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lundi 28 avril 2014

La fille qui n'avait plus de chaussures

ça fait parti de ces mythes qui entourent la grossesse. On en a bien entendu parler - comme tout le monde - on a des copines à qui c'est arrivé même, mais on s'est toujours dit que ça n'arrivait qu'aux autres. 

Et bah non. 

Tout a commencé en fin de grossesse, donc. Quand la chaleur étouffante de fin mai s'est couplée avec une rétention d'eau qui m'a fait penser que mon corps prévoyait de passer l'été au Sahara. Je me suis retrouvée au rayon "je ne rentre même plus dans des tongs" de la Halle aux Chaussures. 

Et donc, j'ai fini le dernier mois comme ça 

glamour hein ?
Ceci explique peut être cela. 

Quelques semaines après la ponte l'accouchement, youpi tralala, je rentrais à nouveau dans mes bensimon d'amour, et même dans mes spartiates d'été. L'hiver approchant, j'ai ressorti mes baskets, mes bottes en moumoutes et autres bottes de pluie, que du confortable. 

Et puis, avec le retour du printemps, et le trou dans mes bensimon (les pauvres, paix à leur âme), j'ai voulu refaire mon stock de chaussures "de ville" pour le boulot.

Mon premier choix s'est posé sur des ballerines léopard Gémo commandées sur internet  (ne juge pas le léopard) (le sujet n'est pas là). 

Et le jour où je les reçois, bim patatra, impossible de rentrer dedans. Mais pas du tout hein ! Même pas du "c'est serré mais ça va se faire". Non. Juste, mon talon ne rentrait pas quoi. 

Déception. 

Cris de rage. 

J'en ai marre ! Marre des jeans qui te tombent des fesses en 46 et qui ne se ferment pas en 44. Marre des hauts en XL qui ne couvrent pas mes gros nichons de même-pas-allaitante. Marre de faire le même poids qu'avant la grossesse mais de ne pouvoir remettre aucune fringues de cette période ! 

Il y a une seule petite chose qui me restait encore de ma vie d'avant - immuablement fidèles avec la même taille depuis que j'ai eu 12 ans - c'était mes pieds. Et bah d'un coup j'ai eu l'impression de ne plus les reconnaître. Eux aussi m'avaient trahis, après tant d'années ?

Et puis c'est pas comme s'ils étaient petits hein ! Le nombre d'années où il a fallu que je me chausse chez les hommes parce que les femmes s'arrêtaient au 39 !

Et en plus on était dimanche, et le mardi j'avais une soirée boulot (peut être la première et dernière de TOUTE MA VIE !) et pas une seule paire de pompes correc' à mettre avec ma robe Asos toute neuve. 

Seriously ??? 

Heureusement Pruneau, son intelligence, sa chance, et son porte-monnaie sont venus à ma rescousse : 

En 41, donc.
A cette vitesse là, après ma 3ème grossesse il faudra me faire des pompes sur mesure...


jeudi 24 avril 2014

Droit du père - Besoin de la mère.

Aujourd'hui j'ai découvert dans cet article qu'une loi venait d'être votée par le Sénat supprimant aux pères le droit de prendre un jour de congé pour assister aux échographies de leur conjointe/pacsée/femme durant la grossesse. 

Pourquoi c'est important ? 


Pruneau n'a pas été très présent pendant ma grossesse. Il a un travail prenant, beaucoup d'heures, d'autant qu'il était encore en période d'essai quand ma grossesse a été "rendue publique". Il n'a pas pu être là à l'accouchement. Mais il y a trois moments auxquels il a assisté : 

- Mon premier rdv chez le gynécologue, à 3 semaines de grossesse. On en avait besoin tous les deux, parce que c'est un choc monumental d'apprendre qu'on est enceinte, même quand on s'y attendait, même quand c'était désiré. 

- La première échographie obligatoire. A 3 mois de grossesse. La première véritable échographie. Celle qui est remboursée par la sécurité sociale. Celle qui fait de toi une femme enceinte. Celle qui permet d'annoncer au monde entier le secret que tu portais en toi. 

- La dernière échographie. S'il a raté la deuxième, il tenait absolument à voir celle du 7ème mois. Même si pour le coup, on est si proche de la fin qu'on ne voit plus rien (d'autant plus que celle là était faite à l'hôpital public, qui n'a clairement pas les mêmes moyens que le cabinet privé où j'allais auparavant).

Pourquoi ça me choque ? 


En gros, les sénateurs disent :  "bon, ça va hein, on paie 3 échographies à une femme enceinte, elle va pas en plus se plaindre d'y aller toute seule !" 

