mercredi 29 juillet 2015

Escapade à Chantilly en famille #2

Hier je t'avais laissé aux portes de l'Auberge du jeu de paume, prêt à partir pour une nouvelle journée au Domaine de Chantilly ! Alors accroches-toi, c'est parti ! 

Dimanche : Grandes Ecuries - Musée du Cheval - Spectacle Equestre - Château


Les Grandes Ecuries - Le Musée du Cheval

A quelques pas du Domaine se trouve les Grandes Ecuries de Chantilly qui abritent le musée du cheval. Le bâtiment est tellement grand que Brugnon a cru que c'était une église, pour le plus grand plaisir du personnel "quelque part, il n'a pas tort, c'est le Temple du cheval !". 

Nous avons pu admirer les chevaux et poney dans leurs box, de merveilleuses bêtes pleines de grâce et parfaitement traitées. 

Je gardais de mon enfance une image terrible du musée du cheval, plein de vieux souvenirs poussiéreux et notamment une vieille jambe empaillée de poulain qui montrait une malformation... le musée des horreurs. Sois rassuré, tout cela a bien changé... le musée est délicat, moderne et propose une jolie collection de souvenirs équestres. Equipements, selles, colliers, licols, étriers... mais aussi des objets plus originaux comme des jeux pour enfants, des objets d'art et une merveilleuse collection de chevaux de bois dont je suis friande. 

Présentation de dressage

Nous avons eu la chance d'assister à une présentation de dressage sous le dôme. Et là, on a halluciné. Si au début j'ai cru - à tort - que j'allais m'ennuyer, j'ai trouvé cette présentation extraordinaire. En gros, deux cavalières viennent nous montrer les rudiments du dressage. L'utilisation des rennes, le poids du corps, l'utilisation des jambes. Jusque là tout va bien. Après une présentation des allures, le pas espagnol etc... l'une d'elle met pied à terre et nous montre qu'on peut parfaitement diriger un cheval depuis le sol. Et là, on est passé au niveau supérieur. Elle a guidé son cheval simplement à la voix : pas, trot, galop... s'arrêter, tourner gauche/droite, reculer... rien qu'à la VOIX... sans rennes, sans longe, sans rien. C'était dingue. Pendant le spectacle (dont je te parle juste en dessous) on a même vu une cavalière pointer juste un doigt vers un cheval le temps qu'elle ramasse les accessoires et le cheval s'est figé. NET. FREEZE. En gros, leurs chevaux, ils sont dociles comme des chiens. Coucher, pas bouger, donne la pattes ! Ils en font ce qu'ils en veulent, c'est dingue. 

Le spectacle Cheval Rêve et poésie

On nous avait conseillé d'arriver une demi heure avant et même comme ça, il y avait foule devant le dôme. Mais finalement tous les spectateurs ont voulu s'installer dans les hauteurs et nous avons pu nous installer au premier rang avec la poussette. Le spectacle demande une organisation stricte. Pas de photo, on ne mange pas, on ne se lève pas (même pour faire pipi). Le spectacle ne commence que quand tout le monde est entré et assis. On remercie donc la demi douzaine de retardataires qui nous a fait prendre un quart d'heure de retard... 

Malgré ce petit bémol, le spectacle nous a enchanté... Sur de la musique classique et baroque, en tenues traditionnelles espagnoles, russes ou en robe XVIIème, les numéros se succèdent et nous enchantent... Dressage, voltige, avec des chevaux, avec des poneys... On ne s'ennuie pas un instant. Je salue particulièrement une jeune cavalière qui présentait à pied un tout petit cheval très nerveux et qui nous a même gratifié d'une merveilleuse Cabriole, qui est de loin ma figure préférée (je te laisse googliser si tu connais pas). Brugnon a bien apprécié mais s'est endormi au bout d'une demi heure, cela dit, il est encore un peu petit... les autres enfants de la salle avaient les yeux qui brillent, et nous aussi... 

Le Château de Chantilly

On termine par le clou du spectacle, le Château de Chantilly. Le château n'est pas accessible en poussettes mais on peut la ranger dans un petit local fermé à l'entrée. 

