dimanche 18 octobre 2015

Quand l'esprit s'emballe...

Cela fait un petit moment qu'on en rêve avec Pruneau... une petite maison, dans un endroit calme, une maison ancienne, avec une cour, un jardin, de la place pour mettre des poules, une chambre pour tous les enfants, ceux qui sont là et ceux qui sont encore dans nos têtes... 

Et puis il y a eu la discussion avec ma professeure de catéchisme, la maison de famille qu'ils souhaitent vendre dans un petit village près du leur. Un village calme, au vert, un peu éloigné - mais pas trop - de la civilisation... 

Aujourd'hui, au détour d'une balade, on est allés la voir... Et on s'est projetés... les travaux qu'on y ferait, les cloisons qu'on monterait pour créer des chambres, les travaux d'isolation, les fenêtres à changer... Pruneau m'a dit comment il allait changer la gouttière et moi où je voulais installer le poulailler...

On sait que pour l'instant rien n'est certain, qu'on n'a pas les sous, qu'on ne sait pas comment est la maison à l'intérieur et si elle vaut vraiment le coup. 

Mais je rêve... De notre maison à nous, sans voisins. Pas besoin de se battre pour se garer ou de galérer à monter les courses au deuxième étage. Les jeux dans le jardin et les barbecue l'été, les soirées au coin du feu l'hiver...

Je visualise toutes mes inspirations pinterest... la chambre Shabby Chic, la cuisine moderne avec des éléments vintage, le salon scandinave plein de couleurs... 

Je rêve... 

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En attendant, si tu veux rêver avec moi, c'est là : 

Consultez le profil de Prune sur Pinterest.

dimanche 27 septembre 2015

Baptême adulte - L'Entrée en Eglise

Pour ceux qui ne sont pas au courant, je prépare mon baptême depuis presque un an maintenant. Je dois être baptisée à Pâques 2016. 

Aujourd'hui c'était ce qu'on appelle mon "entrée en Eglise". Bon, je fais ma quéqué comme ça, mais je ne savais pas du tout à quoi ça correspondait. Heureusement j'ai une accompagnatrice géniale et j'ai pu comprendre et me préparer à cet évènement. 


En fait, c'est une présentation à la communauté chrétienne. Une façon de nous "autoriser" à assister aux messes, même si on ne peut pas communier. Bon, en vrai, j'ai pas attendu ça pour aller à la messe mais bon. Alors moi, je pensais juste qu'on allait citer mon nom, comme quand on présente un enfant... mais quand j'ai reçu les 4 pages de "scénario" j'ai fait un peu moins ma maligne...

Voilà comment ça se passe. 

Après une petite introduction du prêtre et de la Soeur qui nous accompagne, on frappe à la porte de l'Eglise. Fort. L'assemblée se retourne, et le prêtre vient nous chercher. Il nous demande ce que nous demandons à l'Eglise et ce que nous sommes venu chercher. C'est au moment de l'entrée que j'ai vu mon fils arriver en courant, toutes larmes dehors, ne comprenant pas pourquoi je l'abandonnais avec son père à la messe. Du coup on a remonté la nef en procession avec un gamin supplémentaire. 

Ensuite - je passe vite - on nous remet une croix, un évangile, on nous bénit les oreilles, les yeux, la bouche, le coeur et les épaules, afin que nous entendions la Parole de Dieu, que nous voyions ses miracles, que nous répandions la Bonne Nouvelle, que nous l'Aimions et que nous supportions le poids de la Croix. Après l'homélie, nous sommes renvoyés au fond de l'Eglise, et la messe se continue normalement. 

Ce fut une cérémonie pleine d'émotion, nos paroissiens sont tous accueillants et heureux de voir des jeunes (enfin, comparé aux autres paroissiens quoi) entrer dans la communauté. 

Nous avons fini par déjeuner avec une bonne partie des paroissiens et même Pruneau qui est Athée à apprécié ce bon moment que nous avons passé tous ensembles. Je me sens bien, je me sens à ma place, je sais que j'ai fait le bon choix, je suis à l'aise. 

La prochaine étape ? 