Je répondrais ceci : 

- 3 échographies sur toute une grossesse c'est le minimum. Et c'est trop peu. J'ai eu la chance de tomber sur un cabinet qui m'en faisait tous les mois et je n'imagine pas les choses autrement. Comment passer 3 mois sans être sûr que tout va bien pour le bébé ? Sans vérifier qu'il n'y a pas d'anomalie, de problème, de malformation ? Imaginez-vous l'angoisse que cela peut représenter de ne pas savoir

- y aller seule. Bien sûr qu'on peut. On peut même accoucher seule comme moi. Ou même carrément dans la rue et couper le cordon avec ses dents aussi. Mais c'est plus périlleux déjà. Mais vous savez, ces examens ils n'existent pas pour rien. On y voit son bébé grandir et grossir. C'est un joli moment. Mais on peut aussi apprendre que la grossesse n'est pas viable. Que le bébé ne se développe pas correctement. Qu'il va falloir pratiquer une IMG, même. Remarquez, vous avez peut être raison, après tout, elle a qu'à se démerder toute seule face à ça, et puis si elle entre en dépression à cause de cette expérience traumatisante et qu'elle est en arrêt maladie, ça ne fera jamais que creuser un peu plus le trou de la sécu. Et vous irez lui expliquer que ce n'est pas très sérieux et qu'il faut qu'elle se reprenne en main ! 

Pourquoi c'est ridicule ? 


- 3 jours. 3 petits jours en 9 mois. "Il n’y a donc pas de raison d’imposer à l’employeur de maintenir le paiement du salaire pendant ces absences". Je sais que c'est la crise, mais 3 jours de salaire sur 9 mois ça va pas boucher le c*l de la France, excusez-moi du terme ! 

- Argument soulevé par Mimie auquel j'adhère totalement : Le projet de loi concernant la réforme du congé parental prévoit un congé obligatoirement partagé (6 mois par la mère, 6 mois par le père). Avec tout mon respect, ce projet est ridicule. Tout simplement parce qu'une femme gagne dans 90 % des cas (estimation de l'institut "grosso merdo") moins qu'un homme. Pour parler de mon nombril, si j'ai pu vivre avec 400 € par mois pendant mon congé parental, si Pruneau avait gagné si peu, on aurait fini par grossir les rangs des Resto du Coeur. Bref. Donc vous voulez imposer cette aberration au nom de l'égalité homme-femme, par contre octroyer 3 jours à un père pour qu'il puisse aller à une échographie ça n'est pas possible ?


Alors oui, ce tout petit article, presque anodin m'a énervé. 

Même si je ne suis pas vraiment concernée, que Pruneau aménage ses horaires comme il veut et peut donc s'absenter 1h pour accompagner sa femme enceinte à une échographie. 

Je suis révoltée parce qu'on refuse un droit à la famille. Un droit d'être un couple pour faire face aux heureuses nouvelles comme aux mauvaises. 

Depuis le temps qu'on nous rabâche qu'une famille c'est deux parents comment le Sénat, (qui certes est composé de 348 personnes qui sont bien loiiiiiiiiiiiiiiin de la maternité) (excusez l'allusion douteuse à leur âge avancé) peut tirer une flèche aussi loin de la cible ? 

Voyez, Messieurs les Sénateurs, ça c'est un MO-NI-TO-RING.

mercredi 16 avril 2014

Dis-moi...

Je te l'ai murmuré au petit matin, à l'aube, alors que tu t'étais rendormi dans notre lit. J'aurais pu te laisser dans le tiens, tu aurais sans doute fini par te rendormir malgré tes pleurs mais égoïstement, j'avais envie de te garder pour moi, contre moi. De sentir ton souffle près du miens. D'avoir la tête sur le même oreiller. Tu t'es rendormi en agrippant mon tshirt. 

Alors je t'ai murmuré : 

"Joyeux Dix mois mon amour". 

10 mois. 

Déjà. 

Il me semble que c'était hier. Qu'hier encore tu n'étais qu'un tout petit bout de chou blotti dans mon cou. Hier seulement (ou il y a un an, c'est pareil à l'échelle de l'humanité) j'arrivais enfin en congé pathologique. Et je passais les derniers mois en cachalot, échoué sur mon lit. Comme ces 10 mois sont passés vite. 

Seulement

Car il me semble que tu as toujours été dans nos vie. Je n'imagine pas un monde sans toi. Je n'imagine pas ma vie sans toi. Et surtout, je n'imagine pas mon coeur, sans toi. 

Hier soir, comme tous les soirs, j'ai reproduit les gestes du quotidien. Le câlin pendant le biberon du soir, où l'on se papouille, où tu cherche ma main, mon visage. Ce moment de détente est aussi indispensable pour moi que pour toi. Et ces gestes tendres, te retourner quand tu te retrouve sur le ventre au moment de dormir (alors qu'en fait tu veux pas) (mais pourquoi tu fais ça alors ?), ma main sur ton visage, dans tes cheveux, et les mots qui apaisent. Et le seul mot qui me venait à l'esprit c'était : merci. 

Merci d'avoir fait de moi une mère. 

Merci de m'avoir fait découvrir cet amour, si puissant, si pur, indestructible, inaliénable. 

Merci d'avoir à ce point enrichit ma vie. 

Merci de pardonner mes erreurs de débutante (pour l'instant). 

Merci des sourires que tu me lance chaque matin, heureux de te réveiller près de nous. 

Merci de tes câlins, fugaces mais si forts, si pleins d'amour. 

Merci, même, de tes bisous mouillés et machouilleurs qui font si mal, parfois. 