Le Duc d'Aumale était un grand collectionneur de livres et de peintures. Le château regorge de merveilles et possède la deuxième plus grande collections de peintures de France après le Louvre (rien que ça). En gros, tu trouveras pratiquement toutes les peintures de nos livres d'histoires, une merveilleuse collection de miniatures et d'éventails (et pour l'anecdote, les fans d'Assassin's Creed reconnaitront certaines oeuvres) (bah quoi ? on se cultive comme on peut !). 

Les appartements étaient en rénovation la dernière fois que nous y sommes passés, nous les avons donc redécouverts avec joie. Les pièces sont magnifiquement décorées, toutes d'or vêtues et bien conservées/restaurées. La Grande Singerie - qui fait pendant à la Petite Singerie dont je parlais hier - est juste exceptionnelle. 

Le cabinet des livres est peut être le plus impressionnant. Une de mes copines (coucou L. !) l'a judicieusement comparé à la bibliothèque de la Belle et la Bête. C'est pas faux comme dirait l'autre. 1500 manuscrits sont conservés à Chantilly, ce qui en fait la deuxième plus grande bibliothèque après la BnF (rien que ça) (bis).

Et voilà comment nous avons fini ce merveilleux week-end en famille, petite parenthèse enchantée dans notre quotidien et qui, malgré le temps automnale du dimanche, nous a donné l'impression d'être un peu en vacances. 

Mille merci à E-Zabel et à Jessica, la Responsable Web du Domaine, de nous avoir offert ce petit moment de rêve ! 

Pour plus d'informations (et de photos) direction le site du domaine

Question organisation, tout est accessible en poussettes sauf l'intérieur du château, par contre je n'ai pas trouvé une seule table à langer de tout le séjour... il faut composer avec ! 

Question prix, 16 € le billet domaine (9,5€ pour les enfants à partir de 4 ans), château, musée du cheval, Grandes Ecuries, 30 € avec le spectacle équestre. 

Sur ce, je te laisse avec mes photos ! 

























































mardi 28 juillet 2015

Escapade à Chantilly en famille #1

Il y a quelques semaines, j'ai gagné par le plus grand des hasards un concours chez e-zabel  : un super week end pour toute la famille au domaine de Chantilly ! 

On y est allé le week end dernier et on a passé un super bon moment et il fallait absolument que je t'en parle. Et je vais devoir le faire en deux fois, parce qu'il y a trop à dire !



Samedi - Visite du Domaine et des appartements privés du Duc D'Aumale


Les appartements du Duc d'Aumale

Nous avions rendez-vous à 10h50 pour la visite privée des appartements du Duc d'Aumale... visite qui se fait uniquement sur réservation et par petits groupes, compte tenu de l'étroitesse des lieux. Miracle extraordinaire d'un couple avec enfant, nous étions A l'HEURE. Et ouais. 

Nous avons laissé la poussette pliée dans un coin et nous avons commencé la visite, précédés par un guide qui connaissait bien son sujet. Les appartements datent du XIXème siècle et n'ont pas bougé d'un pouce depuis la mort du dernier propriétaire du Domaine, le Duc d'Aumale, qui a légué à sa mort en 1897 l'ensemble de ses biens à l'Institut de France. 

Si tu aimes les visites de château, tu vas adorer. On découvre des salles de bains avec eau courante et grande baignoire, le luxe de l'époque ! Le mélange des styles typiques du XIXème qui copiait tout pour donner un résultat éclectique mais ravissant.

Ces appartements présentent également la "petite singerie" une antichambre de bois peint de "chinoiseries" qui présentent des scènes de la vie quotidienne avec ... des singes. C'est une originalité rarissime et Chantilly en a 2 ! 

La visite dure environ 45 minutes et coûte 3€ (en plus de l'entrée dans le domaine). 

Les jardins

Je n'avais JAMAIS visité les jardins, et pour cause, le parc fait 115 hectares !!! 

Nous avons décidé de faire le parc le samedi et de garder les intérieurs pour le lendemain parce qu'ils annonçaient de la pluie pour le dimanche. 

Nous avons décidé de nous arrêter déjeuner au restaurant du Hameau (dont celui de Versailles est inspiré). Le restaurant propose des produits du terroirs simples (à partir de 21€ le menu plat, dessert) mais bons, un menu enfant à 10 € avec jambon et gratin dauphinois (qui change des sempiternels nuggets-frites) et surtout, SURTOUT, nous avons goûté la VRAIE crème Chantilly, pas celle qui sort des pshiit du supermarché hein, non, celle qui vient directement de Vatel, celle qui tient à la cuillère (et au corps). Nous avons également découvert le "nectar de rhubarbe", une spécialité du coin qui ressemble à s'y méprendre à du cidre, en un peu plus amer, et sans alcool... un délice ! 