Rédiger un courrier à l'Évêque pour lui dire pourquoi je réclame le baptême... Mais pour l'instant je me concentre sur mon stage qui commence demain matin ! 


vendredi 11 septembre 2015

Normandie Mon Amour

Commençons par les bases. La Normandie ça n'est pas QUE le bord de la mer hein. Il existe un truc entre Paris et Deauville, en dehors de l'A13. Non mais, ça va en faire rire, mais je te garantie que j'ai souvent eu droit à la question. 

Bref. 


Je comprends très bien qu'on aime Paris. Quand je parle à un parisien, la première chose qu'il me dit c'est "au moins, il y a tout à portée de main". C'est vrai. Les boites, les magasins, les monuments, les évènements, les sorties... tout se passe à Paris. Moi, je dois prendre ma voiture ou marcher un quart d'heure pour acheter ma baguette de pain et il ne se passe jamais rien dans mon patelin (à part une fête portugaise pour le 14 juillet, mais ça compte pas comme évènement dans l'esprit d'un parisien, je crois). 

Et à la télé, on a l'impression que la France, c'est Paris. On ne parle QUE de Paris, on ne montre QUE Paris. Rien n'existe d'autre. Ah, si, pardon. On se souvient qu'on a des côtes en été et des montagnes en hiver. Pour dire que tous les parisiens y vont. Pour se retrouver entre parisiens. Sinon ils se sentent seuls, les pauvres. 

Pardon, je suis mauvaise. Mais j'aime pô Paris. Ya trop de monde, ya trop de bruit, ya trop d'immeubles... Je me sens agressée en permanence. 

D'ailleurs, j'ai su que j'étais devenue une vraie Normande quand j'ai pas réussi à dormir une nuit à l'idée d'aller à Paris avec mon gamin le lendemain. (Transports et poussette ? Pas poussette et enfant en bas âge ? Aaaaaaaaaaaah !). Ah, et quand je me suis fait piquer mon portable comme une touriste, aussi. 

Aujourd'hui, je suis en formation en Normandie, payée par la région Normande, avec des camarades Normandes, par des formateurs et des intervenants Normands. Des gens qui, pour la plupart, n'ont jamais quitté leur région. 

Et m*rde, c'est dingue, personne ne parle jamais de Paris. 

On parle des établissements du coin, des petits patelins au milieu de nulle part mais qu'on connait tous. 

Je découvre qu'on peut vivre sans dépendre de la capitale, sans y aller, sans en parler. 

Et c'est dingue, on le vit TRES BIEN. 

Incrédibeul.

Il y a une vie en dehors de Paris.

Et je suis Fière d'être Normande

(mais toujours Bretonne de coeur) 

(faut pas déconner)


mardi 1 septembre 2015

DING DING DING c'est la rentrée !

ça n'aura échappé à personne hein... réseaux sociaux, médias, voisins... à moins d'habiter seul avec des chèvres dans le Larzac, tu es au courant : 

c'est la rentrée

Enfin, moi, c'était hier. 

Et crois-moi, je faisais pas la fière. 

Ni en laissant Brugnon chez mes parents,

Ni quand le réveil a sonné, 

Ni quand je suis arrivée dans l'amphithéâtre au milieu d'une centaine de nanas et 3 mecs. 

Mais j'ai passé la journée. 

Je suis rentrée EXTENUEE. Je l'avoue. Après 10 mois à la maison, des heures de concentrations à assimiler des tonnes d'informations dans un amphi dont le climat s'apparente à celui du sahara un 15 août à midi, c'était pas évident, évident. 

Mais j'ai survécu. 

Secret professionnel exige, je n'aurais pas le droit de raconter d'anecdotes par ici, ni sur les cours, ni sur les stages (dommage, je suis sûre que des petits malins attendent que je me plante avec enthousiasme) (mais non). 

Tout ce que je peux dire, c'est que l'équipe à l'air sympa et à l'écoute. On nous traite en adulte, on nous laisse une certaine liberté d'organisation, même si - du coup - ils sont super exigeants. Pas le droit d'être malade, pas le droit à des rdv médicaux, pas le droit d'être en retard, il faut être au top, toute l'année. 