Je t'aime mon fils. 

souvenir de notre premier été, rien que nous <3

lundi 14 avril 2014

La merveilleuse histoire du caca de l'accouchée (avec du glamour dedans).

source


Quand j'ai eu cette idée d'article, Pruneau m'a dit "attention à ce que tu vas dire, t'es une princesse quand même !"

Alors oui, les princesses ne font pas caca, tout le monde le sait, cela dit, pendant un accouchement, il se peut que l'une d'entre elles ait peur que son corps la trahisse et que, pour une fois, il n'en sorte pas que des paillettes (sait-on jamais ?!)

Pour tout te dire, j'avais complètement oublié cette histoire de caca jusqu'à ce qu'elle ressurgisse sur Facebook, par une question (et un article) sur avis de maman(s)

"et vous, vous avez eu peur de faire caca en accouchant ?"


Depuis mon plus jeune âge, dès que j'ai su que c'était possible (et que s'est effondré le mythe de l'accouchement hyper rapide dans les paillettes et les papillons) c'est devenu mon angoisse ultime. Oui parce que je fais parti de ces personnes qui ne supportent pas les toilettes publiques, les toilettes à la turque, et qui préfèrent se retenir 3 jours que de faire popo dans un endroit inconnu. Il me faut mon petit confort et mon intimité, moi, Madame !

Et pendant toute ma grossesse je me suis dit que si je sentais quelque chose se produire pendant l'accouchement, j'allais arrêter de pousser tout simplement. 

Concrètement il s'est passé quoi ? 


Ben en fait j'en sais rien. Et j'en saurais jamais rien. Ça restera le grand mystère de mon accouchement.

Parce que non, on ne sent rien. Enfin je veux dire, on ne sent rien de ce côté là hein. Par contre on sent bien qu'un énorme truc de 3.5 kg cherche une porte de sortie et crois-moi, même sous péridurale, ça occulte tout le reste.

Tout ça pour te dire que, le jour J, j'ai passé 3h à pleurer ma mère (pour de vrai), et 4h à comater entre deux contractions sous l'effet d'une péridurale qui ne marchait pas assez bien selon moi (oui, je suis une chochotte).

Alors quand j'ai commencé à pousser, j'avais qu'une envie c'est que ça se termine. Et ça a duré 40 longues, très longues minutes. Qu'importe que ma musique (que j'avais patiemment préparée des semaines avant) ne soit pas à la radio et que je doive me taper du Nolwenn Leroy (c'est dire !). Qu'importe que je beugle comme un cochon qu'on égorge et que ma réputation de femme forte et courageuse soit perdue à jamais dans les couloirs silencieux d'un hôpital de Normandie. Alors le reste, si tu veux...

Donc, chères futures primipares, rassurez-vous, il y a bien d'autres choses auxquelles vous penserez le jour J.

Et si toutefois vous doutez encore, dites-vous que même Kate Middleton a sûrement fait caca en accouchant (oui, même elle) (si, Moune, si, Kate Middleton elle fait caca comme tout le monde) .

Voilà.



La Prune

lundi 7 avril 2014

Histoire d'un baptême - suite et fin

Et voilà, le jour J est arrivé ! 

Après une nuit bien pourrie, je suis partie décorer la table du restaurant. J'avais prévu une décoration simple, quelques branches de bois flotté, des coquillages, un phare, des marque-pages en forme d'ancre de marine et les petites bonbonnières que la marraine a gentiment confectionné sur le thème de la mer. 

Ensuite je suis rentrée me préparer et préparer Brugnon. Pruneau avait choisi un costume trois pieces avec des bretelles et un chapeau, super rétro, il était magnifique ! Pour Brugnon, j'avais choisi un ensemble vert baudet en 24 mois composé d'un pantalon beige avec des bretelles et d'une chemise blanche, associé à une casquette H&M et un gilet trouvé chez Leclerc à la dernière minute. Les chaussures sont des occasions. Moi je portais une robe vintage/rockabilly de chez Belldandy avec un jupon handmade by Moune, un headband trouvé sur etsy et des baskets Le Temps des Cerises.


Tout le monde était bien à l'heure devant l'Eglise. Même si nous avons eu un grand coup de chaud (enfin, surtout moi) pour oubli du vêtement blanc (merci Pruneau de ton efficacité), tout s'est bien passé. 

Finalement l'accueil a été fait dans l'Eglise, ce qui n'est pas plus mal, il faisait gris mais heureusement il n'a pas plu ! 

C'est le prêtre qui avait fait la messe de présentation qui a officié pour le baptême, et c'était chouette, je l'aime bien ce prêtre. Il a été très gentil. 

Le discours des parrain/marraines m'a (bien sûr) fait verser ma larme. J'ai lu mes textes sans trembler (ou presque). Le parrain et les marraines ont tenu leur rôle à la perfection et Brugnon a été un baptisé exemplaire, ne bronchant pas une seconde sous l'eau et s'endormant après le St Chrême. Un amour !

Bref, la cérémonie a été aussi parfaite que possible ! 

Le repas au restaurant a été sympa, je pense que tout le monde a été satisfait. Nous avions réservé dans une ferme/auberge qui sert des produits fait maisons de la ferme. C'est un bel endroit rustique avec des poules, des paons et des chèvres dans la cour. Tout ce que j'aime !