Au passage, pour l'anecdote, le coin était (bien sûr) rempli de touristes, dont une jeune femme qui - je pense - a voulu montrer à quel point c'était bucolique la campagne et qui n'a rien trouvé de mieux que d'attraper un des canards qui gambadaient autour des tables. Manque de bol, le canard - qui n'a pas apprécié du tout - était un petit accompagné de sa mère - qui n'a pas apprécié non plus. Je pense que la prochaine fois elle y réfléchira à deux fois la demoiselle... 

Continuant notre balade, nous nous avons fait halte aux jeux pour enfants où Brugnon s'est régalé puis nous avons mis cap sur l'enclos à Kangourous, car oui, il y a des kangourous à Chantilly ! Bon, en fait ce sont Wallaby mais on va pas chipoter. Ils sont super mignons et ils ont même un curieux albinos ! 

Nous nous sommes ensuite perdus dans la verdure, à la découverte des différents bâtiments, de la forêt... malgré l'affluence, le parc est très calme, bucolique, reposant... une super bonne balade. Qui plus est, elle est relativement facile à vivre en poussette, même si parfois il y a du gravier ou de l'herbe que je laissais aux mains de Pruneau...

Nous n'avons pas fait l'intégralité du parc parce que nous étions vannés et que j'avais oublié les couches dans la voiture (boulet forever), nous avons donc décidé de quitter le domaine en fin d'après midi, quitte à y revenir plus tard. 

L'auberge du Jeu de Paume

Alors là, je t'avoue qu'on n'était pas vraiment à l'aise. La Prune Family à l'auberge du Jeu de Paume, c'est un peu les Bidochons chez Fauchon quoi. C'est pas notre monde. Déjà, on a décidé de garer Simone loin. Parce que les voituriers en queue de pie qui garent notre Simone toute cabossée à côté des Mercedes grand luxe immatriculées au Qatar, ça le fait pas. Ils se sont précipités sur nous dès notre arrivée pour porter nos bagages (Pruneau à longtemps lutté pour ne pas leur laisser, question d'honneur d'homme fort), la poussette etc. 

On nous a fait patienter le temps de vérifier notre invitation, et du coup, comme on avait attendu 5 minutes sur des sièges bien moelleux, ils ont décidé de nous surclasser pour le désagrément. Un autre monde je t'ai dit. J'ai quand même laissé une caution de 467 € qui m'a fait avoir une mini attaque cardiaque (la chambre coûte 265 € la nuit). Le gentil hôte m'a demandé si nous voulions réserver une table au restaurant de l'hôtel pour le soir. 107 € le menu premier prix. Deuxième mini attaque cardiaque. Non merci, on va se débrouiller, c'est gentil. 

Le Monsieur nous accompagne à notre chambre. Un deuxième porte nos bagages. Un troisième vient installer le lit de Brugnon. Une femme de chambre vient faire le lit de Brugnon. Le troisième revient avec un peignoir pour Brugnon. Quand tout ce petit monde a quitté la chambre, nous avons laissé éclater notre joie. En gros, elle a presque la taille de notre appartement. Le lit est immense et super moelleux. La baignoire si grande que j'aurais pu me noyer dedans malgré ma taille XXL. Les peignoirs sont moelleux, il y a du thé, du café... et un mini bar (7€ le petit sachet individuel de fraises tagada) (les riches sont fous). Tu l'auras compris, on n'est jamais retourné au domaine. On est resté à profiter de notre chambre prendre des bains et se pouponner jusqu'à l'heure du dîner. 

Petite parenthèse pour te conseiller un crochet par Senlis où nous sommes allés dîner. A une dizaine de kilomètres de Chantilly c'est une magnifique ville préservée du temps, pleine de petites ruelles pittoresques et de jolies Eglises. 

Brugnon s'est endormi dès notre retour et a fini la nuit par une grasse mat dans notre lit. C'est la première fois qu'on tenait à 3 dans un lit aussi facilement !

