Moi je pense qu'il n'a que 12 mois et largement le temps de s'améliorer.

Un jour, peut-être, tu feras mieux que moi et tu viendras exhiber ton enfant parfait à la mère exécrable que je suis. 

En attendant, comme dirait l'autre "si ceux qui disent du mal de moi savaient réellement ce que je pense d'eux... ils en diraient beaucoup plus". 

Bisous. 

source pinterest