Je tenais à remercier toutes les personnes présentes. La marraine qui a tant fait pour ce baptême, son chéri que j'ai été ravie de rencontrer et qui a été un super photographe, mes parents pour leur soutien sans faille et leur gentillesse, mon frère, ma soeur, ma belle-soeur, ma nièce qui ont fait tant de chemin pour venir jusqu'à nous, Guimauve qui a tenu à venir avec son petit Ourson tout neuf qui a été sage comme une image. Il y avait beaucoup d'absents, mais les plus importants étaient là et la cérémonie était bien plus émouvante que celle de l'autre famille dont les rangs étaient plus fournis... Ce n'était pas une simple formalité, c'était une vraie cérémonie qui a unit notre famille.


mardi 1 avril 2014

Ce bonheur auquel je pense ne pas avoir droit


La culpabilité doit être l'un des sentiments les plus pénibles qui revient régulièrement quand tu deviens maman. Tu es toujours convaincue de ne pas faire ce qu'il faut quand il faut. Mais il y a une autre forme de culpabilité dont je ne me défais pas. 

Tout à commencé quand, enceinte de 3 mois, j'ai constaté que la femme de ménage habituelle était absente. Curieusement, je demande à sa remplaçante ce qu'il en est. "Elle est en arrêt maladie, elle a perdu son bébé".

Passé le premier choc, une bouffée de culpabilité m'a envahie. Sous sa blouse, je n'avais pas constaté qu'elle aussi était enceinte de 3 mois. Pendant qu'on avait des égards pour moi, elle continuait à porter de lourds sacs poubelles et à effectuer ce travail éreintant. Pendant des mois, j'allais balader mon énorme ventre sous les yeux, lui rappelant quel aurait été son stade si elle n'avait pas perdu le sien. 

Quelques mois plus tard, rebelotte, une de mes amies m'apprend sa fausse couche. Elle est mariée, bien dans son couple, stable, sans histoire... elle mérite tellement plus cet enfant que moi et mon histoire familiale tordue ! 

Et c'est comme ça sans arrêt. 

Quand je voyais mon fils à l'échographie une fois par mois quand d'autre ne pouvaient le voir que 3 fois dans une grossesse. 

Quand des amis m'annoncent les problèmes de santé de leur enfant, 

Quand certains ont du mal à en avoir, 

Quand certaines racontent les heures interminables de travail (coucou Maéva !)

Quand certaines racontent la boucherie de leur accouchement, les mauvais traitements qu'elles ont subit à cause de l'incompétence et du total irrespect de l'équipe médicale (ici et notamment)

Quand Ingrid Chauvin a annoncé la mort de sa fille de 5 mois.

Je culpabilise d'avoir eu une grossesse sans histoire.

Un accouchement rapide (7h30) et quasi parfait (je ne dirais pas sans douleur, n'allons pas jusque là). 

Une déchirure recousue avec dextérité et respect de mon intimité et de mon confort. 

Un enfant en bonne santé qui n'a pas été malade avant ses 8 mois. 

Comme si je n'avais pas droit, 

Comme si c'était trop beau, 

Comme si j'attendais, depuis 18 mois, qu'il me tombe une grosse m*rde sur le coin de la tronche. 

Un jour, peut être, j'arrêterai de me sentir coupable d'être heureuse.


La Prune

lundi 31 mars 2014

Ce généraliste qui a changé ma vie.

Bon en vrai, il est pas aussi beau, hein

Brugnon a toujours eu un appétit d'ogre. Il peinait à tenir 2h30 entre chaque biberon et, avec l'accord de la PMI, j'augmentais régulièrement les doses, lorsque mon fils continuait à téter une fois le biberon vide et se mettait à râler. 

En août Brugnon avait commencé à avoir des coliques. Il avait 1 mois et demi Normal, donc. Sauf que quand j'ai dit à l'hôpital qu'il prenait 180 ml, on m'a fait des yeux ronds, on m'a limite traitée de mauvaise mère, et on m'a dit de revenir à 150 ml, que même ça c'était trop et qu'il ne fallait pas s'étonner si mon fils avait des coliques (que c'était ma faute, donc). Ce fut très difficile de gérer avec un bébé qui avait tout le temps faim, et qui continuait néanmoins à avoir des coliques.

A la visite des 3 mois, on m'a dit de continuer à 150 ml. Trouvant mon fils vraiment affamé, je suis passée à 180 ml 5 jours plus tard, timidement, en culpabilisant. Brugnon avait perdu 200g. Pour la première fois de sa vie, mon fils avait perdu du poids. ça m'a fait un choc. Là, pour le coup, je me suis sentie une mauvaise mère. Comment MOI j'avais pu laisser mon fils avoir faim ? 

 

Comment avais-je pu faire passer les théories d'un pédiatre avant la santé de mon fils ?


Me jurant que ça n'arriverait plus, j'ai continué à augmenter les doses selon mon instinct et ce que je pensais être bon pour mon fils, en faisant fi de ce qui était prescrit sur les boites de lait.

Vers 4 mois, la pédiatre m'a conseillé de commencer la diversification, et à la visite des 6 mois je me suis fait enguirlander comme du poisson pourri parce qu'il prenait encore 5 repas par jour (souviens, toi j'en parlais ).