Ce que je peux dire aussi, c'est que l'ami Popole a encore brillé par son efficacité, parce que - outre le fait qu'ils n'étaient pas au courant que j'entrais en formation en juin alors qu'ils venaient en parallèle d'accepter de me rémunérer pendant ladite formation - ils ont également oublié de me dire qu'il fallait que je fasse remplir un document afin de dégrossir les rangs des demandeurs d'emploi pour passer en "formation". Autant te dire qu'il y a eu un défilé d'étudiantes chez Popole aujourd'hui ... 

Malgré ces petits tracas administratifs, je suis ravie du programme qui m'attend. Le sujet me passionne et j'ai hâte de commencer les stages, même s'ils me font baliser quand je pense à la responsabilité et à tout ce que je vais devoir encaisser en matière d'émotion.

Je me suis déjà fait quelques copines, dont une qui vit à 10 minutes de chez moi (autant dire la porte à côté par ici) et avec laquelle j'ai plein de points communs. 

Je suis contente d'être là où je suis. J'ai l'impression d'avoir perdu 10 ans, de revivre une scolarité que je pensais derrière moi à jamais et je compte bien en profiter. 


samedi 29 août 2015

5 jours, 5 nuits

Tu as tenu absolument à dormir avec mon petit Bidou, ma peluche agneau que j'ai depuis toute petite. Pour me faire fondre d'avantage, j'imagine. 

Peu avant ton coucher, j'ai fait ton sac. 5 tshirt, 5 pull, 1 pyjama court, 1 pyjama long, la météo joue au yoyo entre l'été et l'automne, en ce moment. Des chaussettes, des chaussons, une robe de chambre, un gilet et ton maillot de bain. Deux bouteilles de lait de chèvre, un biberon, du babycao. 

Demain, nous allons tous aller chez Moune et Pap's. Tu vas jouer avec ta cousine que tu as tout de suite adopté bien qu'elle ne parle pas ta langue. Tu feras de la balançoire, du tracteur, tu joueras avec tes légos tous neufs et les miens, qui le sont un peu moins. Maman aura mis les petits plats dans les grands et on va profiter à fond de ce dimanche en famille.

Et puis, quand tu seras endormi, je partirai. Pour toute la semaine.

5 jours, 5 nuits.

Sans toi. 

Alors oui, je sais, tu as 2 ans et il est temps que j'apprenne à couper le cordon. Je n'ai pas eu l'occasion ni la volonté de le faire avant. J'ai passé beaucoup de temps à la maison et j'ai culpabilisé longtemps d'infliger à d'autres les nuits atroces que tu nous faisais vivre.

Mais c'est loin, tout ça, maintenant. Tu es presque grand. Et ça va nous faire du bien, au final. Tu vas gagner en autonomie et je vais passer du temps au calme avec ton papa et préparer ma rentrée sereinement en n'ayant à m'occuper que de moi. 

Tu sais, c'est important de profiter de tes grands-parents, pour eux comme pour toi. Je n'ai pas assez connus les miens et ça me manque. On se fabrique de formidables souvenirs avec un papi et une mamie. Et tu sais, ce qui se passe chez Mamie reste chez Mamie. Elle ne sait pas te gronder et moi, je ferais semblant de ne rien voir, alors profites-en.

Et puis de toute façon, je n'ai pas le choix. Je n'ai pas d'autre mode de garde pour la semaine qui vient. C'est acté depuis longtemps, Papi et Mamie sont rentrés exprès pour ça. J'ai eu le temps de me faire à l'idée et de t'y préparer, aussi. Depuis plusieurs jours, tu répète que Maman va aller à l'école, que Brugnon ira chez Papi et Mamie, que Mamie mettra du miel dans le yaourt et que Papi fermera les volets. 

Mais depuis ce matin, j'ai la boule au ventre. 

J'ai fait ton sac en me retenant de ne pas faire le miens avec. 

Et je sais que demain, quand tu te seras endormi après une journée pleine d'aventure, quand je serais seule dans ma voiture sur le chemin du retour, je vais pleurer. 

Parce que lundi, ce n'est pas moi qui aurais le premier câlin. 

Parce que je sortirais de l'appartement silencieux sans même avoir adressé la parole à quelqu'un, ton papa étant parti depuis longtemps. 

Parce que je ne t'entendrais pas dire "Massi Maman" quand je te tendrais ton biberon. 

Parce que tu vas me manquer, bordel. 