Le buffet du petit déjeuner est tellement grand que je me suis perdue. Enfin non, mais je n'ai pas trouvé le pain qui était à l'autre bout. Salé, sucré, viandes froides, fritures, oeufs, crudités, viennoiseries, fruits, yaourts... il y a TOUT. Le personnel, toujours aux petits soins, nous apporte les boissons chaudes et froides (jus d'orange et de pamplemousse pressés, smoothie de mangue) à table (on n'osait même pas demander nous). On n'a pas pu vraiment en profiter parce que Brugnon mettait le souk, mais c'était un super petit dej. 

La suite, demain ! 






















jeudi 16 juillet 2015

Chouette mon gamin parle ! (ou pas)

La Parole c'est comme la marche. Tu l'attends, longtemps, longtemps, tu as hâte... et puis en fait, après, tu regrette. Bon, pas tout à fait... Mais quand même. 

Brugnon a mis un peu de temps, mais ça y est, il est à fond sur la parole et son vocabulaire s'enrichit de manière fulgurante tous les jours. Il ADORE parler (faut dire qu'avec des parents pareils le pauvre...). Il décrit toutes les choses qui l'entourent et il commence à raconter ses souvenirs (la cabane de Papi, le tuyau de Papi pour arroser le soir, Papi qui pousse à la balançoire, le feu d'artifice avec Papa et Maman qui fait boum dans le ciel... 

Des fois même, il anticipe... Quand on arrive à 500 m d'un magasin John Deere il hurle "Trateur, trateur, sonateuse ! (bah quoi, t'en as de bonnes toi, c'est dure à dire Moissonneuse Batteuse !). Il reconnait la route de la nounou, celle des courses, celle du parc... 

C'est mignon. Enfin, quand j'arrive à déchiffrer. Le moldave n'est jamais bien loin et avec la tétine, c'est pas simple. Et puis souvent, il s'empêtre dans des phrases trop longues et ça ne veut plus rien dire (et ça m'éclate) (bouh... #BadMother). 

Et puis il est tellement heureux quand on arrive à la comprendre... Genre quand ça fait 27000 fois qu'il répète "cacate" et que mon père a un éclair de génie "tu veux le 4x4 ?". C'est Noël en été. 

Et ça marche dans les deux sens... tu le comprends et lui te comprend aussi... du coup entre en scène une vilaine (très vilaine) méthode mais TRES utile parce que TRES efficace... 

Le CHANTAGE


(bon, tu peux dire "négociation" si tu n'assumes pas). 

"Brugnon, si tu crie, tu n'auras pas de bonbons". "Brugnon, si tu ne mets pas tes chaussures, on ne va pas dehors !" "Brugnon, si tu ne ranges pas tes jouets, on ne va pas au lit" (bon, okay, celle-là elle marche une fois sur 10, faut pas déconner).

Et il y a une autre chose qui est utile. Et qui rime avec chantage... 

L'ESCLAVAGE


"Brugnon, tu m'apportes la télécommande ?" "Brugnon j'ai oublié ma serviette sur la chaise, tu peux me l'apporter ?" "Un gâteau ? Bah vas te servir !" "Ta tétine ? sur la table !"

Oh ça va je déconne. 

Ou pas. 

En tous cas ça permet de COMMUNIQUER. Et ça c'est hyper important. ça limite la frustration, donc les hurlements, donc les crises. 

Bon par contre, ya des points négatifs, tu penses. 

Ton intimité (je parles pas de la solitude aux toilettes, ça c'est enterré depuis longtemps) est définitivement bafouée. Le monde entier vas connaître les moindres détails de ta vie. Tu parles au téléphone avec ton chéri alors que ton gamin joue tranquillement et silencieusement (ça, forcément, c'est suspect) et d'un coup, il tape l'incruste dans la conversation. Tu es en permanence sur écoute. 

Et puis il te met dans des situations gênantes... quand il dit "salut" au prêtre avant la messe ou quand il crie "zizi !!!!" devant la pub Roger Cavaillès.

Et l'autre point négatif (et non des moindres) c'est que l'enfant ne SAIT pas s'arrêter. 

Exemple concret (et vécu). Je plante le décor. Le matin, 6h30, tête dans le pâté. Tu prépare son biberon (jamais assez vite à son goût), tu le pose sur le canapé, et tu essaie de trouver la machine à café au radar. Tu as 3 ou 4 minutes de tranquillité devant toi le temps qu'il absorbe ses 250 à 300 ml de lait de chèvre chocolaté et LA, IL SE MET EN ROUTE [musique angoissante]

"A Tafé Môman ? Tafé Môman ? Tasse ? Ti Co Tafé Môman ! A fume ! Tini Tafé Môman ! A suc ! A cuillère ! Touille ! A Tafé Môman !"