Et après le miracle s'est produit. 

Après, je suis passée de la pédiatre à un généraliste


Le bon médecin de campagne, cool, tranquille, pas culpabilisant pour deux sous. 

Le médecin de campagne qui m'a dit "sacré gaillard dis donc !" en voyant Brugnon pour la première fois. Et qui s'est déplacé de son bureau vers la table où je rhabillais Brugnon parce que j'avais demandé d'une petite voix si mon fils n'était pas trop gros

En me mettant ses courbes sous le nez, il m'a dit "Il est très haut, mais franchement madame, des courbes aussi harmonieuses, ça mériterait d'être encadré !"


Il ne m'a pas jugé parce que Brugnon prenait encore 5 repas par jour à 9 mois. Il ne m'a pas jugé parce que j'étais passé à 250 ml + céréales le soir alors que ce sont les doses conseillées à 12 mois.Il m'a dit que ça allait avec sa carrure et que je pouvais même tenter un petit yaourt le soir, pour éviter les fringales nocturnes (et les réveils à 4h du matin).

Il m'a reçu 2 fois de suite en 48h sans rechigner le mois dernier parce que Brugnon a fait une rhino et qu'après 48h, JE sentais que son état ne s'améliorait pas (et j'ai eu raison, parce que ça s'est transformé en otite purulente mais que, prise tôt, elle a été vite soignée). Il a appelé la pharmacie d'à côté qui fermait pour leur dire de m'attendre. Parce qu'à la campagne, trouver la pharmacie de garde ça veut souvent dire faire des kilomètres et qu'il ne voulait pas m'infliger ça "avec un bébé tout plein de fièvre, le pauvre". 

Je n'ose jamais me plaindre de fatigue, parce que je sais que les médecins de campagne font des journées incroyables. Mais il a toujours un mot compatissant : "une rhino, c'est des douleurs nocturnes, vous allez sûrement avoir des nuits pourries pendant quelques jours, soyez courageuse" (et c'était vrai hein, une semaine de nuits bien pourries).

C'est une oreille attentive
 
Il prend les choses comme elles viennent et mon fils tel qu'il est. 

Il ne dit pas que mon fils devrait faire ceci ou devrait manger cela. Il dit qu'il fait bien comme il veut, et que tant qu'il grandit harmonieusement et qu'il est éveillé comme aujourd'hui, c'est que tout va bien. 

Avec lui, j'apprends à ne plus appréhender les visites. A ne plus craindre les critiques. A me faire confiance. 


Parce que la théorie, c'est bien beau, mais tous les enfants sont différents, on nous le répète assez comme ça ! 

Et c'est aussi pour ça que je veux un deuxième enfant. Parce que je sais que je prendrai moins en compte ce que me diront les pédiatres. Je serai moins perdue entre les discours totalement différents que je pourrais entendre à la maternité. Je serai plus sereine. Je ferai les choses à ma manière, sans prendre en compte les théories, sans me demander sans arrêt si je fais bien. Et sans ce stress permanent, ces doutes, cette culpabilité, je savourerai davantage ma maternité. 

La Prune

mardi 25 mars 2014

Pleurer

Pleurer. 

Sans pouvoir s'arrêter. 

Pleurer de rage, pleurer de fatigue, pleurer de tristesse, pleurer de dégoût. 

Pleurer parce qu'on est à bout, à bout de patience, à bout d'énergie, à bout de tout. 

Pleurer parce qu'on est seule, seule face à son fardeau, seule face au quotidien. 

Pleurer en pensant à ceux qui sont loin, à l'absence, au manque. 

Pleurer d'angoisse en pensant qu'une fois disparus, la solitude sera là, pour de bon, pour toujours.

Pleurer d'exaspération, parce qu'il ne veut pas se taire, même une minute, même une seconde.

Pleurer parce qu'on a l'impression d'être la pire mère au monde, la moins patiente, la moins compréhensive. 

Celle qui comprend rien. 

Celle qui s'y prend comme un manche. 

Mettre de la musique. 

Rentrer dans le calme d'un bébé soudain attentif et apaisé. En étouffant ses sanglots qui ne veulent pas s'arrêter. Parce que ça fait du bien, parce que ça soulage, parce que la solution était si évidente.

Faire un câlin, le nez dans ses cheveux qui sentent si bon le bébé, en le serrant fort fort comme s'il était la seule chose qui restait sur terre. Comme pour lui pardonner d'être un bébé parfois difficile. Comme pour se pardonner d'être une mère parfois pitoyable.

Les larmes qui s'arrêtent, enfin. Qui laissent l'esprit vide, le corps asséché, fourbu, brisé. 

Le dîner régression d’œufs à la coque avec des mouillettes et des nouilles. Comme quand j'avais 4 ans. Comme après un gros chagrin. 

La vie qui reprend son cours. Comme si de rien n'était.

Avec une force nouvelle,

Un courage nouveau.

Parce qu'il y a de nouveau de la place pour encaisser.

vendredi 11 octobre 2013

Un week-end à 3

La semaine prochaine, nous fêtons nos 7 ans avec Pruneau. Et comme 7 ans, c'est un cap, on s'est dit qu'on allait fêter ça dignement et partir en we prolongé en Bretagne.

