mercredi 22 janvier 2014

Solitude

J'ai attendue qu'ils soient partis pour écrire cet article. Pour ne pas les inquiéter. Pour ne surtout pas les culpabiliser non plus. Ils ont passés l'âge de la retraite, ils m'aident souvent, ils m'aident beaucoup, alors quand ils peuvent larguer les amarres et partir sous de meilleurs cieux pour plusieurs mois c'est pas moi qui vais les en empêcher. 

Tu le sais, je vis un peu recluse, dans un village isolé. Je n'ai pratiquement pas d'amis dans le coin, à part quelques connaissances. Pruneau est souvent par monts et par vaux y compris le we et on se croise plus qu'on ne vit ensemble. Ses parents ne peuvent pas me blairer et pourtant ils habitent à côté, c'est bien dommage.

Mes frères et soeurs vivent sur Paris et on n'a pas franchement une relation privilégiée. 

Ma seule véritable amie est Guimauve, qui vit à 1h de la maison et qui a besoin de repos en ce moment, vue qu'elle termine la préparation d'un petit Ourson-en-guimauve pour le mois de mars. 

Alors du coup j'ai l'impression que ma dernière bouée quitte la France. 

Même si on ne s'est pas vraiment quittés en très bon terme la dernière fois, vue mon état de déprime et de fatigue j'aurais bien eu besoin d'une part de tarte aux pommes, d'une tisane, d'un feu de cheminée réconfortant et de bras pour occuper Brugnon.

J'ai l'impression d'être abandonnée du monde. Même si quelque part je l'ai cherché. 

Comme quand ils sont partis 15 jours après mon accouchement et que je me suis retrouvée seule à la maison avec mon tout petit bébé. 

Parce que quoiqu'il arrive je me dis que s'il arrive quelque chose je pourrais toujours aller chez eux. Si je déprime. Si j'ai oublié mes clés. Si je me dispute avec Pruneau. Si Brugnon me saoule. 

J'ai hésité à y aller ce we. Parce que Brugnon était vraiment pas cool. Mais en même temps j'avais besoin de passer un peu de temps avec lui, pour rattraper toute cette semaine loin de lui. 

Et le dimanche soir ils m'ont appelés pour me dire qu'ils quittaient la maison. Longtemps. Presque 3 mois au moins. 

Alors oui. 

Je me sens seule. 

Et mes parents vont me manquer.


9 commentaires:

  1. Oh bah mince alors P'tite Prune ! Si tu as le blues et même si nous sommes des voisines de loin, tu peux toujours faire un saut jusque chez nous...

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  2. Oh ma petite prune,je n'aime pas te lire quand tu n'as pas la patate :( !!!!!
    Je comprend ce que tu ressens,même si je suis loin sache que je suis là si tu as besoin de "papoter".Ne tombe pas dans la déprime ma belle (sinon je viens te botter les fesses na!!! ;) )
    Tu ne sents pas là???je te prend dans mes bras et je te fais un gros bisous qui craque!!!!!mouahhh!!!!.Mag

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    1. Merci ma bichette ! Plein de gros bisous !

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  3. pas tjs facile d'être loin de tout et de tout le monde! Mais tu fais preuve de courage dans ton article et même si je ne suis que lectrice de ton blog (que j'adooooore) soit sûre que c'est toujours un plaisir de te lire et de te découvrir (un peu) à chaque fois!!

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    1. ça c'est le genre de commentaire qui font chaud au coeur <3 merci !

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  4. Courage , Prune . Je viens tous les matins lire ce que tu nous confies . Je prends une bouffée de jouvence auprès de vous toutes , jeunes mamans , qui me rappelez tant de belles choses de l'enfance de mes petits , tous envolés . Je ris , je suis émue , je me souviens des moments difficiles quand j'avais envie de prendre la voiture et de partir chez EUX , poser la tête sur les genoux de maman .......Maintenant , ce sont mes genoux qui accueillent ...! Tu veux une petite place ? juste pour un instant ? Car je te trouve bien forte , pleine d'amour et de tendresse et si vivante .
    Marie LN ( la grand mère des fées )

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    1. Merci Marie LN je suis très touchée :-) ça fait du bien ces amitiés virtuelles, ça aide à combler les manques :-) Gros bisous à toi.

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    2. Tu sais , moi aussi , ça me fait du bien ces amitiés , toutes virtuelles qu'elles soient . Je suis frappée de voir ce besoin de contact que nous avons , jeunes , moins jeunes et j'apprends beaucoup en vous lisant .
      Sortir du silence , pouvoir dire n'était pas possible pour ma génération . La retenue était de rigueur , les confidences jugées indécentes dans ma famille . J'ai ravalé mes larmes et contenu mes douleurs bien des fois , .
      à tort .
      Savoir que d'autres que soi ont les mêmes émotions , les mêmes craintes , les dépassent , s'apaisent ....aide beaucoup . On grandit tous les jours et moi comme tout le monde , même à un âge '' avancé '' ! Merci d'être là , bisous à toi . Marie LN

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Les commentaires sont modérés alors ne t'inquiète pas s'ils mettent du temps à s'afficher, je suis pas toujours là mais ça finira par arriver et j'y réponds (presque) toujours !