AAAAAAAAAAH UNE CORDE, UNE CORDE !!! (pour moi hein, pas pour lui !) (quand même). 

Donc en définitive, la parole c'est vachement bien. 

Mais pas tout le temps.


jeudi 9 juillet 2015

"Laisses-moi tranquille, je ne veux pas vendre !"

Aaaaaaaaaaah un article coup de gueule ! ça faisait longtemps ! 

C'est une discussion qu'on a souvent avec Pruneau. On a de plus en plus de déconvenues avec les commerçants en tous genre. Si certains sont professionnels et sympathiques, chez beaucoup on a plus l'impression de les déranger. Ok, c'est pas un boulot facile. Mais bon, ya un minimum quand même... 

Je suis quelqu'un de sympathique, je ne renvoie pas mon plat en cuisine même quand il y a quelque chose qui ne va pas. Je n'aime pas le scandale, j’accepte tout sans broncher. Mais faut pas pousser mémé dans les orties, comme on dit. 

Hier, dans un magasin de prêt à porter de grand standing pour enfant. Le genre de truc où je ne vais jamais. Payer un bras et une jambe pour un body qui servira 2 semaines, très peu pour moi. Mais c'est les soldes. Nous trouvons un charmant gilet marin à - 50 %. On va à la caisse. Une vendeuse est en train d'étiqueter des fringues et nous demande si on veut un renseignement. Non, on veut payer. Une seule caisse. La caissière - visiblement la gérante - est en train de parler avec une de ses vendeuses : 

"alors là tu vois il faut que tu m'emmène tel papier, que tu passes à la sécu - t'as ton numéro de sécurité sociale sur toi ... non ? bon alors là... "

Elle est donc en train de régler des problèmes de personnel. A 14h en semaine, pendant l'ouverture. Mais bon, soit.

Enfin, en général moi, quand je parlais avec une collègue et que le téléphone sonnait, je mettais fin à la conversation pour décrocher. ça me parait normal. Le client passe avant des problèmes qu'on peut régler après la fermeture.

Mais, non.

Elle continue, comme si on n'était pas là, pendant au moins 5 bonnes minutes. Ce n'est que quand elle a terminé qu'elle se décide enfin à nous accorder de l'attention. Enfin, plus ou moins, parce qu'elle fait un inventaire en même temps. Et donc elle commence à scanner des fringues qui étaient sur la caisse. Et c'était pas les nôtres. Pruneau réctifie l'erreur, un peu énervé. Il faut donc qu'elle annule ce qu'elle vient de faire pour qu'on puisse ENFIN régler notre f*cking gilet. 

On a failli partir 3 fois en l'envoyant péter, mais on est bien élevés, on a pris sur nous. 

Bref. 

La journée passe. 

Le soir, en allant chercher Brugnon, mon iphone ne veut plus s'allumer. Enfin, si, il est allumé, il sonne quand on appelle, mais écran noir, on ne peut plus décrocher, plus envoyer de sms, plus rien. Panique à bord. Direction une grande ville du coin pour trouver une boutique orange. J'aurais voulu attendre août pour changer de portable et faire un renouvellement, mais là j'ai plus le choix. Je vais pas faire réparer un iphone 4 de 2 ans tout déglingué... Il est 17h, ils ferment à 19h, on est large. Toujours un peu d'attente, mais c'est normal chez tous les opérateurs. Je vois enfin une vendeuse à qui j'explique mon problème : 

"Ah mais si votre renouvellement est en août, nous on pourra rien faire..."
"Ah bon ? Mais sur internet ils proposaient d'acheter des téléphones, c'est juste plus cher..."
"ah oui, c'est BEAUCOUP plus cher..."
"Bah oui, mais j'ai pas le choix, mon téléphone est HS"
"Ah oui mais là, ya trop de monde vous voyez... il faut prendre rdv, on n'aura pas le temps de s'occuper de vous". 

4 personnes au fond de la boutique. En 2h, ils n'auront pas le temps de s'occuper de 4 personnes et de me vendre un téléphone. 

Dans c'est cas là je me retiens. Je souris, je remercie, je m'en vais. 