Sauf que quand j'ai commencé à parler d'organisation avec Pruneau il m'a dit "oh bah c'est pas grave, on achètera ce qu'il faut sur place". 

Bien sûr. 

Je pense que Pruneau n'a pas encore saisi la teneur d'un déplacement avec un bébé. 

Bien sûr quand je suis partie au Portugal je n'avais besoin de rien, j'avais tout sur place. Mais là c'est différent. Petite idée de la chose. 

Nous partons 3 jours. Il nous faut donc : 

LOGISTIQUE

Des couches bien sûr (disons une quinzaine)
Une boite de lait
3 biberons
Le chauffe-biberon
Le goupillon
La poussette, 
Le cosy, 
La protection pluie (indispensable)
La chancelière (on ne sait jamais)
Un lit parapluie (il y en a un dans le deuxième hôtel mais pas dans le premier)
Ma nouvelle écharpe de portage (je t'en parles bientôt)
Le thermomètre de bain, 
Le maxi lange Aden + Anais (pour servir de matelas de change, de pare-soleil dans la voiture etc etc)
2 doudous
1 ou deux jouets
3 tétines
Veilleuse

TEXTILE 

5 bodys
2 pyjamas
2 tenues par jour (au cas ou)
2 turbulettes (au cas où aussi)
5 ou 6 bavoirs (bébé baveur)
2 gilets
2 combinaisons chaudes (dont une marinière trop choupie que je te montre bientôt)
1 bonnet
4 paires de chaussettes
1 couverture en laine
1 drap housse
2 petits langes (en cas de régurgitation massive)
 
PRODUITS

Gel bain/douche
Dexeryl
Lait nettoyant visage
Cold Cream
Crème pour le change (vu qu'on utilise des lingettes en déplacement)
Cotons
Serum Physiologique
Vaseline (pour les croutes de lait) 
Dolodent (au cas où ... pitié faites que non !)
Doliprane (même chose)

 Et je crois que c'est tout... 

Alors, tu comprends pourquoi on a acheté une voiture plus grande ??? 



La Prune





samedi 21 septembre 2013

Diaphane

Prendre son bébé contre soi.

Sentir sa main chercher, malaxer, s'accrocher.

Caresser l'arrière de sa tête, là où il y a des cheveux, tout doucement, imperceptiblement.

Poser ses lèvres contre son front.

Sentir son souffle s'espacer, s'apaiser.

Sentir sa tête reposer de plus en plus contre soi.

Voir son bébé s'endormir tout contre soi, l'oreille contre sa poitrine comme pour écouter son cœur.

Savourer ce bonheur fragile, léger, pur... Diaphane.




jeudi 19 septembre 2013

Incompréhension

Parfois t'as l'impression de gérer. T'as tes p´tites habitudes avec ton brugnon, tes marques, tes repères. Vous avez pris un rythme, il pleure juste pour réclamer quand le bib tarde ou qu'il a les fesses mouillées un peu trop longtemps. Parfois même tu as de très belles surprises (deux nuits 20h/7h, des sourires sur la table a langer malgré un coucher tardif, un réveil en gazouillant)...

Et puis parfois ça se dérègle, la mécanique se grippe et ça déraille. Sans savoir pourquoi, dans savoir comment.

C'est ainsi que Brugnon a commencé a se réveiller toutes les heures a partir de 4h. Puis a partir d'1h. Puis toutes les demi-heures. 

Il n'avait pas faim, il était a moitié endormi. Il voulait juste sa tétine. Toutes les demi-heures.

J'ai tout essayer... Le coucher plus tard (dans les hurlements), lui donner un gros bib le soir, le changer quand il se réveillait, le laisser chouiner (voir s'il se rendormait tout seul) (bah quoi on peut rêver hein !)

15 jours. 15 jours avec a peine 3h de sommeil en me couchant a 21h après une petite demi heure passée avec mon homme ou moins.

15 jours de question, a la PMI, a la pédiatre... Des suppositions mais aucune réponse concrète... Comme souvent, comme toujours avec les bébés...

Et puis cette nuit Brugnon ne s'est pas réveillé entre minuit et 4h30.

Je ne m'estime pas vainqueur. Je ne suis pas sûre que la prochaine nuit soit meilleure mais j'entrevois du soleil. 

Bordel 4h30 de sommeil supplémentaire quoi !

Joie et paillettes dans ma demeure !





samedi 7 septembre 2013

Tu sais que t'as un bébé...

Tu sais que t'as un bébé...

- parce que tu trouve que ça sent le lait quand tu rentre chez toi,

- tu peux pas passer d'une pièce a l'autre sans te prendre les pieds dans un transat, un tapis d'éveil, un cosy...

- ta cuisine est totalement envahie de biberons, boites de lait, chauffe biberon etc. 

- t'as troque ton sac a main rempli contre une petite place dans le sac a langer

- tu repère d'un coup d'œil toutes les poussettes qui passent dans la rue et tu connais leur nom, prix, mensurations...

- tu peux changer une couche les yeux fermés 

- tu compte tout par 3 (3x6 doses de lait, 3h entre chaque biberon...)