Je t'aime. 




mercredi 26 août 2015

10 mois

J'ai déjà parlé de ce sentiment la semaine dernière... lundi je reprends le chemin de l'école après 10 mois de chômage. Du coup, forcément, c'est l'heure du bilan. Je repense à cette année en permanence (oui je suis comme ça moi, toujours nostalgique du temps qui passe).

Cette nuit d'insomnie, je me suis mise à relire tous les articles que j'ai écrit depuis que cette année de transition a commencé (ne me juge pas, je n'avais que ça à foutre, t'as déjà regardé les programmes de la nuit ?).

Tout à commencé ce jour là, quand j'ai quitté mon boulot, sans trop réaliser que je laissais derrière moi non seulement une adresse, une société, des collègues... mais aussi tout un pan de ma vie. Une fin définitive. 

Je revois cet automne, cet hiver lovée dans MON fauteuil, un plaid sur les épaules, une tasse de thé (que j'oubliais toujours de boire) à mes côtés. Je revois tous ces tests avalés encore et encore jusqu'à en avoir mal au dos d'être penchée sur le bureau (foutue myopie). Je revois les déjeuners sur le pouce quand j'avais juré de faire des déjeuners équilibrés et les siestes éclairs sur le canapé que je pensais ne pas mériter.

Je me souviens de toutes ces rencontres bloguesques, de tous ces évènements auxquels j'ai pu participer. 

Et Brugnon, parlons-en de Brugnon ! Il est passé du stade de petit bébé insomniaque à celui de grand garçon avant même que je m'en aperçoive.

J'avais presque oublié toutes ces nuits pourries, ces couchers terrifiants, tout ce que j'ai tenté pour le faire dormir, ce sentiment d'échec, d'impuissance, de lassitude extrême qui me rendait folle. J'avais l'impression que ça ne passerait jamais et pourtant je l'ai presque occulté aujourd'hui... Mais je savoure mes nuits 21 fois plus que les autres parents au moins.

En relisant tous ces articles, en revivant tous ces instants posés là pour toi (et un peu pour moi) (surtout pour moi) je me suis rendue compte que cette année a été tout sauf sabbatique.

Cette journée d'octobre, celle où tout à commencé, me parait à la fois proche et lointaine. C'était hier, mais c'était il y a une éternité.

Je suis passée d'Assistante de Direction sur Paris de 28 ans, mère d'un bébé de 16 mois insomniaque (qui ne parlait pas et ne marchait pas) à Elève Auxiliaire Puericultrice Normande de 29 ans, mère d'un petit garçon de 26 mois qui fait ses nuits, fait des phrases et court comme un lapin.

J'ai l'impression d'être quelqu'un d'autre. 

ça me donne le vertige. 

Mais ça me rend fière, aussi. 

Et je sais que cette année de transition restera dans ma mémoire comme une année à part. Que je pourrais la raconter fièrement à mes enfants plus tard.

Leur raconter comment, un jour, Maman a décidé de changer de vie (et que papa a suivi).











lundi 24 août 2015

La haut sur la montagne...

On a trouvé une super maison pour les vacances. Elle était là haut, sur la montagne, au milieu des bois, tout au bout d'un petit chemin de pierre. On était presque seuls. On n'entendait pas un bruit, à part les buses qui chassaient.

On a marché, marché, marché.

On a refait le petit train touristique du Puy-en-Velay, comme il y a 3 ans, quand on était encore jeunes, minces, sans cheveux blancs et sans enfant.

On a mangé, mangé, mangé.

On a visité un des plus beaux villages de France.

On a fait un feu de cheminée tous les soirs.

On a fait du vélorail (et j'ai eu mal aux fesses).

On est allés à la piscine.

On a croisé des vaches (pas à la piscine) (encore que).

On a chiné et j'ai eu droit d'acheter une chaise en formica.

On a picolé (avec modération) (ou pas)

On a fait des câlins à deux, à trois (c'est pas ce que vous croyez, bande de pervers !).

Brugnon a grandit.

On a revu des vieilles connaissances et fait la connaissances de nouvelles (pas vieilles).

On a fait des kilomètres. A pied, à vélorail, en voiture, à dos de vache.

Bref, on a eu de belles vacances.





Attention, une Prune qui pédale, c'est rare !