Mais purée un jour ça va sortir tout seul. 

ET SINON, SI TU VEUX RIEN ME VENDRE JE PEUX GARDER MON ARGENT ET ALLER AILLEURS HEIN ! MAIS TU VIENDRAS PAS TE PLAINDRE QUE TON CHIFFRE D'AFFAIRES BAISSE (c*nnasse) ! 

Pardon. 

Mais j'ai plus de téléphone. 

J'ai des circonstances atténuantes. 

Photo WTF mais tu te souviens, j'ai plus de portable...

mardi 7 juillet 2015

Moins bloguer mais mieux vivre

Tu l'auras remarqué (ou pas) (t'as le droit de t'en foutre, aussi), depuis que j'ai arrêté de travailler, paradoxalement, je blogue moins. Non pas que j'ai moins de temps, bien au contraire. Et même si ma connexion internet est très approximative, j'aurais pu trouver mille occasions... 

Mais voilà, l'inspiration n'est plus là. Pruneau m'a dit que mes articles ne donnent plus, mais qu'ils confessent. Que je n'offre plus rien à mes lecteurs. Que la petite flamme n'est plus là. 

Je ne sais pas d'où ça vient. 

J'ai fait un peu le tour de la blogosphère. Je m'en suis abreuvé pendant des années, lisant scrupuleusement le blog de tous mes amis et toutes les sélections hellocoton... J'attendais midi avec impatience chaque jour, avec en plus la petite pointe d'excitation de savoir si j'allais en être ou pas. Aujourd'hui je m'en fout un peu, je l'avoue. Je vais lire les articles de mes amies proches ou ceux dont le titre m'interpelle. Et encore, pas tous les jours.


Et Facebook... Facebook dont tout le monde me dit accro mais qui malgré tout m'ennuie de plus en plus aussi... je menace souvent d'en partir. Peut être qu'un jour, au détour d'un énième débat sur la couleur d'une petite culotte, de la consommation de nutella ou de quinoa, je finirais par le faire. Peut être qu'un jour, j'en aurais marre de me faire draguer en rafale par des MP lourdingues (je me la pète pas hein, crois-moi) (si tu veux essayer, un conseil, fais un duck face avec un casque de chantier, visiblement ça émoustille). 

Bref, en ce moment je préfère Pinterest. Pinterest et ses idées inépuisables, Pinterest qui vend du rêve. Qui me donne envie de refaire toute ma déco et de fabriquer une table basse en palette. 

Et puis, J'ai une vie quoi. Non mais je veux dire, une vraie. Pas exceptionnelle, certes. Pas qui mérite d'être racontée dans une article. Mais j'ai une vie. Je vois des copines. Je profites un peu des jours de liberté avant la reprise des cours. Je profite de mes parents avant qu'ils ne repartent à nouveau pour plusieurs mois. Je savoure de pouvoir faire mes courses quand il n'y a personne. Je profites de mon fils (ou je tente de lui survivre, ça dépend des jours). Je m'occupes de mon intérieur, de ranger et de préparer le repas avant que mon homme ne rentre le soir. Une vraie petite femme d'intérieur. En plus chiant, quand même. 

Et j'ai toujours la tête dans la paperasse. Le dossier d'inscription que je croyais terminé mais à qui en fait il manquait un résultat d'analyse. Re-rendez-vous médical (le 5ème, c'est tout), re-prise de sang (la deuxième) (cherches pas, le trou de la sécu doit venir exclusivement d'élèves AP). Le dossier de demande de bourse à préparer et à renvoyer. 

Bref, les jours se suivent, se ressemblent, peuplés de petits bonheurs, de routine, de joies simples qui n'ont pas tellement besoin d'être racontées, juste d'être vécues. 

Certes, je blogue moins. Mais finalement, peut être que j'ai besoin de ça. Comme dans un couple. Parfois il faut gommer un peu le superflus, se recentrer sur l'essentiel, pour redécouvrir le bonheur d'être ensemble pour de vrai. 

Je ne pars pas, loin de là, ce blog m'apporte toujours de la joie, tant par le plaisir d'écrire que par les rencontres qu'il m'apporte et les découvertes qui y sont associées. 

Mais juste, ne t'inquiètes pas mon bichon. 

Si je suis pas là, c'est pas que je déprime. 

C'est juste que finalement, le bonheur, c'est chiant à raconter.