- tu retrouves des chaussettes dans ta portière, des bavoirs dans la boîte a gant et des tétines dans ta poche de pantalon

- t'as l'impression d'avoir fait une journée complète a 9 du matin 

- tu utilise des mots qui t'étaient inconnus comme liniment, périnée ou croûtes de lait.

- tu te couches avant la fin du film le soir mais tu connais toute la programmation de la nuit 

- t'invente de nouveaux proverbes comme "nuit pourrie, journée aussi !" 

- tu t'extasie sur des trucs insignifiants ("0h t'as vu ?! On dirait qu'il dit maman quand il pleure !")

Bref, en gros, t'es maman




jeudi 5 septembre 2013

Les mères parfaites

Il y a quelques temps (hier en fait) j'ai lu un excellent article de Maxi Best of Mc maman qui parlait de notre difficulté a garder une hygiène corporelle irréprochable, nous, les jeunes mamans.


Et dans les commentaires Facebook, beaucoup se reconnaissaient, comme moi et d'autres... D'autres nous ont accusé d'en faire trop, parce que quand même, c'est vachement facile de se laver tous les jours, même les cheveux, même les dents et que quand même on exagère. 

Alors moi je dis, autant Brugnon peut être un amour, autant quand je prenais une douche les premières semaines il y avait une chance sur deux pour qu'il se mette à hurler en plein milieu, pour rien, par colère, par fatigue ou juste pour me faire ch*er. 

Et quand j'arrivais a prendre ma douche, il m'arrivait parfois de passer une heure en peignoir a bercer mon brugnon furieux.

J'arrivais a me laver les cheveux parce que j'ai tout coupé façon garçon qui a la flemme de se coiffer le matin. 

Les ongles ? J'ai tenté le vernis une ou deux fois mais comme il fallait systématiquement que Brugnon me reclame les bras juste quand mon vernis était en train de sécher, au bout de la cinquième tentative j'en ai eu marre vois-tu. 

Alors moi je dis, soit ces nenettes ont des bébés bioniques.

Soit ce sont juste de bonnes grosses menteuses (han ! Comment je balance !)

Parce que c'est comme les filles qui te disent que la grossesse c'est merveilleux et l'accouchement le plus beau jour de leur vie.

C'est pas crédible une seconde.


jeudi 29 août 2013

Comblée

Il y a quelques années, le désir d'enfant se faisait sentir. Je voulais un bébé, j'avais besoin d'un bébé. Pour moi, pour Pruneau, par amour. 

Ce besoin s'est fait de plus en plus profond, viscéral, destructeur, au point d'en faire une obsession rendue plus intense dans l'attente du résultat chaque mois.

C'était un tel manque pour moi qu'on s'est souvent demandé si cette envie n'allait pas s'évanouir avec l'arrivée du bébé. Si, confrontée à la réalité, je n'allais pas regretter.

Aujourd'hui je peux le dire, la réponse est non. Je suis comblée. Profondément, intensément. 

Même si parfois il est terrible. Même quand il hurle. Même quand je supplie pour que quelqu'un prenne la relève au moins une heure.

Je l'aime. 

Aujourd'hui je ne souhaite rien de plus que le voir grandir et s'épanouir. Je ne désire rien de plus que de tendres moments en famille. 

Aujourd'hui je suis heureuse car mon congé maternité est fini mais que je vais encore passer 4 mois avec mon tout petit...

 

dimanche 25 août 2013

Son double

Depuis l'écho 3D du 2ème trimestre on savait que Brugnon ressemblerait a son père. Le même nez, la même bouche, c'était déjà flagrant alors que Brugnon n'était qu'un fœtus. 

Depuis sa naissance c'est pire encore. Moune n'arrête pas de dire qu'elle a l'impression de voir le père à la place du fils et au Portugal, ayant du mal à se souvenir du prénom bretonnant de Brugnon, ils l'appellent "petit Pruneau".

Et c'est vrai. Si j'étais un homme je demanderai un test de paternité. Brugnon a pour l'instant très peu pris de moi. Mes mains aux longs doigts fins, mes longs pieds, la bouche ouverte quand il dort, des bourrelets partout et sa manière de se tortiller quand il s'étire. 

De son père il a tout. Le visage, les cheveux, les proportions... Sa tendance a froncer les sourcils et râler tout le temps et son regard pensif quand il est sur le point de s'endormir, comme s'il réfléchissais à comment fonctionne l'univers. 

Souvent j'ai l'impression de voir l'autre quand je surprends l'expression de l'un.

Mon amour pour l'un est indissociable de mon amour pour l'autre car ils sont pareils. Chacun est une moitié de mon cœur et il ne peut être comblé que si les deux sont réunis. 






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jeudi 22 août 2013

Prendre l'avion avec un Brugnon

Quand j'ai annoncé que je partais seule avec Brugnon, je suis passée pour une folle. Quoi ? Prendre l'avion avec un bébé ? Mais t'es malade ! 

Finalement l'expérience à été agréable mais il y a deux ou trois trucs que j'aurais bien aimé savoir. 

