Tu te souviens sûrement, ya quelques mois, j'ai fait un cauchemar à la con, où j'étais incapable de mettre un body à mon fils ?
Ben j'ai fait aussi bien dernièrement.
Pour la petite histoire, j'ai décidé d'allaiter. Pour voir. Parce qu'il parait que c'est la plus belle expérience au monde, qu'on partage des moments uniques avec son bébé, que c'est naturel et que c'est bon pour lui. Blablabla. (et en plus, ça permet de presque rien prévoir quand on part en vadrouille, avantage non négligeable pour moi).
Sauf que je sais aussi que ça peut être une vraie galère, que c'est une horreur pour les feignasses (comme moi) un parcours du combattant, que ça peut même se transformer en bataille. Du coup, même si Pruneau considère que "ça sera comme ça et pas autrement" (tu penses, ça veut dire nuits complètes pour Monsieur !) je lui ai déjà dit qu'au moindre soucis, je pousserai pas le bouchon-trop-loin-Maurice et qu'on passerait au biberon. Faut pas pousser mémé dans les orties quand même.
On a également décidé qu'on n'aurait pas de Baby Phone, parce qu'on ne veux pas être l'oreille collée dessus toute la nuit, et parce que nous vivons avec les portes systématiquement ouvertes dans tout le Prunier (merci les chats) donc même si celle de P'tit Zizi est fermée, ya de grandes chances qu'on l'entende meugler, surtout s'il a le même organe que sa mère.
Tout ça pour te dire que la semaine dernière, j'étais en plein rêve, mon Doudou était né, tout était super... Et puis Pruneau m'appelait en gueulant "mais merde, il pleure depuis une heure tu l'as pas entendu ???" et je culpabilisais d'avoir un sommeil si lourd (moi qui me réveille au moindre craquement, ça aurait du me mettre la puce à l'oreille déjà). A moitié endormie, il me donnait le petit que je mettais au sein, qui tentait de boire désespérément et visiblement sans résultats. Et là je me disais "ça fait trois jours qu'il mange pas, il hurle tellement il a faim, j'ai pas de lait, j'ai pas de lait !!!!" Et on se retrouvait au supermarché, sans savoir quel biberon acheter, quelle taille, quel lait... La panique totale.
Et dire qu'avant, mon plus grand cauchemar c'était que la maison brûle ou que Pruneau meurt dans d'affreuses souffrances...
On est peu de choses mon ami...
La Prune