Pour toi public, les voici enfin réunies :

1) - la paperasse 

Depuis l'été 2012, saches qu'une pièce d'identité est obligatoire pour le bébé . Penses donc à demander une CNI des que possible. J'ai eu celle de Brugnon en 3 semaines.

Pour la photo, j'en ai pris une dans son lit quand il avait les yeux ouvert et je suis allée la faire mettre aux normes dans une boutique de photo. Dans l'idéal il faut la faire sur fond beige

Le passeport est plus facile à avoir mais payant ( la moitié du prix d'un adulte je crois)

2) - le prix

Il dépend des compagnies aériennes.

Chez air France il comprend une poussette et 10 kg de bagage.

Chez easy jet j'ai payé 25 € mais il n'y avait aucun bagage avec. La poussette est gratuite et peut être amenée jusqu'à l'avion.

3) - trucs et astuces 

Si tu voyages seule, l'idéal est l'écharpe de portage. Attention cependant, erreur à ne pas commettre : pas avant d'avoir passé le contrôle de sécurité. En effet on te demandera de l'enlever et les agents de sécurité n'ont pas droit de prendre l'enfant et te regarderont donc galerer et bloquer la file d'un air goguenard.

Mon conseil donc, prendre le bébé dans les bras et trouver ensuite un siège ou le poser allongé  le temps de mettre l'écharpe . 

Penser aussi à retirer autant de choses que possible du bagage à main. En effet on te demandera de sortir les bib d'eau, portable, appareil photo et tout ce qui bip du sac. Au retour j'ai tout mis dans ma valise sauf les bib, j'ai trop galeré pour tout remettre dans le sac à l'aller !

Pour les biberons, avec 2h10 de vol j'avais un bib avant le départ, un dans l'avion et un à l'arrivée.  Pour ce faire j'emmenais une bouteille d'eau, je remplissais un bib d'eau avant de passer le contrôle de sécurité et je demandais qu'on m'emmène de l'eau à l'arrivée. 

Les bib d'eau et le lait en poudre sont autorisés, on m'a simplement demandé d'en boire un peu au retour. (Mais la nana ne regardais même pas, j'aurais pu faire semblant!). 

Prévoir une tenue chaude. Les aéroports et avions sont très climatisés il faut donc prévoir gilet et chaussettes pour bébé !

Prévoir une tétine ou un bib pour le décollage et l'atterrissage afin d'éviter les désagréments des oreilles!

4) - dans l'avion

Prends de préférence une place côté couloir, plus facile d'accès et plus pratique si tu dois aller aux toilettes ! 

Le bagage à main peut être placé sous le siège avant, plus facile à attraper pour le bib! 

Si tu voyages seule, sache que tu ne mangeras probablement pas. Tant que bébé ne tient pas assis il faut les deux bras pour le tenir et en l'ayant sur les genoux la tablette est impossible à déplier. À l'aller la place à côté était libre j'ai donc mis bébé en écharpe et je me suis servie de la tablette à côté pour m'aider.

Il y a une table à langer dans l'avion mais elle est difficile à manipuler surtout si l'avion est plein et que les toilettes sont occupées en permanence ! Au retour je l'ai changé avant et après le vol.

En définitive j'ai plutôt aimé le voyage mais parce que j'ai eu de la chance:

- je voyageais léger. Ayant tout sur place, j'ai pu prendre uniquement une valise pour deux et me passer de poussette. 

- j'ai eu de l'aide. Que ce soit de Pruneau, d'amis ou de parents j'ai été accompagnée jusqu'à l'embarquement et dés l'arrivée. 

- j'ai bénéficié de la solidarité des gens qui m'ont aidé à mettre l'écharpe, préparer le bib, attraper ma valise ...

- brugnon était tout bébé, il a dormi tout le long a chaque fois. Avec un bébé plus âgé qui a besoin de se dégourdir les jambes ça doit être plus difficile !

Voilà voilà ! 

La Prune



2 mois


Brugnon a fêté ses deux mois pendant les vacances et il change de jour en jour au point que j'en ai le tournis.

Il pousse comme un champignon. J'ai retiré le réducteur du cosy et le coussin de grossesse de son lit.

Il veut moins la tétine en journée et bavouille partout à la recherche de son pouce (sans succès pour l'instant, les recherches continuent).

Il a des petits bourrelets sur les cuisses qui donnent envie de le croquer.

Il regarde le monde avec avidité et cherche à attraper ce qui lui passe sous la main.

Il Chouine souvent, râle sans arrêt mais sourit tout autant. 

Il ne fait pas ses nuits mais il est réglé comme une pendule, 22h-3h/3h30-6h30 et ensuite un peu de rabe jusqu'à 7 ou 8h quand j'ai de la chance.

Il est super sage à l'extérieur, que ce soit dans l'avion ou dans un restaurant bondé, il sait s'endormir n'importe ou.

Mais il a son caractère et il est pointilleux sur les horaires.

Il adore le bain et les soins. 

Il mange avec appétit mais il est moins glouton et à moins de coliques.

J'ai réussi à le laisser toute une soirée à sa grand-mère. Et je me suis même pas (trop) inquiétée. 

C'est mon amour, mon trésor, et l'idée même de ne plus passer chaque minute de mes journée a ses côtés me rend folle. 

Mon fils <3